Qui a fait de Hamon un prof d'université alors qu'il n'a qu'une licence d'histoire ?

Pas d’agrégation.

Pas de doctorat.

Et il n’a pas dit non, le bougre, devant ce gigantesque coup de piston qui est tout aussi grave qu’un emploi fictif accordé à Pénélope…

Tant pis pour le doctorant à qui le poste aurait dû revenir.

Tant pis pour les étudiants qui ont dû se contenter d’un médiocre n’en sachant pas plus que lui…

Il semble que le fait d’avoir siégé, comme conseiller régional au Conseil d’administration de Paris VIII lui ait ouvert pas mal de portes…

Vous avez dit conflit d’intérêt ?

C’est Louis Aliot qui le révèle aux Grandes Gueules, à partir de 7’30 en audio sur le site du FN.

http://www.frontnational.com/videos/louis-aliot-sur-rmc-16/
L’enregistrement audio est un peu plus intéressant que la video de BFM ci-dessous qui a (hasard ? ) coupé quand on rappelait les conditions de diplôme ou de concours nécessaires pour enseigner en université.

22 Commentaires

  1. j’ai un diplôme d’état ambulancier, avec mes afgsu niveaux 1 et 2 à jour. y’aurait-il un poste à pourvoir au ministère de la santé pour moi?

  2. et que dire des hommes politiques devenus avocats pour avoir été militants, élus locaux (M Sarkozy par ex) ou en prévision d’un échec aux législatives de 2012 (une loi fut votée pour aider ces pauvres députés qui allaient devoir fréquenter pôle emploi). Ils ont obtenu l’équivalence du diplôme d’avocat (d’affaires, leur spécialité), par exemple M Lefebvre !!! C’est une pratique courante pour tous les partis. C’est scandaleux quand on pense à combien coûte les études et ce que cela représente comme travail et stress.

    • Oui c’est injuste.
      Que dire aussi des « équivalences » non justifiées par le niveau intellectuel mais obtenues par corporatismes, par pseudo-diplôme mis en place pour atteindre le compte d’années, les recrutements avec des niveaux intellectuels qui ne correspondent pas au réel niveau que requiert la fonction par manques de candidats (Justice, Education Nationale, Collectivités Territoriales…..etc….), les diplômes acquis par l’expérience comme si ça pouvait remplacer le niveau intellectuel, etc…. etc….
      Je l’ai dit à un autre moment, raisonner en Bac + nombre d’années comme si le quantitatif équivalait et pouvait remplacer le qualitatif (depuis 1981) a fait beaucoup de mal et on pourrait en faire une longue liste d’exemples……

  3. Un ex député européen qui enseigne «le fonctionnement des organisations multilatérales et les processus décisionnels dans l’Union Européenne» quoi de plus normal. Ca s’appelle « professeur associé » ils sont nommés en fonction de leur expérience et pas forcèment en fonction de leurs diplômes, ils sont nombreux par exemple Paul-Marie Couteaux, ex- FN.

  4. Tout cet ensemble est théoriquement exact bien sûr, cependant, sur le terrain, ce n’est pas aussi simple. Il y a, dans certains universités (je n’ose pas dire toutes n’aimant pas généraliser, à voir…) beaucoup de manigances sur fond de copinages et de réussites « souterraines » avec des gens qui obtiennent des postes de Maître de Conférence ou Chef de Département d’une discipline par exemple, on se demande comment en lisant leur thèse (les relations ça aide, c’est bien connu)… Il y a ainsi beaucoup de rivalités et de guerres « intestines », le mérite et la qualité du travail n’est pas le seul moteur, malheureusement.
    Il y a aussi par exemple les postes d’ A.T.E.R. (attaché temporaire d’enseignement et de recherche sous contrat à durée déterminée) qui permettent d’enseigner tout en étant rémunéré en préparant sa thèse. Les postes sont très demandés mais difficiles à obtenir car peu nombreux, et la situation politique peut beaucoup aider.
    Il faut savoir que certaines filières dans les universités sont très politisées.

  5. Hamon a aussi été maître de conférences à Sciences po, la fabrique des soi-disant élites… et la machine à se faire un réseau surtout.
    Mon premier professeur d’histoire, au cours de mes études supérieures, disait qu’il avait un bac + 12.
    Cela me semblait impossible au regard du cursus officiel LMD (bac + 3, 5 et 8).
    Cependant, pour devenir professeur dans l’enseignement supérieur, il faut réaliser une thèse après le désormais Master 2 (bac + 5 minimum), tout en enseignant, car personne ne peut être recruté sans avoir enseigné.
    Or, pour enseigner pendant cette période, auprès des étudiants de licence et master, il faut, en gros, soit être un doctorant sélectionné par un jury neutre et impartial, sur dossier (les meilleurs dossiers étant retenus), soit avoir un concours équivalent à l’agrégation du secondaire, très difficile d’accès. Pas de place au népotisme donc – piston plus familièrement.
    Les demandes sont nombreuses et les postes déjà peu nombreux à ce stade, du moins quand on a un contrat digne de ce nom, les universités recourant pour compléter à des « vacations » très mal payées.
    Même le meilleur contrat fournit une rémunération inférieure au salaire médian en France.
    De plus, le renouvellement n’est pas garanti, l’Université étant un employeur très friand de contrats précaires annuels et sans indemnité de fin de contrat.
    Des vacations sont rémunérées au maximum 3000 euros à l’année environ, pour une tâche en réalité permanente et nécessaire, et ne suffisent donc pas pour vivre.
    On fait croire qu’il s’agit de compléter un besoin ponctuel, alors que les Universités recrutent chaque année de très nombreux vacataires, systématiquement.
    Les contrats qui prévoient une rémunération décentes ne peuvent durer plus de 5 ans en toute occurrence.
    Et c’est l’Etat qui donne des leçons aux employeurs privés pour éviter le travail précaire ?
    Les affaires concernant la Poste avaient bien mis en évidence cette hypocrisie d’Etat.
    Celui qui met 7 ans à finir sa thèse n’est pas forcément un nul ou un fainéant, l’exercice est tout simplement difficile et exigeant ; d’ailleurs s’il devient professeur à l’issue de cette période, c’est parce que ses qualités de chercheur sont reconnues et que le temps qu’il a pris a été jugé nécessaire.
    De plus, le doctorant doit se faire bien voir, officieusement, en s’investissant dans la vie universitaire autant que possible (réunions, participation active à des journées scientifiques, etc.).
    Aujourd’hui, de plus en plus, on incite les doctorants à finir leur thèse en 5 ans, quelles que soient les contraintes d’enseignement et la difficulté du sujet, au risque de se priver de bons éléments pour la recherche et l’enseignement. La logique de marché s’installe dans le domaine du savoir.
    Les universités font désormais payer l’assistance à leurs journées d’étude pour financer les laboratoires.
    Le parcours pour devenir professeur d’université est donc un parcours du combattant. De nombreux docteurs n’auront jamais le poste, la voie universitaire étant étroite.
    Il est donc plus qu’étonnant qu’Hamon ait pu avoir un tel titre, avec une simple licence et qu’il ait été aussi ministre de l’éducation et l’enseignement supérieur.
    Sur ce dernier point, n’y avait-il donc aucun ancien recteur, aucun ancien président d’université, qui soit mieux à même d’exercer une telle fonction ?
    Ou même une personne ayant franchi tous les stades du cursus des études universitaires, ce n’est pas ce qui manque…
    Hamon saurait-il certaines choses compromettantes pour qu’il soit aussi choyé, serait-il tout simplement un homme de réseau ?
    Louis Aliot a donc eu raison de lancer un « professeurgate », d’autant plus que, lui, sait de quoi il parle, étant docteur et universitaire.

    • Merci Maxime pour ces compléments fort intéressants qui relancent en effet la question de la place de Hamon dans l’enseignement

  6. Hamon, le benêt à la mode de chez nous, avec sa tête de chou, devrait retourner à l’école et prendre des cours d’économie…
    D’autre part il devrait aussi s’acheter de bonnes lunettes pour voir la réalité d’une ville comme Trappes qui est aux mains des sectateurs de l’idéologie immonde qui nous envahie…
    Mais comme le chantait Brassens : »Quand on est c…on est c… »

  7. Donc, pour être prof associé, point besoin d’ études poussées, il est juste nécessaire de posséder la carte du PS !!!! Pas étonnant que le niveau baisse bigrement …….Quelle honte pour ceux qui triment honnêtement !!!!!!

  8. Allons allons, vérifiez les informations avant des les publier…
    « le candidat PS avait été recruté comme «professeur associé à mi-temps». Or il n’est besoin d’aucun diplôme spécifique pour ce statut. C’est même ce qui fait sa spécificité : il faut justifier d’une expérience dans le domaine en rapport avec la spécialité enseignée, autre qu’une activité d’enseignement, comme l’indique le site du ministère de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur »
    Source :
    http://www.liberation.fr/elections-presidentielle-legislatives-2017/2017/01/31/hamon-pistonne-pour-etre-prof-associe-l-argument-fait-pschit_1545249
    et
    https://www.benoithamon2017.fr/biographie/

    • c’est encore pire, ainsi ce pauvre type, sous prétexte qu’il aurait été élu bénéficierait d’un emploi à mi-temps dans le cadre de son expérience « professionnelle » comme député européen ! C’est un gag ?

    • D’accord mais en ce cas, on ne se laisse pas baptiser « Professeur d’Université ».
      Si demain, vous m’appelez « docteur »…je vous reprendrai ! Jamais je ne me laisserais qualifier d’un titre que je n’ai pas ! Question d’honnêteté !
      Des personnes formées « sur le tas » ou autodidactes peuvent très bien enseigner comme « intervenant extérieur » sans s’appeler « Professeur »…donc tout cela dénote une certaine mentalité du candidat à la Présidentielle !

  9. C’est bien plus grave qu’un emploi fictif accordé à qui vous savez.
    Car,en sus d’émarger aux frais de l’Etat, il a volé le poste qui aurait dû revenir à un docteur en histoire .
    Quant aux étudiants qui ont eu ça comme professeur, je me demande quel bénéfice ils ont pu en retirer. Ils ont « construit leur propre savoir », probablement.

  10. Votez pour moi, j’ai une maîtrise d’histoire et j’ai fait tous les métiers du monde sans pouvoir faire un petit remplacement dans un collège pourri ou je ne sais quoi ! Merci pour l’info, décidément…

  11. Mais qui sont les électeurs de ces primaires de partis ?
    Pourquoi ne reste-t-il que les candidats les moins présidentiables?Et pourquoi en quelques heures perdent -ils tout leur crédit dans les sondages après leur élection.
    On aurait voulu éradiquer ces partis qu’on aurait pas fait mieux;
    Hamon ou,Fillon /Pénélope face à Marine,cela ressemble à un complot,pas vrai?
    Certainement,mais cette fois ce ne sont pas des sites bizzzzares de no -life sur internet,ce sont des vrais gens qui ont voté,on les appelle LE PEUPLE .
    Un charmant Monsieur retraité ,interviewé sur chaine d’info dit avec le sourire énigmatique de la Joconde : « j’ai voté pour les deux primaires,je vote toujours,moi ».
    .Il y en a beaucoup comme lui?

  12. Alors là, franchement, je ne suis pas étonnée du tout, mais alors pas du tout, au niveau du personnage mais aussi au niveau du système.
    J’ai plein d’exemples en tête dans les universités (c’est bien connu) mais aussi à tous les niveaux de la société (il n’y a donc pas que le niveau social qui est concerné) que l’on soit proche du monde politique d’une manière ou d’une autre (ça aide beaucoup, il faut le reconnaître) ou pas d’ailleurs…
    Et que dire aussi des inquiétudes de la France au niveau « Marchés de diplômes » formalisées dans un article de la revue « Le Monde de l’éducation, de la culture, et de la formation » (rubrique « Courrier international » – p 85 – d’avril 1997)…..
    Creuser, on lèverait un lièvre énorme, mais je reconnais, c’est lamentable et il n’y a pas de quoi s’enorgueillir d’avoir bénéficié de genre de privilège. Cela prouve le niveau des valeurs de ces gens-là.
    Ceci dit, il ne faut pas généraliser et dévaloriser les diplômes obtenus dans les règles, notamment dans les universités au prix d’un travail acharné et très difficile pour certains (on a dilué là aussi pour d’autres afin de les mettre à niveau de ceux qui n’auraient pas de niveau universitaire réel).
    Ceci dit avec peu de reconnaissance au niveau de la Société, depuis 1981 surtout (80% au bac c’est n’importe quoi, ça ne peut conduire qu’à abaisser le niveau intellectuel)…..
    Déjà, pour la retraite, ces années là ne sont pas comptées (il faut les payer, le comble !), et les salaires n’en parlons pas… pour certains du moins (il y en a qui savent bien tirer leur épingle du jeu).
    Ainsi, beaucoup de doctorants ou possédant les diplômes en position de pouvoir préparer une thèse, désabusés, ont quitté la France ou font des travaux subalternes ne correspondant pas à leur niveau.
    C’est la France…..

  13. Bonjour,
    Très intéressant.
    A quand une bonne campagne médiatique sur le sujet ?
    Bon, on peut toujours rêver …
    Plenel fait mieux, professeur associé à la fac de Montpellier, avec un simple bachot.
    Camba est pas mal aussi avec un doctorat bidon accordé par un camarade de parti, président de son jury.
    Bref, tout cela serait assez rigolo à creuser.

    • Tous, à  » gauche « , font ça !
      Eux qui prétendent être  » proches du peuple  » bidonnent tous leurs diplômes pour bien montrer qu’ils sont supérieurs au peuple.
      Récemment, c’est Bruno Le Roux ( ministre de l’intérieur ) qui s’est fait piquer
      http://www.marianne.net/bruno-roux-gonfle-son-cv-se-pretendant-ancien-eleve-hec-essec-100248518.html
      Et le Macron n’est pas clair non plus, si l’on regarde wikipédia :
      .
       » Des éléments de sa biographie publiés dans les médias ont fait l’objet d’incertitudes et de contradictions. Ainsi, Emmanuel Macron indique avoir réalisé un mémoire sur l’intérêt général, en rapport avec la philosophie du droit de Hegel, sous la direction d’Étienne Balibar, mais ce dernier indique ne pas avoir de souvenir ni de trace de cet épisode précisant : « peut-être s’agit-il d’une censure inconsciente, je ne sais pas » De même, plusieurs articles de presse biographiques indiquaient une condition de normalien, qui s’est avérée erronée « .
      claude, plouc analphabète.
      ( Moi, je ne bidonne pas ! )

      • ( je ne lui lâcherai pas la grappe, au Macron, jusqu’à ce qu’il termine à sa place, dans une poubelle !
        pas dans une poubelle ordinaire, ni même dans une poubelle de  » tri sélectif  »
        ( ! ),
        mais dans une poubelle de  » tri sélectif différencié « .
        Je suis expert en pléonasmes ! )

  14. Et ça veut être président de la république ! on est bien barré avec ça !!

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