Trump doit agir avec l'islam comme Reagan a oeuvré pour la chute de l'Union soviétique

Le 25 décembre 2016 est le 25e anniversaire de l’effondrement de l’Union soviétique. À cette occasion, nous devons impérativement nous remémorer trois leçons exceptionnelles que nous avons reçues lors de la chute de cet empire du mal. Ce sont là des enseignements que la nouvelle administration Trump devra mettre immédiatement en pratique dans cette guerre contre le terrorisme pour faire face à l’ennemi.

Première leçon : continuer la lutte contre le suprémacisme islamique.

L’union soviétique, sur de nombreux aspects, s’est effondrée de l’intérieur, et il est évident que le président Ronald Reagan a activement participé à ce naufrage. Il s’est opposé à la détente et par l’endiguement [NDT : stratégie de politique étrangère américaine visant à stopper l’extension de la zone d’influence soviétique au-delà de ses limites atteintes en 1947 et à contrer les États susceptibles d’adopter le communisme]. Reagan de par ses positions anticommunistes radicales, a entrepris une offensive stratégique contre l’URSS, ce qui nous a valu le succès. Comme Paul Kengor le relate dans son livre, The Crusader, Reagan a non seulement cautionné l’endiguement, mais il voulait remporter la victoire. L’investissement massif de son administration dans des moyens de défense, le soutien des USA à des rebelles anticommunistes à travers le monde, ainsi qu’à des mouvements dissidents derrière le rideau de fer, la promotion de l’IDS (Initiative de Défense Stratégique) et de nombreuses autres politiques agressives, ont pesé lourdement sur le colosse soviétique aux pieds d’argile.

Nous prenons donc acte des moyens par lesquels nous devons mener cette lutte contre le suprémacisme islamique, nous nous devons d’être à l’initiative de l’offensive. Pour atteindre notre objectif, il nous faut en premier lieu prendre deux mesures phares. La première étape consiste à désigner notre ennemi, par la suite il est nécessaire d’établir une véritable charte spécifiant les règles pour le combattre. Comme le suggère Sebastian Gorka dans le Défi du Djihad [Defeating Jihad], le gouvernement américain doit dans une étude documentée définir une politique, procéder à une véritable « analyse idéologique de la menace djihadiste », à l’exemple du long télégramme de George Kennan, lequel a défini les objectifs stratégiques contre le communisme pendant la guerre froide. La nouvelle administration Trump doit donc mettre au point une doctrine offensive et en faire une thèse de la « réponse » à la manière de Reagan.

Deuxième leçon : tromper les leaders des régimes totalitaires pour rendre leur système pluraliste.

Dans la guerre que Reagan a menée, Peter Schweizer a révélé comment l’administration Reagan a habilement provoqué le processus de changement au sein de l’URSS pour orienter le régime soviétique vers un système politique et économique plus pluraliste. Ce fut une démarche payante, puisque la Glasnost et la Perestroïka initiées par Gorbatchev ont clairement contribué à la chute du communisme.

Henry Kissinger, en connaissance de cause, a précisé comment l’effort de Gorbatchev pour réformer, ainsi que pour sauver le communisme soviétique, fut un facteur déterminant qui a contribué à sa désintégration. En effet, une fois que Moscou eut mis fin à son contrôle total et intrusif des pays satellites de l’URSS, et une fois que le Kremlin eut permis la liberté de parole, le régime soviétique s’était lui-même condamné. Gorbatchev voulait « dé-Staliniser » l’Union soviétique, mais il lui était impossible d’atteindre son objectif sans détruire le régime lui-même. Kissinger écrit :

Le pari de Gorbatchev sur la « dé-Stalinisation » de l’URSS ne pouvait qu’être perdu. Dans la mesure où le Parti communiste avait perdu son homogénéité, la démobilisation de ses membres était inévitable. Le régime communiste et la libéralisation de la société se sont révélés incompatibles – les communistes ne pouvaient se métamorphoser en démocrates que si ils renonçaient au communisme, une équation que Gorbatchev n’a jamais comprise.

Certes, tout le projet de la dé-Stalinisation reposait sur l’hypothèse que le régime soviétique était en mesure de se maintenir en renonçant à l’une de ses composantes : le despotisme, et qu’il était possible de passer outre le Stalinisme. Mais un examen honnête des origines du Stalinisme n’aurait pu se produire sans une évaluation préalable non censurée du Léninisme, et le système soviétique ne pouvait se permettre cette démarche, sans risquer une « dé-légitimation » de la totalité de ses fondamentaux.

C’est une leçon essentielle dont nos dirigeants devraient s’inspirer, alors que nous sommes confrontés au terrorisme. Mais tout d’abord, allons droit au but : nous ne devons pas accepter l’hypothèse naïve de Natan Sharansky qui soutient que tous, nous désirons la liberté. Ce n’est pas le cas, surtout pour les adeptes de la charia. Les conséquences funestes du soi-disant «printemps arabe» nous ont douloureusement rappelé cette vérité alors que nous assistions au processus de «démocratisation» au Moyen-Orient, lequel [processus] s’est dans les faits révélé être le début d’un « hiver islamiste totalitaire« .

Cependant cela ne signifie pas que nous ne tenions pas compte d’une des recommandations importantes de Sharansky: il nous faut suivre l’exemple de Ronald Reagan et déstabiliser l’ennemi, en encourageant le pluralisme dans des domaines où sévit le despotisme. Nous disposons d’un très large champ d’action pour convaincre les tyrans de ne plus interdire la liberté de parole, ou pour les amener à renoncer à maintenir la population dans la terreur – vu que la liberté d’exprimer la vérité est corrosif pour les « chaînes de la tyrannie [NDT : littéral dans le texte, la corrosion permet à la longue de rompre les chaînes] ». En effet, imaginons, par exemple, que les dirigeants du monde islamique initient le pluralisme dans différents domaines, et permettent une discussion libre et honnête sur la biographie de leur prophète Mahomet.

Troisième leçon : Se positionner littéralement en champion de la morale et de la bonne conscience. 

À Londres, Ronald Reagan annonça le 8 juin 1982 devant les membres du Parlement britannique : « La marche en avant de la liberté et de la démocratie laissera le marxisme-léninisme sur le tas de cendres de l’histoire ». L’année suivante, le 8 mars 1983, il qualifia l’Union soviétique d’ «Empire du mal». Quatre ans plus tard, en juin 1987, il appela Gorbatchev à « détruire » le mur de Berlin. Toutes ces déclarations étaient capitales dans la stratégie des États-Unis pour vaincre le communisme soviétique. Elles ont relevé les enjeux et elles ont eu le mérite d’être d’une clarté absolue sur le plan moral. Elles ont brisé la ligne de démarcation qui existait entre les bons et les méchants, et les soviétiques ont été qualifiés d’oppresseurs odieux, ce qu’ils étaient dans la réalité. En tout état de cause, Ronald Reagan a spécifié également aux soviétiques que le temps ne jouait pas en leur faveur.

William F. Buckley Jr. a tout particulièrement remarqué qu’en qualifiant l’Union soviétique d' »empire du mal », Ronald Reagan faisait une référence sans appel au livre d’Alexandre Soljenitsyne : l’Archipel du Goulag et, que par conséquent, «le compte à rebours avant la chute du communisme soviétique était alors déclenché ». Et de fait, après le défi de Ronald Reagan à Gorbatchev de détruire le mur de Berlin, ce dernier est tombé.

Donald Trump doit donc déduire du texte ci-dessus, que le fossé qui sépare notre morale de celle des suprémacistes islamiques ne peut plus être ignoré. La différence de nos points de vue respectifs ne doit plus laisser de place au doute.

Donald Trump peut, en évoquant toutes les victimes de la charia et du djihad et en soulignant que les musulmans sont également victimes du suprémacisme islamique, être plus entendu. L’une des causes les plus urgentes à défendre, est le droit des femmes. Le leadership américain doit, une fois pour toutes, lever toute équivoque sur la civilisation qui ne rabaisse pas les femmes, et la culture qui les dénigre et les mutile.

Donald Trump doit prononcer un discours exceptionnel où il lève le voile sur les crimes d’honneur, les attaques à l’acide et les mutilations génitales féminines, ainsi que sur le port forcé du voile, les mariages forcés et la ségrégation obligatoire dans l’islam [NDT : discrimination des femmes, des non musulmans, des homosexuels …]- et il doit lancer un défi en bonne et due forme aux suprémacistes islamiques comme Reagan l’a fait avec Gorbatchev. Il doit évoquer le mur de démarcation tyrannique que l’islam érige entre les hommes et les femmes et prononcer sans équivoque : « imams, muftis et religieux du monde, détruisez ce mur« .

Donald Trump doit soulever le problème, tout en dénonçant la propagande mensongère habituelle de la gauche et des frères musulmans qui déclarent : que ne pas fléchir face au suprémacisme islamique et que de dire la vérité sur leurs motivations, sont en quelque sorte une façon d’alimenter la haine de tous les musulmans [NDT : se référer au terme « islamophobe» qui est une escroquerie intellectuelle]. Il s’agit d’un stratagème tordu basé sur une confusion primaire entre l’islam et les musulmans en général. Il faut clairement préciser que nous sommes confrontés à une idéologie. Nous ne rejetons pas tous ceux qui ont été pris au piège [de cette idéologie]. L’appellation « être musulman » regroupe des millions de personnes, lesquelles n’approuvent ou ne suivent peut-être pas toutes les prescriptions de l’islam ou souhaiteraient des réformes, ou elles ignorent peut-être tout de ces prescriptions – Elles sont peut être tout simplement nées avec cette religion, et elles n’ont pas eu d’autre choix que d’accepter leur condition. Ces gens ne sont pas le problème. En tout état de cause notre fermeté face au suprémacisme islamique est un moyen pour aider ces musulmans qui sont, à l’instar de millions d’entre eux de par le monde, victimes de cette idéologie.

En conclusion, il importe de préciser que nous soutenons ceux qui font partie [NDT : de gré ou de force] de la communauté musulmane et tout particulièrement ceux qui, comme Zuhdi Jasser, cherchent à réformer l’islam et à l’adapter au monde moderne.

Ainsi en méditant sur les trois leçons apprises lors de la chute de l’Union Soviétique en 1991, nous comprenons comment, si elles sont rigoureusement mises en pratique, notre nouveau président peut s’en inspirer et mettre en place, dans cette guerre contre le terrorisme, une stratégie payante contre notre ennemi. Donald Trump laisse entendre qu’il cherche une solution à ce problème et qu’il va agir dans ce sens. Il s’est révélé être un homme digne et patriote, qui veut le bien de l’Amérique. Il n’a pas hésité à nommer l’ennemi et il est prêt à lutter contre lui. Il s’est aussi entouré de personnes sérieuses et hautement qualifiées qui sont déterminées à faire triompher les États-Unis.

Si rien ne se met en travers du chemin de Donald Trump, il réussira comme Reagan, à nous guider vers une nouvelle étape glorieuse de notre histoire – une étape qui verra cet empire du mal s’effondrer sur lui-même et, qui enfin diminué et neutralisé, sera laissé là où il doit être : dans les poubelles de l’histoire.

Traduit de l’anglais par Lavéritétriomphera.

Source : https://www.jihadwatch.org/2016/12/a-proposed-trump-doctrine-against-islamic-supremacism

 

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6 Commentaires

  1. Roland l’alsacien vous êtes un doux rêveur :
    1 Trump se moque complètement de l’avenir de la France (et je dirais même de l’Europe)
    2 Trump ne gouvernera pas seul les états unis et de nombreux généraux américains ne voient pas du tout d’un bon oeil que l’Amérique se rapproche de la Russie
    3 La chine considère les état unis comme une nation impériale et les chinois ont d’autres desseins (comme par exemple devenir la première puissance mondiale) que de venir aider les peuples européens pour des histoires qui ne les regardent pas (sans compter que la Chine investit de plus en plus massivement dans les pays arabo musulmans comme en Algérie par exemple).

  2. Sauf retournement de situation moi pour le moment je lui fait confiance mais j’ai travaillé pour le américains et je sais par expérience que chez eux ça vire vite et court et il n’hésitent a laisser leurs amis sur la berge .

    • Exact.
      Tant qu’ils ont un intêret majeur; dans le cas contraire …Les Etats-Unis ont ainsi agi en ne soutenant plus le régime de Formose et en reconnaissant celui de la Chine communiste (1972, si ma mémoire est bonne).

  3. Je l’espère car , en attendant l’Europe elle, ne trouve pas son Churchill.
    Trump doit être de cette trempe, il y a ce côté positif des anglo-saxons qui ne sont pas parfaits, parfois manipulateurs et manquant de subtilité, mais savent se réveiller au bon moment quand il y a une contre-offensive à conduire contre l’inacceptable (et de l’autre côté , quoi qu’on en pense , de nos frères russes!).
    Trump est une énorme chance pour la liberté du monde, à condition qu’il n’ai pas peur de l’ouvrir sur tous les sujets qui fâchent.
    A un moment donné le monde libre doit retrouver sa brute.

  4. Laveritetriomphera mes meilleurs vœux pour la nouvelle année 2017 à vous et à toute votre famille .
    Moi je verrez bien Trump qui travaille avec notre ami Poutine et avec Israël la Chine et le Japon et l’ensemble de l’Europe pour exterminer définitivement la secte sanguinaire islam

    • @Roland l’Alsacien,
      Mes meilleurs vœux et à tous ceux qui vous sont chers. Effectivement comme vous l’avez mentionné ailleurs, il est beaucoup plus facile de ne rien faire et de se plaindre, que de dénoncer les menteurs de tout acabit qui pullulent dans les systèmes d’exploiteurs et d’assassins. Nous savons tous que des finauds sans scrupule sont attirés par ce genre de système comme les mouches vertes par la merde et, ils égarent les naïfs.
      Je demeure convaincu qu’un leader n’interviendra que si nous le peuple sommes prêt à le recevoir. Il est donc indispensable de continuer notre travail d’information.

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