Les députes, malgré le gouvernement, ont voté l'interdiction des pesticides tueurs d'abeille

Champagne !

Décidément, la mondialisation et ses sales oeuvres ne se porte pas bien en ce moment… Trump et Poutine donnent des coups de pied dans la fourmilière et Monsanto est compagnie ne fait plus la loi.

Pourtant ce n’est pas faute d’avoir été soutenus par le Foll

Comme d’habitude les députés brillaient par leur absence… ceci explique peut-être cela ? La loi a été adoptée par 30 voix contre 28… sur 577 députés !

Faut-ils voir dans l’absentéisme des députés socialistes et des républicains le désir de faire plaisir à leurs électeurs et celui de ne pas paraître voter contre les consignes qui leur avaient été données par leurs responsables politiques ?

Certes, les néonicotinoïdes ne seront interdits qu’à partir de 2018. (histoire de ne pas trop fâcher les multinationales… les ordures !)  ce qui laisse le temps à une autre Assemblée de défaire ce que celle-ci a fait… Certes d’ici là c’est encore 600000 colonies  d’abeilles qui vont disparaître, mettant en danger l’équilibre de la nature… Certes, le texte doit encore passer au Sénat et rien n’est gagné…

Mais ne boudons pas notre plaisir pour autant. Les grands groupes qui nous empoisonnent et empoisonnent notre planète au nom du rendement et des bénéfices ont perdu une manche.

Le réveil des peuples c’est aussi cela.

 

Les députés votent une interdiction des pesticides tueurs d’abeilles

Une abeille à Netanya le 13 mars 2016.

Cela aura été l’un des débats les plus intenses et les plus polémiques du projet de loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, examiné du 15 au 17 mars à l’Assemblée nationale en deuxième lecture. Au terme de deux heures de discussion, les députés ont finalement adopté, par 30 voix contre 28, l’article 51 sur les néonicotinoïdes, une famille de pesticides reconnus nocifs pour les abeilles et les insectes pollinisateurs et, plus généralement, pour l’environnement et la santé.

Lire aussi la synthèse :   Le préjudice écologique et les néonicotinoïdes, enjeux de la loi sur la biodiversité

Le texte interdit l’utilisation de ces molécules à partir du 1er septembre 2018 sur l’ensemble des cultures, « y compris les semences traitées avec ces produits ». Il prévoit également qu’un arrêté ministériel définisse, après avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), des « solutions de substitution » à ces substances.
La version de l’article est issue d’un amendement du président de la commission du développement durable de l’Assemblée, Jean-Paul Chanteguet (PS). « Le législateur doit prendre ses responsabilités en interdisant l’utilisation de ces molécules, tout en permettant à la profession agricole de s’adapter », plaide le parlementaire dans son exposé des motifs. Face à la position de plusieurs députés centristes et de droite, préoccupés par les conséquences pour les agriculteurs, et de la secrétaire d’Etat chargée de la biodiversité, Barbara Pompili, qui a plaidé pour « des solutions responsables, qui puissent s’appliquer », le député a fait le choix d’un compromis. La version précédente du texte, adoptée en commission le 9 mars, prévoyait en effet une entrée en vigueur plus rapide de l’interdiction, à partir du 1er janvier 2017.
« On renverse la mécanique : l’interdiction des néonicotinoïdes devient la règle et leur utilisation l’exception, contrairement à aujourd’hui », se félicite la députée (PS) Delphine Batho, qui regrette toutefois le report à 2018. Surtout, la mesure doit encore être confirmée en deuxième lecture au Sénat, normalement avant l’été.

Rude bataille

L’affaire était loin d’être gagnée à l’Assemblée, tant la bataille s’est avérée rude entre les parlementaires et au sein du gouvernement. Si la plupart des députés ont reconnu, lors du débat, les effets toxiques des néonicotinoïdes, ils ont déposé pas moins de 45 amendements et sous-amendements en une semaine en faveur de la suppression pure et simple de l’article 51 quaterdecies, de sa modification ou d’un retour à la version votée par le Sénat en première lecture en janvier, ne prévoyant qu’un simple encadrement de l’usage des insecticides.
Surtout, le ministre de l’agriculture, Stéphane Le Foll, avait adressé une lettre aux députés lundi 14 mars – une procédure très inhabituelle – pour les inciter à refuser une interdiction « brutale » des néonicotinoïdes. Dans la missive, que Le Monde s’est procurée et qui a créé la polémique, le ministre évoquait des risques de « distorsions entre les agriculteurs français et le reste des agriculteurs européens », et des solutions de remplacement « qui ne présentent aucune garantie supplémentaire pour les pollinisateurs, bien au contraire ».

Lire notre information :   Le jeu trouble de Stéphane Le Foll sur les pesticides

« Je passe pour quelqu’un qui ne s’occuperait pas de pollinisateurs, qui serait aux mains des lobbys, c’est faux !, se défend-il dans un entretien au Monde. J’ai fait arrêter les usages les plus dangereux de cette famille de pesticides [en agissant en faveur d’un moratoire partiel à l’échelle européenne depuis 2013], mais je ne veux voir aucun néonicotinoïde interdit à moins qu’une alternative crédible n’existe. » Pas question, poursuit-il, de substituer à ces molécules chimiques d’autres qui pourraient se révéler par la suite plus nocives encore. Il insiste donc pour que soient menées de nouvelles études et analyses sur tous les produits de traitement.

« Mille enquêtes scientifiques à charge »

L’argument va en laisser beaucoup sur leur faim. « Au regard de l’abondante littérature scientifique [sur les effets toxiques aigus des néonicotinoïdes], les décisions prises jusqu’à présent s’avèrent insuffisantes », écrivaient ainsi les députés socialistes Delphine Batho, Gérard Bapt et Jean-Paul Chanteguet, à la pointe du combat contre les néonicotinoïdes, dans une lettre de réponse adressée au ministre de l’agriculture, le 15 mars. « Il est largement démontré que mettre fin à l’usage de ces substances n’a pas d’effet sur le rendement des récoltes de céréales et d’olléagineux », assurent les trois parlementaires.« Nous sommes donc profondément convaincus qu’il existe aujourd’hui une convergence d’intérêt entre agriculteurs et apiculteurs, au regard de la menace que fait planer sur l’ensemble de l’agriculture l’effondrement des populations de pollinisateurs. »
« Les néonicotinoïdes sont arrivés en France en 1994. Depuis lors, environ 300 000 colonies d’abeilles domestiques périssent chaque année, dénonce Henri Clément, porte-parole et ancien président de l’Union nationale de l’apiculture française (l’Unaf). Aujourd’hui il y a plus de mille enquêtes scientifiques à charge contre eux. » Les apiculteurs visent particulièrement l’imidaclopride – « 7 297 fois plus toxique que le DDT » –, qui est en train de se diffuser largement dans l’environnement. Depuis 2013, cet insecticide est apparu parmi les quinze substances les plus détectées dans les cours d’eau en France, alors qu’il était au-delà du 50e rang cinq ans auparavant.
L’ONG, qui avait manifesté devant l’Assemblée nationale le 15 mars avec une quinzaine d’autres associations écologistes, a réagi en « saluant le travail des députés qui se sont investis sur le sujet ». Regrettant que les apiculteurs et leurs abeilles continuent à être victimes de ces produits jusqu’en 2018 « comme ils le sont depuis vingt ans », l’Unaf se dit « plus que jamais déterminée avant le passage du texte en deuxième lecture au Sénat ».
D’ici là, preuve que le sujet préoccupe les citoyens, plus de 650 000 personnes ont signé les cinq pétitions lancées par les ONG pour interdire les néonicotinoïdes et « mettre fin au massacre des abeilles ».

http://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2016/03/18/les-deputes-votent-une-interdiction-des-pesticides-tueurs-d-abeilles_4885312_1652692.html

 98 total views,  2 views today

image_pdf

16 Commentaires

  1. Dans certaines associations, un quota est exigé pour pouvoir voter. Pourquoi n’y a-t-il pas ce genre de quota à l’assemblée?
    Interdire le vote de quelle que loi que ce soit lorsqu’un certain nombre de député n’est pas présent.
    Moi, j’attends 2018 (!!!) pour me réjouir.

  2. Et oui Christine, les pétitions de POLLINIS et autres ont porté leurs fruits, si j’ose dire… Au regard d’un certain nombre de signatures les députés ne peuvent pas ignorer la volonté des citoyens ! Mais, il faut encore attendre le vote du Sénat pour se réjouir car la dernière fois ils avaient voté « pour » les pesticides. J’en déduis que cette noble assemblée est dorlotée, choyée par les lobby industriels…
    C’est Michel Sapin qui veut faire le ménage et j’espère qu’il agira rapidement pour éviter la tentation à nos élus de céder à l’offre des lobby, de somptueux cadeaux et des voyages lointains, contre leurs votes en leur faveur. Une corruption digne des républiques bananières.
    Il est dur de se dire que parmi ceux qui nous représentent, nombreux sont ceux qui oublient leurs devoirs, oublient que l’égoïsme et la malhonnêteté de leurs choix auront des conséquences qui peuvent être fatales sur les générations futures, c’est-à-dire sur leurs propres enfants ou petits enfants. Et dans leur grande majorité les Français ignorent ces pratiques scandaleuses !

  3. Il est tout de même scandaleux que ce sujet souffre de débat contradictoire et que le vote finisse avec seulement 30 députés pour l’interdiction contre 28 pour la continuité du plus grand empoisonnement de l’histoire des êtres vivants à l’échelle industrielle et surtout légale. Quant on voit toutes les campagnes de communication autour de l’écologie et du respect de la biodiversité initiées par tous les gouvernements et les soi-disants écolos et au final tout cela n’est qu’imposture. Il y a de quoi être révolté. Les empoisonneurs et tous les collabos sont les mêmes mondialistes immigrationnistes qui veulent la mort du vivant né de la terre réel.
    Et les députés FN, ont-ils été à la hauteur sur ce sujet? où ont-ils brillé encore par leur absence comme pour la loi de naturalisation dernièrement?

  4. NE PAS RÊVER, il suffit que le décret d’application ne soit pas signé du gouvernement !

      • En plus, il y a le sénat !
        Comme quoi, le lobbing (un sale mot) devrait être interdit.
        Un ministre qui s’y adonne destitué !
        Les députes et sénateurs devraient être tenus à des consultations limitées et équilibrées (bien que l’on puisse encore bidouiller !)…

    • Rude bataille effet !  »Nos députés » se montrent toujours à la hauteur lorsque qu’il s’agit d’aller dans le sens du vent soufflé par les lobbies de l’économie de marché qui détruit les hommes et la planète, véritables détenteurs du Pouvoir faisant de la  »démocratie » une farce !!!

  5. la fool il ferai mieux de la fermé plus d abeille plus de fruit et autre ce con prefere peut etre que les boites . enfin ces bo de voir que nos emputés sont toujours present a leur travail pour justifié leur gros salaire qui sont subvansionné par nos impots et autre taxe bravo les voleurs du peuple un jour justice sera rendu

  6. Mieux vaut tard que jamais… en espérant qu’il ne se trouvera pas des salauds pour tout remettre en question!

  7. Toutes ces saloperies d’entreprises comme monsanto , bayer etc.. devraient se retrouver devant le T.P.I .pour empoisonnement et tentative d’assassinat préméditée sur la population , avec leurs saloperies de pesticides et d’OGM ,ils le savent très bien que leurs merdes tuent à petit feu et détruit les insectes et modifient l’ ADN des plantes se trouvant à proximité des cultures transgéniques

  8. Voilà une bonne nouvelle. Elle aurait été applicable dès ce printemps ça aurait été nickel. d’ici le premier septembre 2018 combien de millier d’abeilles vont y laisser leur peau. On est a la mi mars et elles butinent déjà les amandiers, les abricotiers, les pêchers, et les pruniers précoces, sans compter les fleurs fleuries actuellement.Notre gouvernement de bras cassés est déjà très long a prendre un décision, et encore plus long a la mettre en application.

    • et il n’est pas dit que le passage au Sénat se passe bien…

  9. C’est effectivement une bonne nouvelle car mon pére est apiculteur amateur

  10. Bravo ! 2018, ça fait loin et les fumiers auront le temps de massacrer les abeilles d’ici là ! Eh ! Que vouez-vous, le pognon, aïe, aïe, aïe, c’est plus important que des abeilles pas vrai? Parole d’un indien d’Amérique de Nord (Algonquin peut-être ?). Je cite presque de mémoire : » Quand les arbres et les plantes auront disparu, les hommes s’apercevront que l’argent ne se mange pas ! »

  11. Bravo à ces Députés qui pour une fois ont bien voter parce que eux aussi peuvent recevoir le Cancer à cause de toute ces merdes chimiques dans nos assiette et pour le Gouvernement envoyer leurs donc à manger ces merdes chimiques comme cela ils sauront ce que c’est de tomber malade avec ces produits chimiques qui tue de plus en plus de nos compatriotes ,sachez qu’il y a de plus en plus le cancer sous toute ces formes et ça vient d’ou d’après vous ?

Les commentaires sont fermés.