Enorme ! Le parti au pouvoir en Pologne fait de la pub dans le Figaro pour se défendre !

Europe République et laïcité Publié le 21 janvier 2016 - par - 7 commentaires

communique-pologne-2

Ci-dessus l’encart qui figurait dans « le Figaro »  du 19 janvier dernier.

Nous sommes dans une situation et inédite et inacceptable où un pays souverain est mis sous surveillance et sommé de s’expliquer, de se justifier devant les instances européennes !!!!

Mardi 19 janvier, la première ministre du pays, Beata Szydlo, a fait le déplacement à Strasbourg, pour s’expliquer devant le Parlement européen sur deux mesures controversées concernant les médias et la justice, adoptées ces dernières semaines. Le 13 janvier, la Commission européenne a lancé contre le pays une procédure totalement inédite de « sauvegarde de l’Etat de droit ».

http://www.lemonde.fr/europe/article/2016/01/20/la-pologne-defend-ses-projets-controverses-devant-le-parlement-europeen_4850131_3214.html

Situation si inédite que le parti au pouvoir se sent obligé de payer l’insertion d’un communiqué dans la presse des autres pays européens (on suppose qu’ils ne l’ont pas fait qu’en France) pour se justifier.

Cet encart, payé par un parti polonais, a donc pour but de défendre la Pologne contre la meute européiste qui la met en accusation.

En substance:

« La Pologne est un pays démocratique.Chez elle la Police et les médias ne conspirent pas à cacher des viols massifs » etc,etc.

C’est assez croquignolet face aux leçons de morale « démocratique » permanentes de l’ U « E » …

L’U « E » que Sapir désormais caractérise comme une « tyrannie » (sic).

Note de Christine Tasin

Ne faut-il pas voir dans les tentatives d’intimidation des instances européennes la peur panique de voir le modèle Orban se développer en Europe et, comme une traînée de poudre, se disséminer partout en Europe ? Et, surtout, ne faut-il pas voir dans les précautions oratoires qu’ils prennent tout de même le sentiment de leur impuissance face à un vent euro-sceptique et anti-migrants qui se développe peu à peu dans tous les pays ? Ils aboient mais que sont-ils et que peuvent-ils faire face à des gouvernements qui écoutent et privilégient leurs peuples ?

Tout cela est diablement intéressant. A suivre…

Mme Szydlo, 52 ans, membre du PiS, le parti droit et justice du charismatique Jaroslaw Kaczyński, s’est livrée d’assez bonne grâce à l’exercice. Mais pas sûr que ses échanges avec les eurodéputés, qui ont duré en tout près de trois heures, influent sur les projets de son gouvernement, alors que nombre de diplomates européens redoutent que ce dernier n’emboîte le pas à Viktor Orban, le premier ministre hongrois qui, ces dernières années, a progressivement introduit une démocratie « autoritaire » dans son pays.

« Un sentiment d’injustice »

De fait, la discussion avait tout du dialogue de sourds. Mme Szydlo n’a rien lâché sur le fonds, niant que les mesures prises à l’endroit du tribunal constitutionnel polonais aient pour objet de le neutraliser. « Mon parti n’a jamais voulu dominer le tribunal constitutionnel, mais uniquement rétablir un certain équilibre. » Les changements intervenus, avec la nomination de cinq nouveaux juges, au mépris des procédures ? « Ils rendront les avis de la Cour plus démocratiques. On nous fait un débat politique, pas juridique. »

La loi consistant à confier la nomination des dirigeants de l’audiovisuel public au ministre du trésor ? « Nous souhaitons rétablir le caractère impartial des médias publics, ils ont besoin de plus de pluralisme et de neutralité », affirme encore la première ministre. « Je suis venue ici parce que j’ai un grand sens des responsabilités, mais j’ai vraiment un sentiment d’injustice. La Pologne est un pays démocratique, ces débats sont dégradants, ils n’ont pas de sens », a-t-elle conclu en fin de soirée, mardi à Strasbourg.

Le vice-président de la commission, Frans Timmermans, s’est employé àjustifier la ligne dure de la Commission. « Nous agirons de façon non partisane, en respectant la souveraineté de la Pologne », a cependant assuré le responsable européen, à l’origine, quand il était ministre desaffaires étrangères des Pays-Bas, de la procédure de « mise sous surveillance graduelle » activée par la Commission.

Quant aux eurodéputés des partis majoritaires (les conservateurs du PPE, les sociaux-démocrates, les Libéraux), ils ont lissé leurs critiques, soucieux d’éviter au maximum de provoquer un gouvernement prompt à dénoncerl’« ingérence » de Bruxelles. Les Allemands de l’hémicycle se sont fait tout particulièrement discrets, à commencer par Martin Schulz, le président du Parlement, dont les critiques sur la « poutinisation » de la Pologne, il y a quelques semaines, avaient fait bondir à Varsovie. Les dirigeants polonais lui avaient tout de suite répondu en convoquant le souvenir du troisième Reich… Manfred Weber, le président du PPE au Parlement, s’est également abstenu, « pour éviter qu’on l’accuse d’être une courroie de transmission de Merkel », explique une source au parti conservateur.

Stratégie risquée

Les institutions européennes semblent en tout cas très inquiètes et embarrassées par ce bras de fer qui s’est enclenché avec la Pologne. Et ce d’autant plus qu’elles sont déjà confrontées à une situation inédite et dramatique de « poly-crises » (migrants, terrorisme, référendum britannique, etc), selon l’expression de Jean-Claude Juncker, le président de la Commission.

Cette dernière a certes appris de l’exemple Orban. A partir de 2010, le premier ministre hongrois avait progressivement instauré un pouvoirautoritaire dans son pays sans qu’elle ait vraiment les moyens de le contrer(elle avait dû se contenter de lancer des procédures d’infraction, sur la retraite forcée des juges, par exemple, ou contre une décision mettant fin prématurément au mandat de l’Autorité de protection des données). La procédure « préventive » déclenchée le 13 janvier, a été précisément mise en place en mars 2014, après cet « épisode Orban », pour que la Commission soit moins démunie à l’avenir.

Pour autant, à Bruxelles, beaucoup considèrent cette stratégie de la fermeté comme très risquée et, de nature, si elle paraît trop intrusive, à alimenter le discours eurosceptique du gouvernement polonais et à l’aider à cimenterson opinion publique autour de ses projets.

Le Parlement européen semble, lui, de plus en plus divisé, donc, affaibli, dans ses prises de positions sur l’État de droit. Il est pourtant traditionnellement très à cheval sur ces questions et a protesté avec constance contre la politique d’Orban, poussant la Commission à agir, notamment mi-décembre 2015, avec le vote d’un avis sur des lois très controversées concernant le traitement des migrants.

Mais aujourd’hui, nombre d’élus constatent que les discours populistes et réactionnaires se banalisent partout en Europe, et pas seulement en Pologne. Difficile du coup, pour les sociaux-démocrates, de « taper » sur ce pays en toute bonne conscience quand un dirigeant de leur famille politique, le président tchèque, Milos Zeman, dit que l’intégration des musulmans dans les sociétés européennes est « pratiquement impossible ». Ou quand le premier ministre slovaque, Robert Fico, également socialiste, refuse d’accueillir des réfugiés syriens. Et que dire de la délégation danoise, qui soutient une loi permettant à la police de saisir les biens personnels des réfugiés pour financer leurs aides ?

Proposition d’Agnès 

Afin de montrer au gouvernement polonais qu’il n’a pas à se justifier de vouloir rester maître chez lui et de défendre les intérêts du peuple polonais ( ce qui est tout à son honneur), je propose d’envoyer une lettre de félicitations à l’ambassade de Pologne.
Pour que cela ait un impact encore plus important, il faudrait que des milliers de Français en même temps fassent une demande d’asile politique en Pologne, en Hongrie, en Russie et que l’on fasse une grosse publicité là-dessus . Que les ressortissants du pays des droits de l’Homme gouverné par la gauche caviar droitsdelhommiste demandent l’asile politique à des pays de l’Est Européen ; à mon avis, ce serait un symbole fort.

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Renoir
Renoir
il y a 4 années

Pauvre « Europe » ! Pitoyable « européens » !

Non, ils n’ont vraiment rien compris de la Pologne ni des Polonais.
Ils voudraient donner à la Pologne des leçons de démocratie ? Petit rappel historique :
qui a créé le premier syndicat libre des pays communistes ? Les Polonais..
qui a forcé ledit régime communiste à s’incliner devant la résistance à la fois pacifique et intransigeante de son peuple ? Les Polonais.
qui a obligé un régime totalitaire à des élections libres ? les Polonais.
Qui a entraîné, à la suite des ces élections et de la défaite totale des communistes, le régime totalitaire à disparaître en Pologne et par effet de dominos à l’ensemble du bloc communiste européen ? Les Polonais.
Qui a élu de la façon la plus démocratique l’actuel gouvernement de Pologne ? Les Polonais.
Des anecdotes sur la résistance démocratique des Polonais au totalitarisme, j’en ai de quoi remplir un livre.
Et c’est cette « Europe » qui voudrait lui donner des leçons de démocratie ?
Vous ne connaissez pas, non, l’esprit de ce peuple, ni son immense culture, ni sa volonté sans faille d’assurer son indépendance nationale, ni sa fierté, ni sa capacité à refuser les diktat.
Si vous n’étiez pas aussi irrémédiablement insignifiants, je vous dirais: bas les pattes devant la Pologne.
Mais je vous dis simplement: vos gueules !

Agnes
Agnes
il y a 4 années

Afin de montrer au gouvernement polonais qu’il n’a pas à se justifier de vouloir rester maître chez lui et de défendre les intérêts du peuple polonais ( ce qui est tout à son honneur), je propose d’envoyer une lettre de félicitations à l’ambassade de Pologne.
Pour que cela ait un impact encore plus important, il faudrait que des milliers de Français en même temps fassent une demande d’asile politique en Pologne, en Hongrie, en Russie et que l’on fasse une grosse publicité là-dessus . Que les ressortissants du pays des droits de l’Homme gouverné par la gauche caviar droitsdelhommiste demandent l’asile politique à des pays de l’Est Européen ; à mon avis, ce serait un symbole fort.

Christine Tasin
Administrateur
Christine Tasin
il y a 4 années
Reply to  Agnes

j’ai ajouté votre proposition à l’article

Xtemps
Xtemps
il y a 4 années

Cela montre bien la pression populaires qui augmente de plus en plus et les pincettes du parlement européen en plus de sa division interne, les peuples européens supportent de moins en moins l’union européenne et ses exigences insupportables, surtout avec les migrants venant des pays musulmans, qui sont de plus en plus invivables.
Tous les pays européens sont surendettés, dans l’insécurité partout, les zones qui étaient encore tranquilles, devient moins sûr par le présence musulmane, les attentas où les peuples européens ne sont plus protégés, dû à l’ouverture à outrance et criminel des frontières avec le cortège d’agressions et surcharge pondéral d’immigration qui coûte un pont aux peuples européens, le chômage, la pauvreté et les faillites qui n’arrête pas d’augmenter, les scandales à répétition et une très longue liste de problèmes lié avec, sans compter les mensonges à répétition des gouvernements et leurs menaces.
L’abandon total des peuples autochtones européens, jusqu’à leurs sacrifice pour les autres avec des dizaines de millions de pauvres d’européens et laissés pour comptes et l’avalanche continue et l’union européenne continue sa folie avec des salaires exorbitants en pleine crise économique.
L’union européenne doit être fermé, les bâtiments restaurés en comptoir d’échange politique et commercial européens et les europhiles criminel jugés et jetés en prison.
Ensuite vient la remigration et retrouver ses frontières des peuples libres et démocratiques, enfin! pour les peuples prioritaires et libre de la dictature européenne de Bruxelles, qui ont tous les droits où rien ne pourra se faire sans les peuples autochtones européens.

Jean Allemand
Jean Allemand
il y a 4 années

Quelque soit ses tatonnements et ses imperfections momentanées , pour moi , l’Europe est la meilleure des choses qui nous soit arrivé … qui rend impossible à l’avenir que nous nous exterminions entre peuples européens de culture identique au moment où la barbarie est de retour à nos portes et déjà infiltré jusqu’au cœur de nos cités .

L’énorme pouvoir que nous avons fait l’erreur d’attribuer à des fonctionnaires
sous le vocable innocent et trompeur de « commission européenne » reste bien sûr à amender progressivement et rien ne s’oppose vraiment à cela par le jeu normal des institutions … comme le prouvent les péripéties électorales actuelles soi-disant « populistes » , qui sont en réalité antimondialistes bien plus que « eurosceptiques ».

Christine Tasin
Administrateur
Christine Tasin
il y a 4 années
Reply to  Jean Allemand

Je préfère une guerre à l’ancienne plutôt qu’une extermination par la concurrence libre e tnon faussée, l’immigration et l’islamisation intensive que nous imposent ces salauds. L’UE n’est pas à amender elle est à exterminer pour reconstruire des accords entre nations. Le mythe de la guerre qui serait évitée par lUE c’est un miroir aux alouettes, l’ Allemagne devant sa prospérité à nos millions de chômeurs, entre autres

crina
crina
il y a 4 années

@ Jean Allemend

Cher ami
J’ai bien pris note de votre enthousiasme c’est touchant mais hors sujet aucune liaison avec l’article.
L’article parle de la dictature allemande imposée à d’autres peuples LIBRES, INDÉPENDANTS ET DÉMOCRATIQUES ici le PEUPLE POLO NE.
En 2eme point Ces peuples ne sont pas identiques (comme vous dites) même s’il y a nombreuse ressemblances. Sont des peuples qui après avoir subi la tutelle nazi ensuite la tutelle stalinienne apprécient plus que tout au monde LA LIBERTÉ! N’espérez pas les mettre sus la tutelle merkelienne. (juste pour souvenir ils connessent son « grand père » et les millions de morts pour l’agenuer)
Ils sont prêt pour une Europe dans laquelle il y a d’avenir commun dans tout respect de l’autre. Deuceland, deuceland uber alle (vous connaissez non?!)- c’est fini et bien fini.

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