Monsanto : la commission européenne n’applique pas l’interdiction du glyphosate sous prétexte de Brexit !


Monsanto : la commission européenne n’applique pas l’interdiction du glyphosate sous prétexte de Brexit !

Il y a là de quoi chausser les rangers, mettre son casque, prendre son fusil et marcher sur Bruxelles.

Dictature, dictature, dictature.

Nous avions évoqué il y a peu le problème de Monsanto, empoisonneur mondial, que d’aucuns voudraient empêcher de nuire encore plus en Europe.

http://resistancerepublicaine.com/2016/06/09/les-etats-disent-non-au-roundup-cuisante-defaite-pour-monsanto-et-bruxelles-qui-veut-passer-outre/

La Commission européenne, bien embêtée, devait proposer encore une réunion pour faire changer d’avis les Etats ou, carrément pour piétiner ce dernier… Comme la réunion avait peu de chance d’aller dans le sens qui l’arrangeait, elle a décidé, sous prétexte de Brexit, de reporter la décision ! Report sine die… Pendant ce temps nos enfants sont empoisonnés chaque jour davantage.

 

Le glyphosate sauvé par le Brexit !

28 juin 2016 / Lorène Lavocat (Reporterre)

En raison du Brexit, la Commission européenne a décidé de reporter à plus tard la décision sur l’interdiction du glyphosate. Une bonne affaire pour Monsanto, qui produit cet herbicide. Voici l’histoire de cet produit néfaste et tout ce qu’il faut savoir à son propos.

L’histoire du glyphosate ressemble à un feuilleton : chaque semaine amène son lot de rebondissements. Avant-dernier en date, vendredi 24 juin. Les Etats européens se sont à nouveau déchirés sur la question de son interdiction… Et voilà que l’on apprend que, en raison du Brexit (sortie du Royaume-Uni de l’Europe), la Commission européenne a reporté la décision… à plus tard.

Mais au fait, d’où vient cette molécule qui fait tant parler d’elle ?

En 1950, un chimiste suisse, Henri Martin, synthétise pour la première fois le glyphosate, une molécule répondant au doux nom de N-phosphonomethyl-glycine. Il travaille pour le laboratoire pharmaceutique Cliag, mais il ne trouve alors aucune application concluante pour sa« découverte ».

Vingt ans plus tard, John Franz, chimiste lui aussi, cherche à créer un herbicide puissant pour son entreprise missourienne : Monsanto. Il découvre que le glyphosate tue les plantes en bloquant un enzyme dont elles ont besoin pour fabriquer des protéines. C’est ce qu’on appelle « un herbicide systémique à large spectre ». Ni une ni deux, le glyphosate est breveté sous le nom commercial de Roundup. Dès 1974, il est commercialisé en Malaisie pour la culture de l’hévéa puis au Royaume-Uni pour celle du blé.

Facile à utiliser et redoutablement efficace, le glyphosate rencontre très vite le succès commercial. Les agriculteurs l’épandent pour « nettoyer » les champs des mauvaises herbes avant les semences ou avant la levée des semences. On l’emploie aussi dans les jardins, les parcs, les espaces publics et sur les voies ferrées. Bref, il devient l’un des herbicides les plus utilisés au monde. Pour ses « bienfaits », John Franz reçoit d’ailleurs en 1987 la Médaille nationale de la technologie des États-Unis.

650.000 tonnes de glyphosate pulvérisées dans le monde en 2011

Mais le vrai boom intervient à la fin des années 1990. Monsanto développe alors des organismes génétiquement modifiés (OGM) rendus tolérants au Roundup. À partir de 1996, la firme commercialise des cultures Roundup Ready (maïs, soja). Résultat, en 2013, ces dernières représentent 63 % du total des plantes transgéniques commercialisées. Avec l’expiration du brevet de Monsanto en 2000, une quarantaine de sociétés vendent désormais des produits à base de glyphosate. En 2011, pas moins de 650.000 tonnes de l’herbicide ont été pulvérisées dans le monde.

Des nuages s’accumulent pourtant dans le ciel sans mauvaise herbe du glyphosate. Au cours des années 2000, des voix de plus en plus nombreuses s’élèvent pour dénoncer la nocivité de la substance sur l’environnement comme sur la santé. De l’Amérique latine à l’Europe, les preuves scientifiques pleuvent. En 2012, l’étude du professeur Gilles-Éric Séralini sur la toxicité à long-terme du Roundup fait grand bruit.

Et en mars 2015, le Centre international de recherche sur le cancer (Circ), qui dépend de l’OMS, classe le glyphosate parmi les cancérogènes probables pour l’homme. Un avis qui secoue les autorités sanitaires. Quelques mois plus tard, l’Agence européenne de sécurité des aliments (Aesa) remet en cause l’évaluation du Circ, arguant que « les éléments disponibles ne permettent pas sa classification comme cancérogène probable ». L’Agence française (Anses) se range quant à elle à l’avis de l’OMS. Dans la foulée, la ministre de l’Environnement, Ségolène Royal, demande dès le 4 mars 2016 une interdiction de l’herbicide au niveau européen.

Tergiversations européennes 

Car depuis le début de l’année, le sort du glyphosate est en suspens. Pour être vendu en Europe, il doit bénéficier d’une autorisation de mise sur le marché. Or, celle qu’il a obtenue en 2002 expire au 30 juin 2016. La date fatidique approche, mais les autorités semblent incapables de prendre une décision. Et l’ont donc repoussée aux calendes grecques. Monsanto peut remercier les partisans du Brexit !

Votes sans cesse décalés, lobbyings intenses de la part des industriels, pressions citoyennes, tergiversations des gouvernements… Depuis début juin, le temps presse… mais aucun compromis ne se dessine. La vingtaine d’États en faveur du prolongement de l’autorisation se heurtent aux réticences très fortes de l’Allemagne, de l’Italie, de la Grèce, de l’Autriche, de Malte, du Portugal et surtout de la France…. Lundi 20 juin, l’agence de sécurité sanitaire française (Anses) a d’ailleurs décidé de retirer les autorisations de mises sur le marché de 132 produits associant le glyphosate.

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A Bruxelles, le comité d’experts représentant les États membres devra de nouveau se prononcer sur l’avenir de l’herbicide. Après avoir inondé nos champs et nos jardins, le glyphosate va-t-il être banni des terres européennes ? Le feuilleton n’est pas fini.

https://reporterre.net/Le-glyphosate-sauve-par-le-Brexit

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Christine Tasin

Présidente de Résistance républicaine ; professeur agrégé de lettres classiques.


6 thoughts on “Monsanto : la commission européenne n’applique pas l’interdiction du glyphosate sous prétexte de Brexit !

  1. AvatarRoland l'Alsacien

    MONSANTO = MALADIE DES CANCERS GENERALISES DES ÊTRES HUMAINS.
    DEMANDER LES HÔPITAUX ET CANCÉROLOGUES CE QU’ILS EN PENSE DE CETTE SALOPERIE ET QUE LES CANCERS SONT EN NETTE AUGMENTATION CELA AUSSI EST UNE VÉRITÉ GRACE A CE POISON MORTEL QUE MONSANTO PRODUIT ET TOUT CELA POUR DU FRIC !
    MAIS CES FINANCIERS EN SERONT AUSSI TOUCHER VU QUE CES PULVÉRISATIONS SONT ÉPARPILLER DANS LE VENT ET VONT AUSSI DANS LEURS ASSIETTE.ROLAND L’ALSACIEN..

  2. AvatarMouroux

    Une autorisation qui expire le 30 juin 2016 sans prolongation signifie une interdiction au delà de cette date. Si la commission decide autrement l UE ne peut s étonner d être rejetée par les peuples.

  3. AvatarAntoine

    Une fois de plus nous voyons bien qu’il n’y a rien d’honnête a attendre de l’UE : Elle est faire pour nous détruire. Il n’y a pas de dialogue possible. Seulement une révolte qui doit ne pas se laisser décourager.

  4. AvatarHADJADJ Robert

    Je voudrais comprendre en quoi le BREXIT serait responsable de la non interdiction du Monsanto par la commission européeene. Pas vraiment bien expliqué. Soyez simple svp
    Robert

    1. Christine TasinChristine Tasin Post author

      c’est écrit en toutes lettres, à causedu Brexit la commission a repoussé sine die la réunion prévue

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