Prolifération nucléaire : le pyromane IRAN nommé chef des pompiers

L’hôpital qui se fout de la charité…

L’ONU, le phare de la sagesse internationale ! Dans un geste d’une ironie magistrale, digne d’un sketch des Monty Python, ils ont nommé l’Iran vice-président de la conférence sur la non-prolifération nucléaire. Oui vous avez bien lu… Qu’est-ce que ça aurait été si l’Iran n’était pas en guerre !

Parce que, bien sûr, qui de mieux placé pour prêcher l’abstinence nucléaire qu’un pays soupçonné de collectionner des centrifugeuses comme des trophées ? Qui de mieux qu’un pays qui attend avec une impatience non feinte la venue du 12ème imam pour accélérer/annoncer/provoquer la fin du monde et l’avènement du chiisme triomphant sur le monde entier ? Al-Mahdi est en effet censé revenir pour mener les « forces du bien » contre « les forces du mal » dans une guerre apocalyptique qui instaurera finalement la paix et la justice sur terre . 

Quand on connaît « le Bien » selon les chiites iraniens, à savoir ce que vit la population iranienne depuis le départ du Shah et l’arrivée de Khomeiny, nous, on n’est pas pressés de voir arriver le mythique personnage !

Les États-Unis protestent ? Quel scandale ! Ils osent remettre en question ce brillant exemple de… euh… cohérence mondiale.

Bravo l’ONU, vous venez de transformer la diplomatie en comédie de boulevard. Prochaine étape : nommer un pyromane chef des pompiers ?

Christine Tasin

Les États-Unis ont vivement protesté après la sélection de l’Iran comme l’un des 34 vice‑présidents de la conférence des Nations unies sur le Traité de non‑prolifération, le 27 avril.
L’Iran était un candidat proposé par le Mouvement des non‑alignés, composé de 121 pays en développement, dont la plupart se situent en Afrique et en Asie.
La conférence, organisée tous les cinq ans depuis 1970, réunit les 191 États parties au Traité de non‑prolifération nucléaire (TNP) afin d’en examiner la mise en œuvre.
Aux termes du TNP, l’Iran est tenu de coopérer avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), une agence de l’ONU, mais il n’a pas accordé aux inspecteurs de l’AIEA l’accès à ses sites nucléaires depuis les bombardements menés par les États-Unis en juin 2025.
Christopher Yeaw, secrétaire adjoint américain au contrôle des armements et à la non‑prolifération, a déclaré qu’il était « indiscutable que l’Iran a depuis longtemps démontré son mépris pour les engagements de non‑prolifération du TNP ».
« Au lieu de saisir cette conférence d’examen pour défendre l’intégrité du TNP et demander des comptes à l’Iran, nous élisons l’Iran au poste de vice‑président », a déclaré M. Yeaw. « C’est une honte absolue et un embarras pour la crédibilité de cette conférence. »

L’Australie et les Émirats arabes unis soutiennent Washington

La position américaine a été soutenue par l’Australie et les Émirats arabes unis, tandis que le Royaume‑Uni, la France et l’Allemagne ont exprimé leur « préoccupation ».
Le Royaume‑Uni, la France et l’Allemagne — collectivement connus sous le nom d’E3 — étaient signataires du Plan d’action global commun (JCPOA) de 2015, négocié sous l’administration Obama, destiné à limiter le programme nucléaire iranien.
Le président de la conférence, l’ambassadeur du Vietnam auprès de l’ONU, Do Hung Viet, a indiqué que les objections et réserves exprimées seraient dûment consignées dans le procès‑verbal.
L’ambassadeur iranien auprès de l’ONU à Vienne, Reza Najafi, a déclaré que les accusations de Washington étaient « infondées et politiquement motivées », et a affirmé l’opposition de l’Iran à ce que les États-Unis occupent l’un des 34 postes de vice‑président de la conférence du TNP.
Les documents de la conférence, qui doit se poursuivre jusqu’au 22 mai, incluent une référence à un document de travail soumis par l’Iran, appelant à « l’établissement d’une zone exempte d’armes nucléaires au Moyen‑Orient ».

 

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