Ce sont des héros anonymes qui composent l’unité la plus spéciale des Forces Spéciales US. Officiellement, ils n’existent pas. C’était le nom d’un groupe de combat imaginaire inventé pour enfumer les Soviétiques. Pour masquer des opérations inavouables et crédibiliser des mouvements fictifs. Une unité fantôme dissoute officiellement en 1987. Mais toujours très active.
« The only easy day was yesterday » Le seul jour facile c’était hier, telle est la devise des Navy Seals, un corps d’élite de la Marine américaine à laquelle la Team 6 est rattachée sur l’organigramme
Traditionnellement tenu au secret le plus absolu, sauf lorsque le POTUS décide de faire état de leurs succès pour démoraliser les ennemis de l’Amérique, ce groupe des forces spéciales est mobilisé par Washington pour les missions les plus complexes de contre-terrorisme, de libération d’otages, d’élimination de cibles importantes et comme récemment en Iran pour des sauvetages en milieu hostile.
Cette unité opérationnelle est l’aristocratie des Seals, acronyme de Sea, Air, Land (mer, air, terre) signifiant phoque en anglais. Rien à voir avec les mœurs de Macron. C’est juste un rappel qu’ils étaient des nageurs de combat à l’origine.
Leurs missions sont considérées comme tellement sensibles que leur existence même n’est jamais confirmée et leur hiérarchie échappe à la chaîne de commandement traditionnelle. Ils relèvent du Joint Special Operations Command (JSOC) qui regroupe la Team 6, la Delta Force, des avions de combat de l’USAF, des bâtiments de surface et des sous-marins, sous l’autorité directe du POTUS.
Selon le New York Times, citant un haut responsable sous couvert d’anonymat, c’est la Seal Team 6 qui a été chargée de la délicate mission d’exfiltrer d’Iran le second aviateur blessé
Ils ont opéré en se localisant sur une balise à fréquence aléatoire pour ne pas être repérés, pendant que des avions d’attaque larguaient des bombes et ouvraient le feu sur les convois iraniens afin de les tenir à distance. Preuve que les forces spéciales entrent et sortent comme dans un moulin au pays des ayatollahs. Et que la population ne s’est pas empressée de participer aux recherches malgré les primes considérables qu’on lui a fait miroiter. Le fruit pourri est prêt à tomber de l’arbre n’en déplaise aux islamo-gauchistes jamais en retard d’une trahison.
À l’origine de la Team 6, Richard Marcinko, un baroudeur haut de gamme que la Sardine du ruisseau aurait eu du mal à déconstruire
Richard Marcinko (1940-2021) a eu un parcours hors du commun. C’était le genre d’homme téméraire et culotté à la Papy Boyington. N’hésitant jamais à risquer sa peau pour servir son pays ou sauver un camarade. Mais aimant la bringue, la bagarre, le Bourbon, les jolies filles, et s’asseyant sur les règlements pondus par des gratte-papier frileux et complexés. Sans doute est-ce la raison pour laquelle il n’a fini que commandeur.
Engagé à 18 ans comme opérateur radio, Marcinko passe la qualification UDT (Underwater Demolition Team) équipe de démolition sous-marine, tout un programme pour les réjouissances à venir. Après un entraînement très dur au cours duquel il est excellemment noté, il participe avec les SEALS à des missions secrètes au Vietnam et au Cambodge, et bien qu’il n’ait pas fait une prestigieuse école d’officiers, il est nommé commandant du Seal Team 2 à 34 ans. Il y restera de 1974 à 1976.
Il est ensuite choisi pour créer et diriger une nouvelle unité SEAL, spécialisée dans les opérations secrètes derrière les lignes ennemies : le SEAL Team Six, qu’il commandera pendant trois ans. Après quoi, il est propulsé à la tête des opérations de la Red Cell (cellule rouge) une équipe chargée d’identifier les vulnérabilités des bases de la marine aux attaques de groupes terroristes en simulant les techniques que les ennemis pourraient employer.
En récompense de ses bons et loyaux services, les lopettes des bureaux le relèvent de son commandement, parce qu’il est « trop brutal dans ses actions » (sic). Ce qui devrait faire l’objet de louanges est considéré comme une faute. Écœuré, il quitte l’armée peu après.
Devenu malgré lui une célébrité car des médias patriotes ont rapporté ses exploits et l’injustice dont il a été victime, il participe à des émissions télé où de pétulantes présentatrices ne peuvent cacher l’attirance qu’elles éprouvent pour cet homme authentique. Jeunes gens, ne désespérez pas, il y a encore des vraies femmes sur cette terre !
Il écrit aussi des bouquins dont le meilleur à mon avis est « Un guerrier non conventionnel » numéro un des ventes aux USA. Si vous n’êtes pas allergique à l’anglais, « Rogue warrior » est également très intéressant. Les autres aussi malgré quelques répétitions… Ce n’est pas forcément le cas des téléfilms et des jeux vidéo qui en ont été tirés. Dans ses ouvrages, sans révéler des secrets d’État, il explique les clés de la réussite quand on doit se libérer du carcan des règles établies et souder une équipe de fortes personnalités.
La Team 6 est une unité très différente de tout ce qui se faisait jusqu’alors
Surnommé rogue warrior, Marcinko sélectionnait un par un des guerriers à son image et les entraînait personnellement. Conseillant les inexpérimentés en cas d’erreurs mais virant sans pitié les faibles. Pour une paye mensuelle de l’ordre de 4000 à 6000 USD, ce qui n’est pas énorme au regard des risques encourus, ils devaient tous maîtriser des compétences nouvelles ou même les inventer comme l’assaut de navires et de plates-formes pétrolières en haute mer, l’infiltration d’immeubles et de souterrains, suivies de combats en milieu clos, et les chutes opérationnelles à haute altitude pour faire irruption par surprise chez l’ennemi.
Lors de reconnaissances et assauts au sol, les hommes pouvaient approcher un objectif déguisés en civils. Pour être plus crédibles, ils portaient la barbe et ne coupaient pas leurs cheveux de manière réglementaire ce qui les faisait traiter de hippies par les écouillés de la bureaucratie. Une amabilité qu’ils n’auraient jamais osé leur dire en face.
Parmi les actions revendiquées par la Maison Blanche, la Team 6 a été déployée lors de la prise d’otages du paquebot Achille Lauro détourné en 1985 par des Palestiniens qui menaçaient d’assassiner leurs otages si on ne cédait pas à leurs revendications, et en glorieux soldats d’Allah avaient courageusement jeté par dessus bord un handicapé dans son fauteuil roulant. À l’époque, l’ONU avait condamné ce crime. Gageons qu’aujourd’hui, ses membres féliciteraient les terroristes.
Moins médiatisée en Europe, mais pas aux USA, il y eut la libération du capitaine et de l’équipage du porte-conteneurs Maersk Alabama pris en otage par des pirates djihadistes au large de la Somalie, en 2009.
Ils s’illustrèrent également au Panama en 1989 lors de la traque du dictateur baron de la cocaïne Manuel Noriega, puis pendant la guerre du Golfe en neutralisant des bases de lancement de missiles SCUD. Par contre, ils échouèrent en Afghanistan en 2010 dans la tentative de sauver l’otage britannique Linda Norgrove dont la mort fut attribuée par les médias à une erreur de tir dont on discute encore.
Mais le coup d’éclat qui a assuré leur notoriété est l’élimination de Oussama Ben Laden dans la nuit du 1er au 2 mai 2011 à Abbottabad au Pakistan. Plusieurs hélicoptères transportant 79 Seals ont approché la résidence du chef terroriste après avoir volé en dessous de la couverture radar, pour faire le job. Le résumé peut être trouvé partout. Depuis, leur écusson porte ces trois mots « We got him » On l’a eu.
Les terroristes comme les truands doivent se souvenir que les Américains ne lâchent jamais leurs proies. Dix ou vingt ans après, qu’importe le délai, si vous êtes un criminel ou un terroriste, on vous retrouve, et si on ne peut pas vous boucler, on vous liquide. Les djihadistes doivent savoir que si le dieu des chrétiens pardonne, l’Amérique ne pardonne jamais.
Christian Navis
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