Bravo les Israéliens, ils ont eu le très dangereux Majid Khademi

La gueule de l’emploi…

Élimination ciblée du chef du renseignement du CGRI

Les autorités israéliennes ont déclaré, le 6 avril, qu’une frappe aérienne avait tué le chef du renseignement du Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) iranien, le général de division Majid Khademi, alors que les combats s’intensifient et que les efforts diplomatiques s’accélèrent pour éviter une nouvelle escalade avant un ultimatum américain.
Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a indiqué lundi que cette frappe s’inscrivait dans une campagne plus vaste visant la direction iranienne et son infrastructure militaire.
« Les Gardiens de la révolution tirent sur des civils, et nous éliminons les dirigeants terroristes », a déclaré M. Katz le 6 avril. « Les dirigeants iraniens vivent avec le sentiment d’être ciblés. Nous continuerons à les traquer, un par un. »
Les Forces de défense israéliennes (FDI) ont confirmé la mort de Khademi dans un message publié sur X, le décrivant comme un acteur clé dans la conduite d’attaques à l’étranger et la surveillance des dissidents à l’intérieur de l’Iran.
L’agence de presse iranienne Tasnim, affiliée à l’État, a aussi confirmé le décès de Khademi, affirmant qu’il avait été « martyrisé » dans ce qu’elle qualifie « d’attaque terroriste de l’ennemi américano-sioniste » en pleine guerre.
Dans un communiqué cité par Tasnim, le CGRI a précisé que Khademi avait joué un rôle central dans l’appareil de renseignement et de sécurité iranien pendant plusieurs décennies.
Cette élimination constitue l’une des frappes ciblées les plus médiatisées contre la direction militaire iranienne depuis la brusque intensification du conflit à la fin du mois de février.

Escalade sur plusieurs fronts

La frappe a eu lieu dans un contexte d’échanges de tirs incessants entre Israël et l’Iran, au risque de provoquer une guerre régionale de grande ampleur.
Dans le nord d’Israël, deux personnes ont été tuées lorsqu’un missile iranien a frappé un immeuble résidentiel à Haïfa tôt le 6 avril, selon les autorités locales. En Iran, des explosions ont été signalées dans la nuit à Téhéran, et une épaisse fumée noire s’élevait près de la place Azadi après une frappe apparente à proximité de l’Université technologique Sharif.
M. Katz a ajouté qu’Israël avait infligé de lourds dégâts à la base industrielle iranienne. « Nous avons gravement endommagé les secteurs iranien de l’acier et de la pétrochimie », a-t-il affirmé. « Nous continuerons à écraser l’infrastructure nationale iranienne pour provoquer l’érosion et l’effondrement du régime terroriste. »
Par ailleurs, les FDI ont annoncé avoir éliminé le directeur du commerce du siège pétrolier du CGRI à Téhéran.
Selon Tsahal, l’opérateur, identifié comme Mohammad Reza Ashrafi Kahi, supervisait les activités commerciales du siège pétrolier du CGRI, générant plusieurs milliards de dollars par an, et soutenait « le développement avancé des capacités militaires du CGRI », ainsi que celles de ses relais régionaux, tels que le Hezbollah.

Intensification des efforts de cessez-le-feu

Ces évolutions sur le terrain interviennent alors que les efforts diplomatiques s’intensifient pour obtenir un cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran.
Des médiateurs régionaux — dont la Turquie, l’Égypte et le Pakistan — travaillaientlundi à ramener les deux parties à la table des négociations avant la date limite fixée par le président américain Donald Trump pour la réouverture du détroit d’Ormuz à tous les navires.
Des responsables israéliens de haut rang interrogés par Epoch Magazine Israel ont décrit la situation comme « une course contre la montre », les discussions se poursuivant de manière soutenue à l’approche de l’échéance.
Donald Trump a déclaré à Axios le 5 avril que Washington était « en négociations approfondies » avec Téhéran, exprimant l’espoir de parvenir à un accord avant la date butoir, qu’il a repoussée à 20 h (heure de l’Est) le 7 avril. « Il y a de bonnes chances, mais s’ils ne concluent pas d’accord, je ferai tout exploser là-bas », a-t-il lancé.
L’Iran refuse pour l’heure de rouvrir complètement le détroit d’Ormuz — une condition majeure posée par Washington pour la désescalade — même s’il autorise un passage limité pour les navires jugés « amis ».
Cette étroite voie maritime, située entre l’Iran et Oman, représente environ un cinquième des expéditions mondiales de pétrole et de gaz, en faisant l’un des verrous énergétiques les plus stratégiques de la planète.
Le trafic maritime dans le détroit reste fortement réduit, en baisse de plus de 90 % par rapport à la même période l’an dernier, selon les données du secteur. Seuls quelques navires — dont des pétroliers exploités par Oman, un porte-conteneurs français et un transporteur de gaz japonais — ont traversé récemment dans des conditions étroitement contrôlées.
L’incertitude autour des négociations de paix et de l’évolution du conflit a provoqué une forte volatilité sur le marché pétrolier. Le Brent a brièvement atteint 111,89 dollars le 5 avril et se négociait autour de 108,80 dollars tôt le 6 avril.
Les responsables iraniens ont démontré peu de volonté d’accepter un cessez-le-feu dans les conditions actuelles, rejetant des propositions qu’ils estiment favorables à Washington.
Selon Tasnim, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei, a déclaré lors d’une conférence de presse le 6 avril que les initiatives de cessez-le-feu constituaient une pause permettant aux États-Unis de se réorganiser en vue de nouvelles attaques.
M. Baqaei a reconnu les efforts des médiateurs régionaux, précisant que des échanges de messages entre Téhéran et Washington avaient lieu depuis le début du conflit. Négocier sous la menace d’ultimatums ou d’attaques américano-israéliennes était inacceptable, a-t-il affirmé, ajoutant que la priorité du pouvoir iranien restait la défense du pays.
Chris Summers a contribué à cet article.
Avec l’ Associated Press

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