Retailleau, président des Républicains et candidat déclaré à la présidentielle, a lancé le 3 avril 2026, à Villeneuve-Saint-Georges (quel symbole!), son Observatoire des villes LFI, présidé par Kristell Niasme, le maire LR qui a battu Louis Boyard.
Sur le papier ce serait un outil pour « documenter et nourrir des preuves » sur les déclarations, méthodes et pratiques des mairies dirigées par La France Insoumise. Les éléments recueillis seront mis à disposition des citoyens, associations et élus, promis-juré ; Retailleau n’exclut pas de saisir la justice quand des dérives paraîtront contestables.
Je ne voudrais pas cracher dans la soupe, mais ce que veut installer Retailleau et qui va forcément coûter « un pognon de dingue » n’est-ce pas ce que font chaque jour nombre de sites résistants, gratuitement, sans payer de veilleur ? Que ce soit F de Souche, Riposte Laïque, Résistance républicaine, Dreuz, Minurne, Breiz-info, France Soir... sans parler des innombrables lanceurs d’alerte ? Je suppose que l’argent qui va être englouti dans cette veille qui existe de fait pourrait aider nos sites attaqués pour avoir dit la vérité...
Cela n’empêche pas Retailleau de dire lui aussi la vérité, il est clair et nous sommes nombreux à plussoyer : « La nouvelle France de Jean-Luc Mélenchon, ce n’est pas notre France. » Il dénonce un parti « séditieux » qui serait porteur, selon lui, de communautarisme, racialisme, terrorisme intellectuel, violence…
Retailleau nous lirait-il qu’il reprend nos propres mots ? Nous sommes certes très honorés mais il ne serait pas scandaleux que l’ancien Ministre de l’Intérieur de Macron dise un mot de reconnaissance pour les lanceurs d’alerte plus souvent au tribunal qu’à la réception de la légion d’honneur, non ? Histoire que le peur change vraiment de camp… Parce que la presse officielle se tait précautionneusement. Heureusement que Frontières est venu mettre un coup de pied dans la fourmilière.
Rappel à propos du contexte. L’initiative intervient au lendemain des municipales de mars 2026, où LFI a conquis ou conforté plusieurs communes de banlieue (Saint-Denis, Roubaix, Vénissieux, Vaulx-en-Velin notamment, pour un total d’une petite dizaine selon les décomptes). Elle fait suite à la dénonciation, pendant la campagne, des « accords de la honte » passés avec le reste de la gauche dans plus d’une centaine de villes. Le message de Retailleau est limpide : il faut mettre ces municipalités « sous surveillance » et ne « rien laisser passer ».
Trêve d’égos susceptibles, la vraie question qui s’impose c’est » à ce stade de radicalisation, un observatoire suffit-il ? » Face à des militants qui, dans certaines villes, n’hésitent pas à humilier publiquement les maires battus (cris, insultes, escortes policières nécessaires à Vaulx-en-Velin ou au Blanc-Mesnil), à tenir un discours clivant ou à flirter avec l’illégalité, un simple outil de veille et de communication n’est-il pas condamné à rester symbolique ?
Un observatoire est, par nature, réactif : il constate, il archive, il alerte. Il ne gouverne pas, il ne remplace pas une majorité municipale, ni une majorité parlementaire, ni une volonté politique nationale. Si certains élus LFI ou leurs soutiens considèrent que la fin justifie les moyens – y compris des pratiques qui frôlent ou dépassent parfois le cadre légal –, la seule réponse légaliste et bien élevée peut sembler dérisoire. On l’a vu ailleurs : quand une partie du champ politique refuse les règles du jeu républicain, le camp qui s’y tient scrupuleusement risque de paraître naïf ou désarmé. Retailleau et les siens, ancrés dans une culture gaulliste et libérale-conservatrice, privilégient la preuve, la procédure, la parole publique. Est-ce une force ou une faiblesse face à des adversaires qui jouent parfois sur un autre registre ?
Pourtant, réduire l’observatoire à un coup d’épée dans l’eau serait peut-être injuste. D’abord, parce qu’il comble un vide : jusqu’ici, les dérives locales restaient souvent confinées aux médias militants ou aux réseaux sociaux. Documenter systématiquement, avec des faits vérifiables, permet de nourrir le débat démocratique et de fournir des munitions juridiques ou électorales.
Ensuite, parce que la République repose précisément sur ce que Retailleau incarne : l’État de droit. Descendre au niveau de l’adversaire, c’est lui donner raison. La force de la droite républicaine a toujours été sa capacité à opposer la loi, la transparence et l’alternance à la révolution permanente. Enfin, l’initiative a une vertu pédagogique : elle dit aux électeurs des banlieues populaires et à l’opinion nationale que ces villes ne sont pas des laboratoires impunis de la « nouvelle France » .
Elle rappelle que la démocratie locale n’est pas une propriété privée.
Reste une question : Retailleau et ses amis sont-ils armés pour gagner ? L’observatoire est un bon début, mais il ne suffira pas si, en face, l’agressivité militante s’accompagne d’une stratégie de conquête patiente des institutions (associations, universités, médias, administrations locales). Pour barrer la route à Mélenchon et à LFI, il faudra plus : des victoires électorales concrètes, une offre politique claire sur les sujets qui fâchent (sécurité, immigration, pouvoir d’achat, identité), une pédagogie tenace auprès des classes populaires qui, parfois, votent LFI par dépit ou par colère, et surtout une fermeté qui ne se négocie pas…
.Être républicain n’est pas un défaut ; c’est une exigence. Mais être républicain ne doit pas signifier être passif.
En somme, l’Observatoire pourrait être un outil parmi d’autres dans une bataille plus large, culturelle et politique, pour l’âme des villes françaises. Il pose le cadre : la vigilance républicaine. À charge maintenant pour les élus, les citoyens et les partis de droite de le faire vivre – ou de le dépasser… et se s’appuyer sur les associations et partis patriotes de tous bords dont le but est de préserver la France éternelle.
La « nouvelle France » de Mélenchon ne deviendra la nôtre que si nous abdiquons. L’observatoire de Retailleau peut rappeler que nous n’avons pas abdiqué. Reste à savoir si nous saurons passer à l’offensive…
Christine Tasin
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Quand on veut faire croire qu’on fait quelque chose.
Aucune confiance pour ce chamallow.
Une invention débile de plus pour faire croire qu’il est de droite alors qu’il nous faut être souverainistes !!!
Pauvre LR collabos depuis toujours…
Encore un truc qui ne sert à rien. Comme vous le dites si bien, il suffit de se rendre sur les divers sites patriotes pour trouver tout ce que l’on veut sur cette officine de la haine qu’est LFI et pour leur panégyrique, il suffit de chercher sur les chaînes publiques, où ils sont encensés à longueur de temps.
Retailleau étant un homme politique « reconnu », son observatoire ne peut qu’être profitable pour dénoncer les méfaits divers des LFI.
Retailleau, mi-imam, mi-curé.
Du pipeau umps pur jus et pourtant depuis si longtemps beaucoup croient encore aux fables des faux gaullistes.
Il y a des observatoires partout. Même des observatoires qui observent les observatoires. Et ceci à l’infini.
Que ce couillon de retaillau commence par faire le ménage dans son propre parti..
Entre un jf copé lr qui autorise les voilées a siéger au conseil municipal.
Les maires LR qui vont au rupture du jeûn a la mosquée, ou qui la finance via des associations bidons .