Bombardier stratégique chinois contre B-2 américain, qui sera le meilleur ?

Info ou intox ? Les Chinois bluffent-ils en prétendant connaître les points faibles du B-2 ? Ou leurs dires ne sont-ils pas démentis car c’est une aubaine pour le complexe militaro-industriel US afin d’obtenir plus de crédits de recherche et davantage de commandes ? Puisque la supériorité stratégique aérienne de l’Amérique serait menacée, ce que Donald ne peut tolérer.

Les Chinois s’inspirent-ils de la guerre des étoiles de Reagan pour décourager ou ruiner les Américains ?

On se souvient que les Russes bluffés, se croyant complètement dépassés par des nouvelles technologies qui n’existaient pas encore, avaient levé le pied. Tellement les budgets leur paraissaient astronomiques. Aujourd’hui, les Chinois qui ne publient rien sans l’imprimatur de leur gouvernement, listent des faiblesses qui selon eux rendraient les B-2 vulnérables. Tandis qu’ils prétendent être en mesure de faire mieux.

Selon Jingan Technology qui travaille avec les agences de sécurité de l’État chinois, si la furtivité peut tromper les radars conventionnels, le bombardier B-2 pourrait être localisé grâce à des traces indirectes telles que des ombres au sol ou dans les nuages sur des images satellite, des transmissions radio pour les RV de refueling, un signal GPS de repérage, ou tout simplement des mouvements logistiques inhabituels sur des bases aériennes. Des IA seraient programmées pour croiser tous ces paramètres et en sélectionner les plus pertinents.

En outre, les Chinois auraient détecté des faiblesses dans les commandes en vol électriques assurant la stabilité de l’avion. Mais bien sûr l’USAF ne leur répondra pas, le piège est trop gros, même si des officiels ont reconnu qu’un avion sans queue n’est pas facile à équilibrer. Ils ont des solutions mais ne vont pas les divulguer. Ne rêve pas, camarade Xi !

Le B-2 ne peut rester en vol contrôlé que grâce à des ajustements continus et automatiques effectués par ses ordinateurs embarqués. Une dépendance numérique synonyme de vulnérabilité en cas de défaillance ou d’erreur dans les capteurs, les calculateurs ou les logiciels. En outre, bien que très protégé par des technologies de durcissement électronique, le B-2 reste exposé à des attaques cybernétiques et des brouillages mortels. Mais bien sûr des parades existent et fonctionnent bien. Jusqu’à présent.

Il faut noter que les Chinois, bien que théoriquement liés à l’Iran, n’ont pas fait cadeau à la dictature islamique des plans de vol qu’ils auraient décryptés. S’ils ont gardé pour eux leurs découvertes, cela prouve qu’ils sont très mécontents du blocage du détroit d’Ormuz par lequel passent 45 % de leurs importations maritimes de pétrole. La géopolitique mondiale est trop complexe à appréhender par l’esprit obtus des ayatollahs. Ceux qui vivent encore. Il ne doit plus en rester des masses.

Le H-20, futur bombardier furtif de Pékin, peut-il concurrencer les B-2 américains ?

Le B-2 Spirit, en service depuis 1997, est l’un des symboles de la supériorité militaire américaine, il l’a encore démontré en Iran. Il reste, malgré les imperfections qu’on lui attribue, la clé de voûte de la projection des intérêts étasuniens partout dans le monde. Aucun endroit sur terre ne lui est inaccessible. Avis aux terroristes de tout poil !

Le B-2 est l’option ultime même si d’autres solutions sont disponibles pour fracasser les bunkers souterrains et détruire les bases de missiles enterrées avec des bombes guidées perforantes GBU-72 tirées par des B-1 et des F-15, que les gardiens de la révolution islamique grouillant autour du détroit d’Ormuz viennent de se prendre sur la gueule.

Malgré ses succès, Washington ne reste pas inactif. On prépare actuellement un successeur au B-2, le B-21 Raider, qui ressemble de plus en plus à un OVNI. Il a effectué ses premiers vols en 2023 et doit entrer en service avant 2030. La concurrence, hypothétique pour le moment, d’un bombardier stratégique furtif chinois, va-t-elle contraindre les Américains à revoir leur copie ?

On n’en est pas encore là. Puisque le mythique H-20 développé en secret et récemment exposé par une indiscrétion calculée n’existe que sous forme de plans, de maquettes, de concepts numériques et peut-être d’un prototype pas encore tout à fait au point.

Néanmoins il ne faut pas prendre à la légère la technologie et l’industrie chinoises. Elles ont énormément progressé ces dernières années. De nombreux appareils qui constituent l’avant garde de l’aviation de Pékin dans un futur proche ont été récemment aperçus lors d’essais, tels que le Shenyang J-15 dit le requin chinois, un avion de guerre électronique qui doit opérer depuis les récents porte-avions mis en service. Semi-furtif, le J-35 s’inspire du Soukhoï Su-33 que Pékin devait acheter mais a préféré améliorer. Vlad n’était pas content mais il a passé l’éponge. Les BRICS sont plus importants que ces querelles d’épiciers.

De son côté, le H-20, bombardier furtif en développement, a été aperçu fin 2024. Des images contrôlées par Pékin montrent un appareil au design de flèche élancée volant à côté d’un chasseur. Mais on ne sait pas encore s’il s’agit d’images réelles ou générées par ordinateur.

Des caractéristiques inquiétantes pour Taïwan et la zone Pacifique si les ingénieurs chinois réussissent à concrétiser leur démarche innovante.

Des analystes de la défense US ont noté plusieurs caractéristiques récurrentes semblables aux projets avancés, sans que l’on puisse affirmer lesquelles seront retenues sur le modèle définitif. Notamment des entrées d’air dentelées, des winglets rétractables et des surfaces de queue doubles repliables qui peuvent être basculées comme des empennages verticaux ou en V, rendant cet appareil beaucoup plus maniable que son concurrent. Si toute cette quincaillerie fonctionne.

Selon le département de la Défense des États-Unis, le H-20 devrait être une aile volante au rayon d’action de l’ordre de 8500 km et d’une capacité de charge utile d’au moins 10 tonnes d’armement conventionnel ou nucléaire. Selon la RAND Corporation, cela permettrait à la Chine de menacer de manière crédible des cibles américaines à l’intérieur et au-delà de la Deuxième chaîne d’îles, incluant les principales bases militaires américaines de Guam et de Hawaï.

Question furtivité, il pourrait égaler sinon surpasser le signature radar du B-2 Spirit. Elle est comparable à celle d’un moineau ce qui rend l’appareil extrêmement difficile à détecter. Une telle performance repose sur une conception aérodynamique en aile volante, des matériaux absorbants les ondes radar, des entrées et sorties moteur masquées et des baies d’armes intégrées.

Par contre, la signature radar du H-20 reste inconnue et spéculative. Bien que sa conception en aile volante suggère une furtivité avancée similaire au B-2, aucune donnée officielle ou mesurée n’est disponible. Certains analystes estiment que l’appareil chinois pourrait intégrer des matériaux et des technologies plus récents, pouvant lui donner une signature égale, voire inférieure, à celle du B-2. Mais cela dépend de la maîtrise chinoise des finitions de surface, des joints, des moteurs enfouis et de la gestion des signatures infrarouges et électromagnétiques.

En juillet 2022, les médias d’État chinois ont suggéré que le H-20 était sur le point de faire son vol inaugural. Puis en mars 2024, lors de la deuxième session de la 14e Assemblée nationale populaire, le vice-commandant de l’armée de l’air Wang Wei, a indiqué que le H-20 serait opérationnel très bientôt. Des délais qui n’ont rien d’exceptionnel mais prouvent qu’ils ne maîtrisent pas encore à 100 % cette technologie.

Christian Navis

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