Je reviendrai sur la guerre en Iran en détail dans quelques jours (tout continue à avancer comme prévu, et l’élimination d’Ali Larijani est sans doute un coup fatal porte au régime car Larijani était le dernier dirigeant important de celui-ci à être encore vivant, et l’élimination au même moment de Gholamreza Soleimani, chef du Bassij est elle-même un coup quasiment fatal à l’appareil répressif du régime), mais dans l’immédiat, j’entends insister sur la façon dont la plupart des politiciens français en parlent, car c’est absolument scandaleux. Sans que ce soit étonnant, c’est Emmanuel Macron qui a donné le ton, mais rares sont ceux qui se démarquent et tiennent des propos plus dignes.
La guerre contre le régime iranien ne serait pas « notre guerre », et ne concernerait donc pas la France. Elle reposerait sur une décision de Donald Trump qui avait pourtant dit que les Etats-Unis ne s’occuperaient plus des affaires du monde, et qui a « suivi » Binyamin Netanyahou. Elle serait une guerre dans laquelle la survie d’Israël serait en jeu, mais pas celle des Etats-Unis et moins encore celle de la France. Et Donald Trump s’étant placé dans une situation inextricable, il appelle à l’aide les pays européens et les menace, mais les pays européens ne cèdent pas.
Remettons une fois de plus les points sur les i et les barres sur les t
Le régime iranien est un régime dont les dirigeants se fixent, depuis 47 ans, deux buts, qu’ils ressassent de manière obsessionnelle, la destruction d’Israël, et celle des Etats-Unis et du monde occidental. Nul ne leur a demandé de se donner ces buts, mais dés lors qu’ils se les donnent, cela fait du régime iranien l’ennemi absolu d’Israël, des Etats-Unis et du monde occidental. Sauf si ceux qui disent que « la guerre n’est pas notre guerre » pensent que la France ne fait plus partie du monde occidental et a déjà rejoint le monde islamique, cette guerre nous concerne et est aussi « notre guerre » : le régime, après les frappes de juin 2025, a cherché à reconstruire des bases nucléaires en les plaçant plus profondément dans le sol et dans les montagnes de façon à ce qu’elles soient imperméables aux bombardements et à reprendre ses activités nucléaires. Il était crucial d’intervenir militairement avant que ces bases soient opérationnelles et hors d’atteinte.
Le régime iranien continuait à vouloir l’arme nucléaire et les 450 kilos d’uranium enrichi a 60% qu’il a réussi a sauver des bombardements de juin 2025 pourraient être très vite enrichis à 90%. Avec l’arme nucléaire, l’Iran pourrait soit se sanctuariser et faire déferler le terrorisme contre Israël et contre le reste du monde occidental, soit utiliser une arme nucléaire sur Israël (la dimension apocalyptique du chiisme duodécimain ne permet pas d’exclure cette hypothèse).
Trump et Netanyahou ont fait ce qu’il était urgent de faire et seule la puissance militaire américaine, accompagnée de la puissance militaire israélienne permettait d’agir avant qu’il soit trop tard.
Que des politiciens français puissent imaginer qu’en se courbant de manière lâche et servile devant les dirigeants iraniens, la France serait épargnée, même si le régime iranien faisait déferler mondialement le terrorisme une fois l’arme nucléaire obtenue, montre que l’esprit de collabo est toujours présent en France. Heureusement que quelques rares dirigeants politiques français sauvent l’honneur.
Que Macron ait demandé sans l’obtenir un cessez-le feu immédiat pour sauver le régime iranien, et qu’il ait ensuite fait la même chose concernant le Liban en demandant qu’Israël arrête ses opérations contre le Hezbollah et négocie avec toutes les parties impliquées au Liban montre à quel point Macron est un sale type et veut sauver le Hezbollah. L’armée libanaise ne peut éliminer le Hezbollah, et « toutes les parties » au Liban est une formule qui inclut le Hezbollah : qui peut imaginer qu’Israël négocie quoi que ce soit avec une organisation vouée à la destruction génocidaire d’Israël ? Traiter le Hezbollah de cette façon alors que le Hezbollah a largement détruit le Liban est, de la part de Macron, légitimer la destruction du Liban.
Donald Trump n’a jamais dit qu’il entendait que les Etats-Unis ne s’occupent plus des affaires du monde. Il a dit qu’il ne voulait plus que les Etats-Unis soient impliqués dans des guerres interminables et procèdent à du nation building, façon George Walker Bush. C’est très différent. Donald Trump n’a jamais été isolationniste.
Le régime iranien représentait un clair en présent danger, pour Israël, les Etats-Unis et le monde et devait être détruit. Trump a agi, avec Israël, avant qu’il soit trop tard. Sa décision s’imposait et il a eu le courage de la prendre. Elle n’est pas le déclenchement d’une guerre : le régime iranien est en guerre contre Israël, les Etats-Unis et le monde occidental depuis 47 ans. Donald Trump agit pour mettre fin à 47 ans de guerre.
Son action est destinée à apporter la paix à Israël, aux Etats-Unis, au monde occidental et, on doit le souhaiter, la liberté pour le peuple iranien, soumis depuis un demi-siècle à un regime abject. Que des gens en France disent que ce régime abject « résiste » – j’ai entendu le mot souvent à la télévision française – est au delà du répugnant, et ceux qui emploient le mot sont complices verbalement du terrorisme islamique qui frappe le monde.
Donald Trump n’a pas « suivi Netanyahou ». Ils ont décidé conjointement parce que ce sont deux grands hommes d’État. Donald Trump est un grand président des Etats-Unis (l’un des plus grands) et il ne suit personne. La guerre concerne la survie d’Israël, mais, je viens de l’expliquer, elle concerne directement les Etats-Unis et le monde occidental, donc la France tant qu’elle fait partie du monde occidental. Dire, comme je l’ai entendu que « les intérêts vitaux de la France » ne seraient pas concernés (Philippe de Villiers lui-même l’a fait !) et considérer que si la France devait à nouveau subir le terrorisme islamique, ses intérêts vitaux ne seraient pas concernés : quelques dizaines de morts par attentats, ce serait un infime détail, sans doute. Une montée de l’insécurité résultant de la menace terroriste, ce serait un infime détail aussi. Que ce discours est sordide ! Et dire que la survie d’Israël est en jeu avant de dire que cela ne nous concerne pas du tout montre que l’antisémitisme en France est bien vivant.
Je l’ajoute, Donald Trump n’est pas dans une situation inextricable. Mettre hors d’état de nuire un régime totalitaire qui a consacré tout l’argent dont il disposait à construire des missiles, des drones, des installations nucléaires et un appareil répressif protéiforme prêt au meurtre de masse peut prendre plusieurs semaines. C’était dit dès le départ : il a toujours été question de quatre à cinq semaines, peut-être davantage, pas d’une à deux semaines.
Donald Trump, enfin, n’appelle pas à l’aide. Que cette formulation est arrogante ! Et être arrogant sans en avoir les moyens est ridicule. Donald Trump dit aux dirigeants occidentaux qui subiraient davantage que les Etats-Unis, premier producteur de pétrole du monde, une hausse plus forte du pétrole, que ce serait leur intérêt de contribuer à la sécurité du détroit d’Ormuz. S’ils ne le font pas, les Etats-Unis les laisseront en subir les conséquences : ils auront fait leur choix. Donald Trump s’en souviendra si, dans le futur, ils ont des difficultés.
Et Donald Trump a raison : l’Europe occidentale a vécu en assistée sous le parapluie de la défense américaine, tout en crachant régulièrement sur les Etats-Unis qui les protégeaient. Trump leur demande de montrer qu’ils sont des alliés des Etats-Unis et de penser à leurs propres intérêts. Ils placent leur haine de Trump au-dessus de leurs propres intérêts et de ceux des peuples européens. Ils sont vraiment méprisables. Ils ne sont pas des alliés des Etats-Unis, mais des traitres et des ennemis des Etats-Unis dès que ceux-ci ont un président républicain. Donald Rumsfeld en 2003 avait parlé de l’alliance Chirac-Schroeder-Poutine comme de l’axe des fouines. L’expression pourrait s’appliquer au piètre trio Macron-Merz-Starmer, avec une mention spéciale pour Pedro Sanchez.
Toutes les installations militaires sur l’ile de Kharg ont été détruites par l’armée américaine. Les installations pétrolières de l’Ile de Kharg peuvent passer intégralement sous contrôle des Etats-Unis en quelques heures si Donald Trump le décide. 90% des exportations de pétrole iraniennes passent par l’ile de Kharg, et les revenus du pétrole représentent une part essentielle des revenus du régime iranien. Donald Trump peut faire tomber le régime iranien en quelques heures. Cela provoquerait temporairement une panique sur le marché pétrolier. Donald Trump préfèrerait éviter cette panique, même si elle était temporaire, c’est pourquoi il ne prend pas pour l’instant l’ile de Kharg. Mais oui, il peut faire tomber le régime iranien en quelques heures. Le dossier est à l’étude. Et ceux qui parlent de « guerre mondiale » sont des propagandistes au service du régime iranien. Ni la Russie ni la Chine n’interviendront militairement contre les Etats-Unis : ils n’en ont pas les capacités militaires. Que les propagandistes sont lamentables !
Le détroit d’Ormuz n’est pas fermé, mais il est dangereux. Il ne le sera pas très longtemps. Et les discours apocalyptiques ne sont toujours pas de mise.
Le régime iranien est à l’agonie, sans aucun dirigeant, sauf un guide suprême en carton, mort ou dans le coma, homosexuel de surcroit, et même, selon de nombreuses informations, pédérastre.
Europe 1 et CNews au cours de la semaine écoulée ont donné la parole à Reza Pahlavi et à Emmanuel Razavi, deux antidotes à la propagande, et cela doit être salué, quand bien même, Arcom oblige, Europe et CNews n’invitent pas tous ceux qu’ils pourraient inviter et doivent aussi, au nom du « pluralisme », donner la parole à des gens douteux.
© Guy Millière pour Dreuz.com. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.
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