Le Parisien
Ah, Nice, ses palmiers, sa Promenade des Anglais… et maintenant ses têtes de porc suspendues comme des décorations de Noël… Peut-on dire, un peu hardiment, que le dhimmi Estrosi qui a tant offert à ses chers amis musulmans a bénéficié d’un ironique retour à l’envoyeur de ses concurrents ? A moins que ce ne soit des amis à lui, croyant bien faire devant la victoire annoncée de Ciotti qui ont essayé par ce geste presque désespéré, 3 jours avant le premier tour de rappeler à qui de droit qu’il avait bien travaillé pour le halal ?
En tout cas ils ont découvert il y a quelques jours, accrochée au portail de sa maison, une moitié de tête de cochon, une affiche de campagne du maire ornée d’une belle étoile de David et d’un charmant « connard ». Immédiatement, l’édile de crier au scandale : « Les fachos ! L’ultra-droite ! Pierre-Édouard Stérin et sa clique ! Une barbouzerie venue de l’extrême droite pour me salir ! »
La grande scène du II… Estrosi en victime exemplaire, apparaissant comme un ami des musulmans et un rempart contre l’islamisme, entouré, réconforté, même son rival Ciotti obligé de condamner l’acte immonde…
Sauf que… patatras. L’enquête avance, et comme dans un mauvais polar, les rebondissements s’enchaînent.
D’abord, deux Tunisiens interpellés, mis en examen, placés en détention. Puis, surprise : l’exploitation des téléphones montre des contacts entre eux et… une proche collaboratrice d’Estrosi. Ensuite, quatre nouvelles gardes à vue, dont un proche du couple Estrosi et un ancien des renseignements. Le Parisien : « un proche du couple Estrosi et un ex-agent des renseignements en garde à vue ». Ça fait un peu désordre, non ? Barbouzerie sur la Côte d’Azur ? Et tout ça pour quoi ? Pour qui ?
Génie stratégique ou énorme boulette ? On ne sait pas encore si c’était du faux-nez d’extrême droite, une infiltration ratée, une manipulation interne pour faire monter la sauce électorale à deux jours du scrutin, ou juste un défi entre copains d’Estrosi pas trop futés… Toujours est-il que l’affaire est en train de transformer la campagne municipale en sketch d’au théâtre ce soir (quand j’étais ado il y avait chaque semaine, à la télé (une unique chaîne me semble-t-il) une pièce de théâtre dit de boulevard avec amants dans le placard, révélations, coups de théâtre…
Pendant ce temps, Pierre-Édouard Stérin, accusé à la volée par Estrosi, prépare sa contre-attaque judiciaire. Et les électeurs niçois, eux, se demandent s’ils votent pour un maire, un comédien ou un metteur en scène de performances artistiques porcines.
Bref, dans cette belle opération, tout le monde a gagné : Estrosi a eu son moment « je suis persécuté », les complotistes ont du grain à moudre, les bouchers de Nice ont sûrement vu leurs ventes exploser et l’électeur niçois catho ou athée, pour une fois, a bien rigolé.. Quant aux musulmans de la ville, ils doivent se demander si c’est du lard ou du cochon et à quelle sauce ils seront mangés !
Christine Tasin
169 total views, 169 views today



« is fecit cui prodest »!!!
La sagesse latine a laissé quelques onces de bon sens, non ?
Avec une tête de veau persillé c’est meilleur.
Estrosi se fait remarquer par des propos tenus le 7 mars a l’ariane lors d’un meeting le candidat à sa réélection – apparaît lors d’une réunion organisée dans les locaux de l’association « Partage ton talent ». Cette structure, anciennement présidée par Abdel Madi
C’est précisément dans ce quartier sensible de la ville que se tient l’événement. Face à l’assemblée, l’édile évoque les « mots à la télé » qu’il a pu prononcer, ainsi que le « conflit international ». Il déclare alors : « Je voudrais vous dire que tout ce que j’ai pu faire et qui, quelque part, vous a blessés, vous a touchés – et je sais que c’est vrai pour un certain nombre d’entre vous. Ça fait partie aussi de l’exigence d’humilité d’un responsable public de savoir s’excuser vis-à-vis de celles et ceux que ça a pu toucher. »
merci pour ce témoignage qui dit tout ! quelle lavette !
Il a tiré les leçons et appliqué à sa campagne les méthodes de Dorianchon qui fait targuer par ses propres sbires divers lieux de réunion de son mouvement, ce qui lui permet de séduire une certaine clientèle électorale.
Ça sent le pâté !