Merci à Diogène de nous avoir proposé ce portrait. Nombre de nos lecteurs vont se demander pourquoi le choix de Résistance républicaine pour cette interview. La réponse est évidente : parce que nous luttons contre l’islam et que nous voulons que personne n’oublie notre lutte première, contre l’islam. Cette interview de Brigitte Lahaie, quoi qu’en pense chacun, est un bras d’honneur à tous ceux qui veulent nous imposer, à l’insu de notre plein gré, des interdictions, des limites, une conception de la femme aux antipodes de celle d’un Brigitte Lahaie, comme d’une Brigitte Bardot.
Les censeurs guettent, plus que jamais… n’oubliions pas. Merci Diogène.
Christine Tasin
[…]par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer
Liberté.
Paul Eluard
Brigitte Lahaie : « J’ai pris du plaisir à être scandaleuse »
ENTRETIEN « À NU ». Sa liberté, son image, son féminisme… À 70 ans, la confidente des auditeurs de Sud Radio et ex-égérie du X retrace, avec nous, son parcours et porte son regard, sans concession, sur les rapports hommes-femmes aujourd’hui.
Publié le 27/02/2026 à 17h03, mis à jour le 01/03/2026 à 09h00
Portrait de Brigitte Lahaie Paris, le 27 février 2023 © CEDRIC PERRIN / BESTIMAGE
Elle avait pensé nous donner rendez-vous dans sa maison de campagne, en région parisienne. Mais par commodité, c’est finalement dans le petit appartement qu’elle occupe en semaine, dans un immeuble sans extravagance du XVIe arrondissement de Paris, que Brigitte Lahaie, robe de laine noire et veste cintrée rouge vif, nous reçoit, un élégant lévrier, dans les jambes. L’accueil est simple, presque réservé.
L’objet de cette rencontre dans la lumière d’une fin d’après-midi ensoleillée ? Évoquer le parcours de celle qui, depuis ses débuts dans le cinéma pornographique au creux des années 1970, a su mener sa barque, poussée par un vent de liberté. Sous la main, Lahaie par Brigitte (Éd. Pulse), le livre de confidences, enrichi de nombreux clichés, qu’elle a publié en 2024 et dans lequel elle se raconte sans fard.
D’emblée, notre hôtesse, rompue aux conversations intimes avec les auditeurs de Sud Radio (l’essayiste et médecin Barbara Polla consacre un ouvrage à cet exercice quotidien*), se veut rassurante : elle répondra à toutes les questions, sans détour ni faux-semblants. Le temps d’ôter ses chaussures, de s’installer confortablement sur le canapé, sa chienne désormais assoupie à portée de caresses, la conversation peut commencer. La voix basse, prête à la confidence.
Le Point : En 1987, vous vous livriez dans le best-seller Moi, la scandaleuse. Pourquoi avoir écrit ce nouveau livre de confidences ?
Brigitte Lahaie : C’est l’éditeur Guillaume Le Disez, qui, après le succès de Brigitte Lahaie, Les films de culte, a eu l’idée de ce livre plus personnel. Souvent, des auditrices me demandent comment j’en suis arrivée où je suis aujourd’hui. Alors, je me suis dit que j’allais raconter les moments de ma vie qui expliquent celle que je suis devenue, et d’où me vient cette force de caractère. Ça n’aurait tenu qu’à moi, j’aurais choisi des photos de mes animaux, et peut-être une seule photo de moi à poil ! Mais j’ai aussi la lucidité de savoir ce que je représente, et ce qu’on peut attendre d’un livre de photos qui porte mon nom.
Quel regard portez-vous sur ces images, aujourd’hui ?
Une amie psychanalyste me disait, il y a peu, qu’il était encore plus dur de vieillir quand on avait été belle. Moi, je crois que j’ai tellement de photos de cette période que j’ai pu en faire le deuil, qu’il m’est plus facile d’accepter d’avoir été et de ne plus être. C’est quand même une chance d’être reconnue comme une des femmes ayant eu les plus beaux seins du monde. Et – même si je ne me trouvais pas très belle – je crois qu’il est plus facile de vieillir quand on a été adulé pour sa beauté. Beaucoup de comédiennes râlent sur leur âge… Mais je crois que c’est parce qu’elles ne font pas de travail sur elles. Si on le fait, vieillir est, normalement, plus facile.
Vous l’avez fait ce travail, vous ?
Je l’ai fait, même si je n’ai pas fait d’analyse. Cependant, j’ai eu un très bon ami psychanalyste – qui m’a sûrement aidée – et j’ai beaucoup étudié la psychanalyse. Comme j’ai étudié l’astrologie, la spiritualité… Ma vie, depuis mes 30 ans, est une sorte d’autoanalyse permanente. Il a fallu que je comprenne pourquoi j’avais fait du porno, pourquoi aussi on m’a, à la fois, détestée et adulée. Sans ce travail sur moi-même, je n’aurais pas tenu… Parce que tout ça paraît simple aujourd’hui, mais ça ne l’était pas tant que ça.
Ce n’est pourtant pas ce qui ressort de ces photos. Il s’en dégage même une forme de sérénité…
Je trouve, au contraire, que sur certaines photos de moi jeune, je n’ai pas l’air si sereine. J’ai parfois un regard très dur, comme pour me protéger. Je pense que je suis plus joyeuse aujourd’hui. Mais j’avais – et c’est ma grande chance car je n’y étais pour rien – un certain magnétisme. Alain Delon, d’ailleurs, m’avait dit : « Tu es comme moi, la caméra t’aime ». C’était un beau compliment…
Qu’est-ce qui vous a amenée à vous lancer dans le cinéma pornographique ?
Quand j’ai quitté Lyon pour Paris, avec ma sœur, j’ai commencé par vendre des chaussures. Je me disais : « Je ne veux pas de cette vie-là. Métro-boulot-dodo, ce n’est pas moi ». Alors quand on m’a proposé ce truc-là, j’ai trouvé ça super. Mais quand j’y réfléchis, il faut être un peu fou pour le faire. Et si je suis une femme libre, à l’époque j’étais surtout téméraire ! Il fallait quand même oser se lancer dans le porno quand on venait du petit milieu bourgeois qui était le mien. Quand j’ai tourné ma première séquence, je n’avais eu que deux hommes dans ma vie, j’étais très prude. Mais j’étais prête à tout pour vivre mes pulsions…
Comment cela a-t-il été reçu par votre entourage ?
Mon père l’a très bien accepté. Ma mère, ça a été plus compliqué. En même temps, c’est ma lignée maternelle qui m’a amenée au porno. Et peut-être qu’au fond d’elle-même, elle aurait aimé en faire aussi. Je ne sais pas, je n’ai jamais abordé ce sujet avec elle, trop brûlant. Ma grand-mère maternelle a subi l’opprobre de par sa liberté sensuelle, et ma mère, qui n’a pas connu son géniteur, en a beaucoup souffert. Je suis donc allée à l’opposé de tout ça : j’ai choisi de montrer qu’une femme pouvait utiliser sa sexualité comme elle en avait envie et que la société n’avait pas à la juger pour ce choix. J’ai assumé, et j’ai même pris du plaisir à être scandaleuse. Je ne sais pas ce qu’on dira de moi quand je vais mourir, mais je pense que ça restera, il y aura cette tache qui restera…
Il y a toujours des gens pour qui je représente le diable. Mais c’est normal, ça ne me choque pas !
Vous parlez encore de tache ?
Je sais bien qu’il y a quelque chose comme ça, oui… Récemment, par exemple, un philosophe a voulu me faire intervenir à la Sorbonne pour un débat sur l’érotisme. Et l’université s’y est opposée. Vous voyez, il y a toujours des gens pour qui je représente le diable (Elle sourit.) Mais c’est normal, ça ne me choque pas ! Quelqu’un qui a fait de la prison pendant des années aura toujours « fait de la prison ». Si on choisit, contre les normes d’une société, d’aller du « mauvais côté », ça reste, c’est tout…
Vous avez souffert de ce regard porté sur vous ?
Parfois, mais plus aujourd’hui. D’ailleurs, on ne m’attaque pas, parce que j’assume parfaitement ce que j’ai fait. On peut ne pas m’aimer, mais on ne peut pas me reprocher de ne pas être cohérente avec moi-même et avec mon parcours.
Vous dites, dans votre livre, votre regret de ne pas être devenue comédienne…
Oui, cela reste un regret, même si j’ai réussi ma carrière professionnelle. Le monde du cinéma a pu être dur avec moi. Repenser à Philippe Noiret, qui a refusé qu’on partage la scène pour une soirée de Canal Plus, me fait presque sourire aujourd’hui. Mais à l’époque, je n’avais pas encore beaucoup travaillé sur moi, j’avais encore le rêve d’être comédienne… À un moment, j’ai compris que tout ça risquait encore de me faire souffrir. Alors j’ai décidé, moi, de tourner le dos à ce milieu, d’en faire le deuil. Je me suis protégée. J’ai osé plein de choses, mais n’ai jamais été du genre à me faire du mal.
C’est aussi pour cette raison que vous avez arrêté de tourner des films pornographiques, écrivez-vous.
Oui, car ça abîme quand même un peu. Je ne le disais pas avant, mais il ne faut pas se raconter d’histoires. Il est intéressant de constater qu’on arrive à reconnaître ses blessures une fois qu’on est apte à les accepter. À l’époque, je ne pouvais pas le faire, sinon je m’écroulais.
Quel regard portez-vous sur le milieu tel qu’il est aujourd’hui ?
J’étais dans un salon érotique à Albi, l’année dernière. Et pour avoir parlé avec des actrices, j’ai compris qu’elles faisaient toutes ça pour le fric. J’ai bien gagné ma vie certes, mais moi mon moteur n’a jamais été l’argent ! Je voulais tirer un pied de nez à la société, réussir la révolution sexuelle initiée en 68, montrer que la sexualité pouvait être quelque chose de chouette… Ma quête a toujours été celle-ci, et ma motivation première a toujours été d’être en accord avec moi-même. C’est d’ailleurs pour ça, qu’ensuite, quand il a fallu que j’en fasse quelque chose d’autre, j’ai réussi ma transition professionnelle.
De fait, vous écoutez et conseillez les Français sur leur intimité, depuis plus de vingt ans à la radio… Avez-vous le sentiment que des lignes ont bougé ?
J’observe que beaucoup de jeunes – sans doute parce qu’ils ont vu leurs parents divorcer – ne croient plus beaucoup à l’engagement. Ils revendiquent un tas de choses, un tas de nouvelles tendances. Mais ils ont encore besoin d’idéaux et, au fond d’eux-mêmes, ils aspirent toujours à l’amour…
Pour le reste, les hommes s’inscrivent toujours dans la performance et les femmes s’oublient toujours un peu… Fondamentalement, l’être humain n’a pas changé ! Et ce sera peut-être pareil dans deux siècles. Je crois, d’ailleurs, qu’il y a quelque chose de biologiquement sacrificiel chez les femmes – la grossesse, déjà, est une forme de sacrifice. Ce que je dis peut paraître horrible car cela signifie que se libérer leur serait contre-nature et que je ne les crois pas aptes à le faire. Mais il s’en trouvera toujours pour y parvenir, comme Colette, George Sand, Olympe de Gouges… Ceci dit, il y en a peu. Et je ne suis pas sûre que ce soit très bénéfique à l’humanité…
Quel regard portez-vous sur les relations hommes-femmes, aujourd’hui ?
Les femmes veulent des choses qu’elles ne sont pas capables d’assumer, et les hommes, eux, n’osent plus s’assumer. Alors ça devient un peu compliqué ! L’idée selon laquelle ils seraient tous des salauds, n’aide pas. D’autant qu’il y a autant de sales mecs que de sales bonnes femmes…
C’est un discours difficile à défendre aujourd’hui…
Oui. Cela étant, les choses bougent un peu. On commence, par exemple, à admettre qu’une femme est une femme, qu’un homme est un homme, à leur reconnaître des différences biologiques. Dans mon cas, ce n’est pas qu’une conviction, je les entends parler depuis vingt-cinq ans à l’antenne. Bien sûr, #MeToo a été utile à beaucoup. Mais, à mon avis, les connards resteront des connards. Je pense à cette réflexion, qu’un jour, une auditrice m’avait lancée : « Depuis #MeToo, il n’y a plus que les connards qui osent nous draguer ! » (Elle rit.)
La manière dont on voudrait formaliser la question du consentement fausse l’idée même de ce que peut être la sexualité.
Vous écrivez, néanmoins, que les questions relatives au consentement que le mouvement a soulevé vous ont fait réfléchir…
C’est vrai, et pour y avoir réfléchi je crois justement pouvoir confirmer que le sexe va au-delà des mots. D’où la formule « qui ne dit mot consent ». Lorsqu’on consent à faire l’amour, on ne sait jamais vraiment à quoi on consent… Pour moi, les relations sexuelles reposent sur la confiance, le respect et dans ce cadre – même si elles viennent à aller un peu trop loin – on réussit généralement à les assumer.
Néanmoins, j’ai conscience que pour beaucoup de femmes, le sexe revient à s’offrir et que si cela ne revêt pas, pour moi, une importance extraordinaire, ce n’est pas aussi anodin pour toutes. Une enquête récente montrait d’ailleurs que les femmes regrettaient plus souvent d’avoir eu un rapport, quand les hommes regrettaient, eux, plus souvent d’avoir manqué une occasion. Là encore, on voit qu’il y a une différence fondamentale ! Et que la manière dont on voudrait formaliser la question du consentement fausse l’idée même de ce que peut être la sexualité.
Et quel est votre regard sur l’affaire Pelicot ?
Je ne la connais pas bien, mais je sais que je n’ai pas envie d’en lire le livre qui, paraît-il, bat des records de vente. Et puis je crois qu’on ne peut pas encore dire grand-chose sur le sujet, de toute façon… Je peux entendre qu’elle soit victime, mais je suis gênée avec l’idée qu’on en fasse une héroïne qu’on porte aux nues. Il faut croire que ce procès est arrivé au bon moment. Il y a vingt ans, il n’aurait pas fait la Une des journaux et les hommes – au sens large – n’auraient pas pris aussi cher.
Vous considérez-vous comme féministe ?
À ma manière, oui. Pour moi, le féminisme c’est aider les femmes à connaître leurs désirs, à se réaliser, à se créer – et pas seulement procréer. Mais tout cela est compliqué. Et le féminisme actuel ne parle pas de ce paramètre important qui veut que beaucoup d’entre elles – et d’êtres humains en général – ne soient pas toujours prêtes à être libres. Parce qu’être libre implique d’être responsable, d’assumer ses choix. Et ce n’est pas si simple ! Parce qu’être libre implique aussi de dépasser le besoin d’être aimée, d’être désirée. Et ce n’est pas simple non plus !
Parfois, se considérer comme « victime » est plus facile. Certes, beaucoup de femmes ont été abusées, ou ont eu de mauvais pères, et s’inscrivent contre les hommes en réaction à quelque chose qu’elles n’ont pas élaboré ou travaillé… Celles-ci, je les excuse. Mais il y a aussi toutes celles, dont le féminisme est virulent et souvent proche de l’extrême gauche, qui servent un combat féministe à des fins politiques. Elles mettent en danger la liberté des femmes. Leurs manœuvres sont habiles, mais dangereuses…
C’est vrai que je suis libre, mais il y a un prix à payer.
Vous le disiez, la liberté est exigeante. Elle a aussi un coût, quel a-t-il été pour vous ?
Je ne sais pas, c’est tellement ma nature… Sans doute, parce que j’ai vu ma mère souffrir du manque de liberté et des sacrifices qu’elle a pu faire. J’ai quitté le premier homme avec qui j’étais – un homme extraordinaire avec qui j’ai été très heureuse – au bout de trois ans, parce que je sentais qu’il serait un frein à la vie que je voulais vivre. Il avait beaucoup d’argent et ça a, ensuite, été plus difficile. Souvent, la liberté a un coût financier.
L’autre coût revient à devoir assumer la culpabilité qu’on peut ressentir à faire du mal. Bien que j’aie la chance de ne pas être trop ravagée par ce sentiment… Enfin, pour ma liberté, j’ai décidé de ne pas avoir d’enfant. Je ne le regrette pas. Mais cette année, j’ai passé Noël seule, je venais de fêter mes 70 ans et, en moi-même, je me suis dit : « Tiens, une fois que les parents ne sont plus là, et qu’on n’a pas d’enfants… » C’est vrai que je suis libre, mais il y a un prix à payer.
Beaucoup de femmes font ce choix, aujourd’hui. Que vous inspirent-elles ?
Pratiquement tous les hommes avec lesquels j’ai été en couple voulaient des enfants. J’ai donc dû m’imposer dans ma liberté de choix. J’ai été traitée d’égoïste à l’époque, et sans doute le suis-je un peu. Mais aujourd’hui, cet argument commence à être entendu. Je pense, néanmoins, que toutes celles qui font ce choix pour des raisons matérielles ou écologiques vont le regretter. Ce sont, selon moi, de mauvais critères, insuffisants pour tenir dans la durée…
Vous avez divorcé en 2023, après plus de vingt ans de mariage…
J’ai tout fait pour sauver mon couple. Mais à un moment, j’ai dit à mon mari que si les choses continuaient comme elles allaient, j’allais devoir partir. Comme tous les hommes, il n’a pas voulu l’entendre. Et moi, j’ai compris que je risquais de me renier. Alors, je suis partie. J’avais accepté de l’épouser afin qu’il ait sa place – j’étais libre, j’avais une maison, je n’avais pas besoin de lui – mais je n’aurais jamais dû. Même si je ne le regrette pas, car j’ai été très heureuse pendant pas mal d’années… Aujourd’hui, je suis seule. Et je ne suis pas contre l’idée de rencontrer quelqu’un. Mais l’examen est difficile à passer ! (Elle sourit.)
Vous racontez, dans votre livre, que la religieuse qui a accouché votre mère vous a prédit « un destin extraordinaire ». Elle a dit vrai ?
Bien sûr, j’ai eu une vie extraordinaire. Pas toujours facile, certes. Mais j’ai eu beaucoup de chance : j’ai fait des rencontres magnifiques, j’ai voyagé, j’ai aimé, je suis à l’abri du besoin. Et puis, je suis très heureuse de vivre et je n’ai pas envie que ça s’arrête, mais si je partais demain, je me dirais que j’aurais bien vécu. Surtout, à 70 ans, j’ai le sentiment de ne plus rien avoir à prouver. C’est assez récent, et c’est une satisfaction extraordinaire.
Vous écrivez dans votre livre que vous voyez la vie comme un roman. Quel titre porterait le vôtre ?
Ce qui me définit le plus, je crois : Une femme libre.*Brigitte Lahaie à l’écoute du monde, par Barbara Polla, à paraître le 5 mars (BSN press)
Commentaire :
Eh bien ! cette dame m’est sympathique et ce que j’apprécie chez elle c’est son honnêteté, voire son courage.
Finalement les personnes qui versent dans l’art (!) pornographique remplissent une « mission de service public »…Je m’explique : ces acteurs permettent aux spectateurs de vivre, par procuration, certains fantasmes.
Par ailleurs (et je vais mettre les pieds dans le plat) certains d’entre nous n’ont pas forcément une vie sexuelle épanouie (par exemple en couple et, même en couple, elle n’est pas toujours épanouie, « avec le temps tout s’en va… ») et la masturbation, à la bonne franquette, devant certaines œuvres cinématographiques reste un substitut qui soulage bien des personnes …
La vie sexuelle relève du domaine privé à priori et s’exposer sur un écran je le répète, outre un état d’esprit exhibitionniste, demande un certain…courage.
J’ai une certaine considération pour Diogène le Cynique, personnage provocateur de l’antiquité grecque, qui s’élevait contre l’hypocrisie sociale, et allait jusqu’à se masturber en public (attitude que je désapprouve, bien sûr).
Je ne veux pas me vautrer dans l’anachronisme mais je serais prêt à parier cependant qu’il approuverait Brigitte Lahaie qui s’est exposée dans plusieurs films pornographiques et saluerait son (je me répète) courage.
Autre chose : je partage l’avis de cette dame sur l’affaire Pelicot.
Il y a deux « Brigitte », au moins, dans notre pays qui me sont sympathiques, l’une n’est plus de ce monde après l’avoir enchanté et l’autre est toujours là (et d’ailleurs j’aimerais bien discuter avec elle).
Je trouve que Madame Lahaie est intelligente et authentique, or il se trouve que je suis sapiophile …
J’espère que chacun aura eu du …plaisir à lire l’entretien avec Brigitte Lahaie.
Et que celui qui n’est pas « un peu cochon (c’est-à-dire : amateur de plaisirs, sans nuire à autrui, bien sûr) lui jette la première pierre !
Allez amis mortels et éphémères : à bientôt, j’espère
Diogène
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Si cette femme représente « le diable« ,elle est magnifique de sincérité et a une très belle personnalité.
Une femme honnête et philosophe… et respectueuse du choix des autres. Courageuse aussi, parce que le milieu du cinéma porno doit être un panier de crabes peu ragoûtant !
retrouvera t’on cette superbe époque où tout était possible ???