Que valent nos facultés par rapport à leurs homologues européennes ? Une étude récente de l’Observatoire Hexagone publiée par le Figaro, répond : pas grand-chose ! Nos universités sont des machines à produire dans le meilleur des cas des assistés à vie, et dans le pire des inadaptés, gauchistes délinquants. Tous les critères tendent vers un constat de faillite. L’institution n’a pas su s’adapter aux évolutions scientifiques, technologiques et anthropologiques du XXIe siècle.
Et puisque le secondaire prépare au supérieur, le bouquin de William Lafleur Monsieur le prof est à lire par ceux qui n’ont pas encore inscrit leurs enfants dans un établissement privé. Ce livre dénonce les ministres déconnectés, l’abandon des enseignants aux barbares venus de loin et une bureaucratie sourde et aveugle qui se défoule sur les profs. La réponse ne s’est pas fait attendre. Comme chaque fois qu’un témoin parle, la mafia macronarde le fait condamner par sa justice.
Un indicateur est particulièrement inquiétant : le taux d’échec des étudiants en licence
Ce diplôme basique d’un niveau égal à celui d’un BEPC des années soixante est trop compliqué pour 54 % des étudiants. Malgré des accommodements : partiels distribués tels des bonbons au soir d’Halloween. Et ajustement de la note des épreuves en fonction de l’assiduité aux travaux dirigés et de l’engagement politique à gauche.
Elle est loin l’époque où l’on découvrait le jour des écrits les matières tirées au sort, où il fallait traiter des sujets hors cours magistraux pour prouver son esprit d’analyse et de synthèse, et où les fautes d’orthographe disqualifiaient. Pas de pitié pour les sous-doués ! Aujourd’hui, ce sont eux qui commandent. Il y en a même un à l’Élysée.
De nos jours, trop d’étudiants s’inscrivent pour bénéficier de repas discount au resto U et de réductions sur les bus et les tickets de cinéma. Les « études » c’est pour faire la fête sans se soucier de s’instruire ni d’acquérir des compétences professionnelles. D’ailleurs, quand on creuse un peu, beaucoup reconnaissent leur aversion pour le travail. Assistés à vie, la formule leur convient très bien. À la rigueur des petits boulots ou un trafic de shit, entre deux stages et deux périodes de chômage.
Si les scientifiques et les matheux se font rares, on trouve pléthore d’apprentis sociologues et psychologues qui ne déboucheront sur rien, sinon l’animation de meetings gauchistes. Dire qu’il aura fallu attendre l’assassinat de Quentin pour interdire ces intrusions dans des locaux normalement dévolus au savoir. Une interdiction que l’État trop faible face aux trublions allogènes ne fera probablement pas respecter.
Peut-on comparer l’enseignement supérieur français à celui des autres pays européens ? Juristes et toubibs, ça pourrait aller mais organisé différemment. Le reste, c’est la chienlit.
La structure administrative et fonctionnelle n’a guère évolué depuis Napoléon. On forme toujours des juristes en pagaille, dont on ne sait que faire si papa ou maman ne les cornaque pas dans son étude d’avocat ou de notaire. Sinon, ils peuvent espérer un tour de faveur dans la magistrature si un de leurs géniteurs est du métier. Il doit exister un chromosome du magistrat puisque la moitié des admis à l’ENM sont issus de dynasties de juges et de procureurs.
Les concours administratifs ne peuvent absorber qu’une infime minorité des autres juristes, souvent en dessous de leur niveau de formation. Dans le privé ou dans les structures territoriales, avec licence ou maîtrise, beaucoup sont guichetiers ou gratte-papier subalternes. Avec un doctorat, les plus chanceux ou les mieux pistonnés entrent dans l’enseignement. Formant à leur tour des ribambelles de futurs chômeurs imbibés de savoirs inutiles ou inadaptés.
Au nom du numerus clausus, même revu et corrigé, on forme toujours aussi peu de médecins. La sélection proscrite partout ailleurs est féroce. Normal, puisque la politique de préférence étrangère a décidé de faire de la place aux Roumains, aux Algériens, aux Congolais, aux Ivoiriens et aux Patagons dont personne ne se permettrait de douter du niveau de connaissances et de compétence. Ce serait du racisme.
Nous avons le cas particulier des grandes écoles dont l’excellence est reconnue. Mais leur enseignement de qualité est peu adapté à des qualifications professionnelles.
Il nous manque un nombre suffisant de places dans des instituts de technologie appliquée. Pour former des techniciens supérieurs en complément des ingénieurs et des chercheurs, comme chez nos voisins. La physique théorique prépare l’avenir, le pays qui prétendrait s’en passer serait vite distancé, mais une élite de super-cerveaux suffirait à tenir la permanence sans s’encombrer de kyrielles de « chercheurs », en quête d’un petit boulot tranquille à vie, sans obligation de résultat.
À quoi bon à former en pagaille des « savants » atomistes qui passeront leur temps à mesurer la taille et les pérégrinations des bosons sans que cela ait une quelconque utilité pour la résolution de la crise de l’énergie ? Quel intérêt d’instruire des cohortes d’astrophysiciens qui occuperont leur vie à contempler les étoiles et à supputer si certaines de leurs planètes sont habitables ? Ce n’est pas une priorité dans l’immédiat.
Depuis mai 1968, la sélection est un mot tabou
Sauf dans la pratique du sport-spectacle. Surtout si cette sélection favorise des allogènes somatotoniques. La promotion des athlètes est aussi valorisante pour les entraîneurs qui font le bon choix, conforme aux oukases du politiquement correct. Mais là au moins, on attend des résultats. Sinon les moins bons sont relégués aux oubliettes. Dur, dur pour des ex-graines de champion qui ont déçu de se retrouver à tartiner des sandwichs ou à livrer des pizzas.
Par contre, dans le domaine des études, on est toujours bloqué sur le diktat obsolète de Cohn Bendit : « Tout le monde a droit à un diplôme ! ». Il a donné l’exemple en passant direct d’un DEUG de sociologie par correspondance à un doctorat honoris causa. Quant à Cambadélis, ses titres de complaisance ont été dénoncés par des gens partageant son idéologie. J’adore les bisbilles entre bolchos.
Qu’importe ces cas individuels qui scandalisaient autrefois. Les exceptions d’hier sont devenues la règle à présent. Entre discrimination positive, connivences politiques et interventions musclées, les pressions ne manquent pas pour la délivrance des peaux d’ânes aux bourricots. Cossards ou débiles légers, crétins congénitaux ou inadaptés sociaux, l’égalitarisme nie les différences. Tous pareils, tous aussi nuls !
Quand la quasi-totalité d’une classe d’âge obtient son bac plus facilement que le certif de ma grand-mère, qui pratiquait le calcul mental plus vite qu’une calculette et écrivait des lettres sans une seule faute, on peut s’interroger sur la pertinence d’admettre en fac tous les bacheliers sans faire la différence entre un bac sciences avec mention et un bac B de rattrapage.
Une nouvelle catégorie d’exclus se développe : les Neets (Not in Education, Employment, or Training). En français : ni étudiant, ni au boulot, ni en formation. Une typologie définie par l’OCDE regroupant ceux qui ont abandonné leurs études et glandouillent sans but. Attendant d’avoir 25 ans pour toucher les aides sociales. Fin 2025, 14 % des 18-25 ans en faisaient partie. Et les indicateurs sont au rouge.
Sélectionner et orienter, créer des circuits courts ou mi-longs adaptés aux besoins de l’économie, sans craindre de contrarier les uns et de vexer les autres, serait une nécessité. Mais les politicards préfèrent régner sur des déçus, des passifs, des résignés. Un aboulique ne se révolte pas. Un assisté tend sa sébile et ferme sa gueule.
La classification de Sheldon serait plus que jamais pertinente pour trier le bon grain de l’ivraie. J’en parlais l’an dernier avec une ex-DRH jeune retraitée. Reconnaissant, bien que cela soit illégal en France (mais il y a prescription !) qu’elle écartait pour les postes de responsabilité les candidatures des endomorphes mous de corps et d’esprit, comme celles des ectomorphesrêveurs irréalistes bourrés de complexes.
Lorsqu’il y avait abondance d’impétrants qu’elle ne pouvait écrémer avec les grilles de Howard Gardner plus précises que les tests classiques de Binet, Weschler ou Catell pour déterminer lesquels présentaient des aptitudes de logique, d’imagination, de créativité, d’initiative, d’insertion sociale, de conduite de groupe, elle allait au plus simple.
L’allure générale, l’aisance sous pression, et le funambulisme entre concepts improbables. Des choix sur la personnalité intrinsèque, sans se soucier de diplômes dévalorisés. Et pour tout sujet vraiment prometteur, un poste à l’essai pour évaluation.
Christian Navis
https://climatorealist.blogspot.com/
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