Iran : guerre ou pas guerre ? Intervention ou pas ? J’ai demandé à l’IA de nous faire un point

Représentation IA : A gauche les avions iraniens (L’Iran utilise beaucoup de F-14 Tomcat et F-4 Phantom modernisés avec des peintures grises/bleutées claires (parfois appelées « gray ghost » ou  low-visibility bleu-gris pour réduire la visibilité). Dans certaines photos réelles ou rendus, ils apparaissent très « bleu clair » ou gris pâle/bleuté, surtout quand la lumière est forte dans le désert).A droite : les 4 avions beige et noirs (tons sable/beige dominant, avec motifs sombres/noirs/vert foncé géométriques) Ce sont les avions américains et israéliens

J‘ai demandé à l’IA si elle pensant l’intervention en Iran possible, pensable, ou imminente à partir des éléments qu’elle peut glaner sur la toile.

Jeanne Le Pucelle

A l’heure où j’écris, difficile de faire un pronostic à long terme, la situation évolue rapidement, avec à la fois les tensions internes que l’on connaît et le rapport de force à l’international..

L’Iran traverse une crise majeure depuis fin décembre 2025, déclenchée par un effondrement économique : dévaluation record du rial, inflation galopante (prix des biens de base en hausse de 60 % depuis mi-décembre), et sanctions internationales réimposées par l’ONU en septembre 2025. Tout cela a provoqué des manifestations massives dans plus de 24 provinces, initialement économiques mais évoluant vers des appels au changement de régime, y compris des slogans pro-monarchie (on parle à nouveau de Reza Pahlavi, le fils du dernier shah).

Le régime répond par une répression brutale : blackout internet (le troisième plus long de l’histoire, coûtant 37 millions de dollars par jour), déploiement massif de forces de sécurité (y compris des chars à Téhéran), couvre-feu non officiel après 20h, et des milliers de morts et d’arrestations. Les protestations ont ralenti sous cette pression, mais le régime n’adresse pas les causes profondes (austérité, sanctions, corruption), ce qui pourrait relancer les troubles. Des sources sur X indiquent un sentiment anti-régime croissant, avec des risques de fractures au sein des forces de sécurité.

 Quid de l’Intervention extérieure des États-Unis ? Pensable ? Probable ? Imminente ?

Tout est envisageable. Trump menace d’intervenir militairement pour « protéger les manifestants » si la répression continue, liant cela à des exigences plus larges (arrêt de l’enrichissement d’uranium, limitation des missiles, fin du soutien aux proxies comme le Hezbollah…).

Des options limitées sont discutées : frappes ciblées sur l’IRGC (Gardiens de la  Révolution). Sites de missiles ou nucléaires, sans invasion au sol (qui nécessitera des troupes massives et une autorisation du Congrès). Un renforcement militaire US est en cours (porte-avions USS Abraham Lincoln dans le Golfe, 30 000 troupes à portée).

 Trump utilise ces menaces pour forcer des négociations nucléaires, mais des sources indiquent un progrès nul et un risque croissant d’escalade. Cependant, des alliés régionaux (Arabie saoudite, Turquie) pressent pour éviter une frappe, craignant le chaos. Trump semble préférer des « coups courts » plutôt qu’une guerre prolongée, comme en Venezuela début janvier.

– Certes, une guerre est possible  dans les prochains jours/semaines, mais pas certaine. Des officiels européens et israéliens évoquent un risque dans les 24h, mais Trump alterne menaces et appels au dialogue. L’Iran avertit d’une riposte « immédiate et sans précédent », visant Israël et les bases US.

Quid de l’intervention d’Israël : Pensable ? Probable ? Imminente ?

– Pensable, oui, Israël suit de près les troubles, voyant une opportunité de déstabiliser le régime (ennemi existentiel). Netanyahu discute avec Trump de frappes potentielles si l’Iran reconstruit son programme nucléaire/missiles (endommagé en juin 2025 lors de la « guerre de 12 jours »). Israël a élevé son alerte militaire maximale.

– Probabilité modérée, mais conditionnelle. Israël n’interviendrait pas seul pour changer le régime (besoin de soutien US), et craint une escalade. Des accusations (par la Turquie) d’ingérence israélienne dans les protestations circulent, mais sans preuves.

– Imminence faible pour l’instant, mais cela pourrait survenir si les US frappent ou si l’Iran riposte. L’Iran menace directement Tel Aviv en cas d’attaque.

 Points de vue des différents blocs internationaux

Bloc occidental (US, UE, UK, Israël) : Condamnation unanime de la répression, appels au dialogue et à la protection des droits de l’homme. Sanctions supplémentaires (UE désigne l’IRGC comme terroriste ; US impose des tarifs sur les partenaires d’Iran). Soutien aux manifestants, mais prudence sur l’intervention pour éviter un chaos régional.

Bloc du Golfe (Arabie saoudite, Émirats, Qatar, Oman) : Soutien surprenant à la stabilité du régime pour éviter un vide pouvoir et une influence accrue d’Israël/US. Avertissements contre une frappe US, craignant l’instabilité et des flux migratoires.

Turquie : Accuse Israël d’orchestrer les troubles, met en garde contre une attaque qui déstabiliserait la région. Soutient le régime pour des raisons géopolitiques.

Russie et Chine : Soutien à l’Iran, rejet des sanctions et des menaces US. Russie ne reconnaît pas les sanctions ONU ; Chine appelle à cesser les confrontations.

Autres (Liban, Yémen, etc.) : Crainte d’escalade via proxies iraniens affaiblis (Hezbollah, Houthis). Des milices irakiennes (PMF) pourraient aider le régime à réprimer les protestations.

En résumé, l’Iran est au bord d’une implosion interne, avec des risques d’escalade externe. Une intervention US/Israël reste une carte sur la table pour forcer des concessions, mais pourrait déclencher une guerre régionale. 

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