
40 000 ARMES EN GUADELOUPE : L’ÉTAT DOIT REPRENDRE LE CONTRÔLE
Selon le préfet Thierry Devimeux, 40 000 armes à feu circulent en Guadeloupe, soit plus d’une pour dix habitants
Une urgence sociétale pour les Antilles françaises
En Martinique et à Saint-Martin, la situation est également critique. En 2025, 40 homicides ont déjà été recensés en Martinique, dont 34 par balle. À Saint-Martin, sept meurtres ont été commis pour une population de seulement 34 000 habitants.
Pour les familles, le traumatisme est profond. Lynsey Belveder, en deuil, s’interroge : « J’ai 33 ans, j’ai peur de faire un enfant dans une société comme celle-là ». Le procureur Yann Le Bris appelle à une « prise de conscience collective ». Car au-delà des armes, c’est la cohésion sociale, l’éducation et l’avenir de toute une génération qui sont en jeu.
Le directeur des douanes et le préfet Thierry Devimeux tirent la sonnette d‘alarme . On trouverait de plus en plus d’armes de guerre de type Kalachnikov et d’armes de poing gros calibres du genre 357 – 44 etc. dans certains quartiers, comme le quartier sensible Mortenol et autres quartiers de Pointe à Pitre.
Mortenol est un quartier où il vaut mieux ne pas s‘attarder la nuit, en voiture commeà pied. C’est un peu plus paisible la journée mais ce n’est pas un havre de paix. .
Ces trafics viennent d‘Amerique Latine et des alentours des autres Îles des Caraïbes. Les plus impliqués dans ces trafics et homicides sont des jeunes de 13 et 14 ans selon le procureur de la république M. Maurel. Pour les jeunes, l‘arme devient un outil d’affirmation sociale. Je compare la jeunesse guadeloupéenne à la racaille métropolitaine.
Le comble dans tout ça , c‘est le mensonge de l’Etat, après le passage de Retailleau et Moussa Darmanin . Les renforts prévus en 2025 arrivent avec du retard. Ils sont constitués de davantage d’enquêteurs, de radars détecteurs d’armes. On nous a promis des radars détecteurs d’armes, un laboratoire spécialisé dans les balistique mais on ne sait pas si ce sera pour cette année et quel mois .
Quant au narcotrafic, il représente 25 à 35% de la criminalité. En Martinique et à Saint-Martin on note la hausse de la criminalité, alors qu’il y a relativement peu d’habitants en comparaison de certaines villes de métropole.
La conséquence c’est que de plus en plus de citoyens lambda sont en possession d‘une arme de poings pour leur sécurité… .
Sylvie Ricard, correspondante des Antilles.
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