Naturalisé qatari : par conviction religieuse islamique, c’est certain !

Le championnat d’Europe masculin de handball vient de débuter il y a quelques jours en Scandinavie, plus précisément au Danemark, en Suède et en Norvège. Le Qatar islamique n’est pas qualifié, bien qu’il ait terminé vice-champion du Monde en 2015 avec un effectif composé de 2 Qataris de naissance et de quatorze étrangers, dont sept Européens, naturalisés qataris pour l’occasion : trois Monténégrins, deux Bosniens, un Espagnol et un Français, plus trois Syriens, deux Égyptiens, un Cubain et un Tunisien…

Il aurait pu y prétendre, par exemple au simple prétexte qu’Israël participe bien au concours Eurovision de la chanson ! Sans doute que l’Émirat du Golfe ne s’était pas montré assez généreux envers la Fédération européenne de handball. Ou alors, peut-être que les caisses ne sont pas encore entièrement remplies pour cause de frais occasionnés par l’organisation – et surtout son obtention de la part de la FIFA – du Mondial de football en 2022.
Le pays recense 3 millions d’habitants, mais seuls quelque 10 % de la population sont des citoyens qataris. Et la fédération de handball ne compte que 600 licenciés, donc un effectif un peu faible pour rivaliser avec les ténors de la discipline.

L’équipe du Qatar est une incongruité dans le monde du handball. Le Qatar a été critiqué de toutes parts pour avoir formé son équipe grâce à la naturalisation de nombreux joueurs étrangers. Cette équipe du Qatar était un drôle d’assemblage de joueurs de haut niveau, sans compter toutefois de superstars. Mais au Mondial 2025, dix ans après son exploit à domicile, le Qatar a plutôt déchanté : deux victoires sur six rencontres en phase de groupes, dont une contre le Koweït…

Le handball n’est pas la seule discipline sportive où le Qatar recrute à tout va : l’athlétisme n’est pas en reste. Et pas uniquement au Kenya ou bien au Maroc, où les choses ont commencé au début des années 2000 : Éthiopie, Soudan ou Somalie suivent de près. Ainsi dès 2005, l’ex-Kenyan, Stephen Cherono, à présent Saif Saaeed Shaheen a remporté le titre de champion du monde sur 3000 m steeple à Helsinki. Avec un chèque d’un million de dollars à la clé, à défaut de l’avoir en poche durant l’épreuve.

Quelques années plus tard, lors d’un meeting à Stockholm, un inconnu du nom de Haroun Abdelalelah a fait sensation sur le tour de piste (400 m), en améliorant le record d’Asie. Renseignements pris, il s’agissait d’un certain Jama Aden, un ex-Soudanais âgé de 18 ans. Sur les listes de la fédération internationale d’athlétisme (IAAF), on retrouve trois autres noms, dont un ancien Soudanais, avec un nom quasiment identique à celui d’un autre athlète ayant précédemment représenté le Qatar. Haroun Abdelalelah figure également sur la liste, avec un 3ème nom, Hassan. Selon SPE15, « Les noms sont modifiés, tronqués, réutilisés. Le procédé avait pourtant été dénoncé dans le passé, avec l’accusation d’esclavage moderne proféré à l’encontre du Qatar, comme du Bahreïn, cette méthode consistant à gommer les anciennes identités tout en confisquant les passeports des athlètes. ».
Le Bahreïn a par contre décidé sur ces entrefaites de conserver les noms des Éthiopiens ou Kenyans recrutés ! Alors que le Qatar annonçait pour sa part renoncer aux recrutements dans la toute proche péninsule d’Afrique de l’Est (Somalie, Dibouti, Éthiopie et Érythrée), pour s’orienter vers un soutien plutôt accordé aux jeunes athlètes arabes, surtout issus du Maghreb. Mais finalement, ce nouveau schéma n’a pas fonctionné. Et les vieux démons sont revenus, avec la chance que représente pour des jeunes du Kenya, d’Éthiopie ou du Soudan la naturalisation dans un pays riche de pétrodollars.
Aux Jeux olympiques de Tokyo, prévus en 2020 et organisés au bout du compte en 2021, Covid-19 oblige, la plupart des 16 athlètes représentant le Qatar ont été recrutés dans d’autres pays, principalement dans des pays musulmans. Abderrahman Samba par exemple, qui a terminé cinquième de la finale du 400 mètres haies, a grandi en Arabie Saoudite et couru pour la Mauritanie, le pays de ses parents, avant de représenter le Qatar à partir de 2016, près d’un an après y avoir emménagé. « Nombre d’entre eux ont abandonné leurs noms d’origine, mais ils touchent des salaires et bénéficient d’opportunités qui seraient impossibles dans leur pays d’origine », a constaté le journal américain The New York Times.
Une autre recrue de choix dans une discipline sportive pas aussi populaire que le football, l’haltérophile, a fait l’objet d’une naturalisation expresse : Said Saif Asaad, qui a été le Bulgare Angel Popov dans une vie précédente. Sans oublier Fares Ibrahim Elbakh, lequel a remporté la première médaille d’or olympique du petit émirat du Golfe. Son père, haltérophile légalement, a participé aux Jeux olympiques d’été à Los Angelès, Séoul et Barcelone, mais pour l’Égypte quant à lui.
Mais c’est surtout le football qui est la discipline privilégiée du Qatar, notamment en vue du récent Mondial 2022. Les règles de naturalisation des footballeurs étant plus contraignantes qu’au handball, le Qatar cherchait surtout à recruter des jeunes talents dès le plus jeune âge, et à améliorer la formation. Avant cela, il faisait des approches à de joueurs brésiliens, africains ou français, comme ce joueur de Nantes, puis d’Auxerre et d’Ajaccio, auquel on avait proposé 2 millions d’euros pour troquer son passeport kényan contre un qatari. Et qui terminera sa carrière non pas au Qatar, mais dans les Émirats arabes unis.
L’accent est désormais mis sur la formation, notamment via des accords passés avec le FC Barcelone et un projet d’académie footballistique en région parisiennes. Cela débouche sur la création en 2004 d’un centre sportif de luxe au Qatar, Aspire Academy, proposant des conditions inimaginables pour des adolescents, ce qui se traduit par exemple par l’exode des cadets du club marocain de Casablanca vers le Qarar. Le groupe qatari au Mondial de football 2022 présentait seulement quatre naturalisés, dont le milieu de terrain algérien, Karim Boudia, né à Gennevilliers.
Le Qatar ne fait désormais plus appel à des sportifs étrangers dans certaines disciplines. Mais ce qu’il n’a jamais recruté en vue de la naturalisation, ce sont des sportives et autres athlètes de sexe féminin. Ce qui se comprend parfaitement, vu la culture islamique qui y règne et l’extrême importance dont y bénéficient les femmes.
Il convient toutefois de préciser ici que les Jeux Olympiques et autres championnats du Monde, d’Europe, d’Afrique, d’Asie ou d’Amérique sont (encore) disputés par des équipes représentant les différents États ou nations et dont les membres possèdent obligatoirement la nationalité du pays concerné. Alors que les divers championnats nationaux ou internationaux organisés par les fédérations des sports respectifs sont réservés aux simples associations sportives et clubs. Et c’est ainsi qu’on peut voir, par exemple dans le ballon rond, un footballeur norvégien disputer des matches pour un club professionnel allemand ou anglais, un autre footballeur argentin se mettre en quatre pour un club espagnol, parisien (français ?) ou américain, ou un footballeur portugais ou bien français se « dépenser » pour un club d’Arabie saoudite – je ne citerai pas les noms –. Sur Wikipédia du reste, ces sportifs sont qualifiés de footballeur international norvégien, argentin, portugais ou français, au choix… Conclusion : il faut distinguer nationalité sportive et nationalité étatique !
Pour en finir, on peut toutefois se demander si toutes ces nouvelles recrues, du moins celles qui n’étaient pas encore membres de la communauté islamique, se sont converties à l’islam. Cela semble probable, voire nécessaire, car comment un mécréant pourrait-il représenter un pays ou une association islamique ? Quoiqu’à l’instar des dhimmis payant un impôt dans le passé, donc tolérés, les kouffars peuvent peut-être le demeurer également, du moment qu’ils contribuent à la renommée d’un pays islamique. Et de plus, l’islam est une religion de paix, d’amour et de tolérance ! Alors ? La fin justifie les moyens.

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