Au concert avec Saint-Saëns

Nous allons passer une soirée avec Camille Saint-Saëns, né à Paris le 9 octobre 1835 et mort à Alger le 16 décembre 1921. Nous allons voyager un peu partout, au gré des différents orchestres que je vais vous présenter ! Pour commencer, nous sommes à Paris, dans la maison de la radio avec le chef Jean Martinon. Il va nous interpréter le Rouet d’Omphale. Ce poème symphonique a été écrit en 1869. Ci-dessous, je vous livre un extrait de Wikipédia :

« Omphale, reine de Lydie, avait épousé Héraclès et, tandis qu’elle s’était emparée de sa peau de lion et de sa massue, le héros, habillé en femme, travaillait à des ouvrages de laine. Saint-Saëns fait de l’anecdote le sujet d’un de ses quatre poèmes symphoniques, les premiers du genre en France.

Le Rouet d’Omphale est aussi le titre d’un poème de Victor Hugo dans Les contemplations (II.3). Il pourrait avoir inspiré Saint-Saëns, puisqu’ils comportent le même anachronisme : le rouet était inconnu des anciens ».

Et maintenant je laisse la place à Jean Martinon dans ce poème symphonique, à l’orchestration tout en finesse ! Il est à la tête de l’orchestre national de l’ORTF.

 

J’ajoute la version Ozawa qui nous permet de mieux suivre la partition ; il dirige l’ex orchestre national de l’ORTF, devenu l’orchestre national de France.

C’est le 31 octobre 1875 au théâtre du Châtelet à Paris qu’a été créé le quatrième concerto pour piano et orchestre de Saint-Saëns. Lui-même tenait la partie de piano, Édouard Colonne dirigeant l’orchestre du même nom. La construction de l’œuvre s’éloigne du schéma classique en trois mouvements. Ici on a deux parties avec des thèmes qui se promènent dans les deux. La fin est absolument grandiose, très solennelle et je considère le concerto comme un digne pendant de la symphonie avec orgue. Nous nous retrouvons au Manhattan Center à New York avec son orchestre philharmonique et nous sommes le 30 octobre 1961. Bernstein est à la baguette et Robert Casadesus est au piano. Je dis cela rarement mais la version Bernstein est la meilleure que je connaisse et pour rien au monde je ne changerai d’avis ! La prise de son, pourtant âgée de plus de 60 ans est somptueuse et on pardonnera les quelques fausses notes de Casadesus !

Et à présent il est l’heure de l’entracte !

La troisième symphonie avec orgue a été écrite entre 1885 et 1886, elle est dédiée à l’ami Franz Liszt décédé le 31 juillet 1886. Il s’agissait d’une commande de la Royal Society de Londres et la création eut le lieu le 19 mai 1886 sous la direction du compositeur. La création française date de janvier 1887 et Saint-Saëns était à l’orgue. La symphonie porte le numéro trois, en réalité Saint-Saëns en écrivit cinq, mais deux n’ont jamais été numérotées. À présent nous allons à Berlin, nous sommes le 22 janvier 2013 (et oui, on se déplace aussi dans le temps). Dans l’assistance, j’ai cru reconnaître Hollande et Merkel, une hallucination sans doute, je devrais peut-être consulter un psy, dites-moi si vous les avez aperçus, ça me rassurera !

ET MAINTENANT, APRÈS CE CONCERT, UN BIS ?

Nous sommes le premier janvier 1960 et nous écoutons la Marche militaire française, extraite de la Suite algérienne. L’orchestre symphonique de Détroit est dirigé par Paul Paray.

EN BONUS

Mais que sont devenues les deux symphonies maudites ? Il y a d’abord la symphonie en la majeur, écrite en 1850 (le compositeur n’avait que 15 ans !) et la symphonie Urbs Roma (même un non latiniste aura compris que le titre signifie « la ville de Rome »), écrite en 1856. Je vous propose la symphonie en la majeur. Nous revenons en France, l’orchestre national de France est dirigé par Cristian Măcelaru et vous aurez la partition en prime !

Cependant, pour être en phase avec l’image de présentation une version franco-française, Jean Martinon à la tête de l’orchestre national de l’ORTF :

Filoxe

 

 

 

 

 

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2 Commentaires

  1. Bonjour et merci Filoxe pour ce concert Saint Saëns. Personnellement, j’aime beaucoup l’enregistrement de l’intégrale des concertos pour piano de Serge Baudo et l’orchestre de Paris avec Aldo Ciccolini en soliste. En parlant de Saint Saëns, je ne sais pas si tu connais la cantate profane :  » la lyre et la harpe. » J’aime beaucoup cette œuvre rarement jouée. Je laisse un lien pour ceux qui sont intéressés. Bonne fin de semaine.
    https://youtu.be/M7rTQlP2tSo?si=BEbv4pOgDEczUvcO