Rien ne me sera épargné. La direction de Riposte Laïque, sachant que je passais quelques jours dans le centre de la France, m’a missionné pour aller ce mercredi soir à Saint-Pourçain, afin d’écouter le grand meeting antifasciste organisé par la FSU et la CGT, syndicats infiltrés par les deux trotskistes Présumey et Indrusiak. J’ai donc fait une heure aller et une heure retour pour écouter, toute la soirée, des cas psychiatriques graves nous raconter un monde dans lequel ils croient évoluer, nous décrivant un département, l’Allier, gangréné par des nostalgiques d’Adolf Hitler. Je précise bien sûr que j’étais habillé d’une telle façon qu’il était impossible de savoir que j’étais un homme.
Ils avaient loué la salle Mirendense de Saint-Pourçain, qui fait 400 personnes. Ils n’étaient que 70, ce qui est un gros bide, même s’ils ont annoncé à la tribune cent personnes. Nous avons d’abord eu droit à deux caricatures de syndicalistes enseignantes, deux femmes qui n’ont pas dû voir des élèves depuis des dizaines d’années, une représentante d’un bidule qui s’appelle le Snetap et du Snes. Bref, deux structures syndicales qui ont contribué à bousiller l’école publique depuis quarante ans, qui servent à planquer des syndicalistes qui vivent bien sur la bête, et dont la mission essentielle est de laver le cerveau à nos gamins, qui ne savent plus ni lire, ni écrire, ni compter, mais à qui ont apprend l’accueil de l’autre et la sauvegarde de la planète, sans oublier, avec le programme Evars, l’éveil à la sexualité. Oratrices médiocres, je me suis occupé l’esprit en comptant le nombre de fois où elles prononçaient le mot « extrême droite ». Impressionnant ! 50 fois en quinze minutes, soit 3 fois à la minute ! Elles se sont vantées de refuser de discuter avec des élus du RN, pourtant élus par le peuple, au nom de la défense de la démocratie. Elles ont osé dire, quand deux enseignants ont été assassinés par deux islamistes, que la haine du parti de Marine Le Pen mettait en danger la vie et la sécurité des professeurs. Elles ont ciblé « Parents Vigilants », accusés d’empêcher les enseignants d’apprendre le wokisme, la propagande LGBT et la théorie du genre à nos élèves. Bref, un quart d’heure de délires d’apparatchiks payés avec nos sous ! Et dire que pour ne pas me faire repérer, je les ai applaudies !
Vint ensuite celui qu’à Riposte Laïque on appelle le syndicaliste racaille, Laurent Indrusiak. Il commença son intervention sur les chapeaux de roue, en expliquant que le maire de Saint-Pourçain, Emmanuel Ferran – qui leur a loué la salle, quand même – était un homme sans coeur qui laissait mourir de faim les enfants dont les parents ne payaient pas la cantine. Il se permit même d’insulter ce maire, qui pourrait déposer plainte contre lui, vus les propos tenus. On pourrait se demander ce que fait la CGT dans un meeting de bureaucrates enseignants, car son rôle est normalement de défendre les intérêts des travailleurs. Mais les syndicalistes qui ne travaillent pas expliquent à présent que les salaire et les conditions de travail, c’est moins important que la lutte contre l’extrême droite fantasmée. Manifestement, il avait appris des slogans par coeur, qu’il ânonna toute la soirée. Il nous a appris une information abominable. Sur 317 communes de l’Allier, aux dernières élections européennes, 314 ont vu le RN arriver en tête. Encore pire, dans ce département, sur trois députés, un est membre du parti de Marine Le Pen.
Il a expliqué que c’était à cause des 3000 emplois perdus dans le département, sans parler une seule fois d’immigration, un mot que les permanents syndicaux s’interdisent de prononcer, sous peine d’excommunication. Il a exulté que Murmures de la Cité, qu’il a insulté toute la soirée, ne soit pas en état, selon lui, de présenter pour la deuxième année son spectacle – qui avait fait le plein en 2025 – parce que le lâche maire de Moulins, Perissol, ne financerait plus, et la structure d’accueil, le CNCS, refuserait de les accueillir. Et ce grand défenseur de la démocratie paraissait au bord de l’orgasme en annonçant qu’un spectacle culturel serait supprimé. Il qualifia Guillaume Senet de « petit bourgeois réactionnaire » et lui reprocha de faire de la politique, ce que, bien sûr, ce syndicaliste qui combat l’extrême droite ne fait pas.
Puis il se déchaîna contre Riposte Laïque, principale cible de la soirée avec Murmures de la Cité. Manifestement, le bougre, pour s’occuper, épluche notre journal chaque matin, puisqu’il a compté trente articles de notre site qui l’auraient insulté gravement, voire même auraient menacé de mort des militants de la CGT, rien de moins. Il a expliqué qu’historiquement, les fascistes avaient toujours voulu s’en prendre aux organisations ouvrières, oubliant de préciser qu’il n’y avait plus d’ouvriers à la CGT, et que ceux-ci votaient majoritairement pour Marine Le Pen ou pour Zemmour, parce qu’ils en avaient marre qu’à cause de l’immigration, leurs gosses n’apprennent plus rien à l’école et soient souvent agressés. Or, l’école, pour les ouvriers, c’était le lieu où leurs enfants, par leurs études, pouvaient profiter de l’ascenseur social, que la gauche a brisé.
Donc, d’un ton glacial de commissaire politique, Indrusiak annonça que la CGT allait déposer plainte contre Riposte Laïque pour menaces de mort et injures. Et comme il avait appris ses slogans par coeur, il ajouta que l’extrême droite c’était la violence, l’intimidation et le terrorisme. Il nous raconta que la CGT c’était la lutte contre le fascisme en 1934, 1958 et 1968. C’est sans doute Présumey qui lui enseigne l’histoire, il a des excuses de dire de si grosses conneries.
Sa conclusion fut grandiose. Il nous fit du Charette (la comparaison va lui plaire) en nous expliquant que face à l’extrême droite, les enjeux étaient clairs : « Vaincre ou mourir ». La salle de 70 personnes, en transe, se leva et applaudit longuement cette sortie, et je dus faire de même, avec un enthousiasme débordant !
Puis ce fut l’heure de gloire du grand gourou de la soirée, Vincent Présumey. Je ne sais plus comment l’appeler, depuis qu’une Indigène de la République l’a traité de fasciste, dois-je l’appeler « le Facho de l’Allier », ou doit-on en rester au gourou, ou au mongolo ? La direction de la rédaction décidera. J’avoue que devant la gravité des menaces qui pèsent sur le camarade, je m’attendait à ce que trois rangs de service d’ordre protègent la tribune, et qu’un garde du corps soit prêt à plonger sur lui en cas d’agression au couteau. Rien de tout cela.
Il était le patron de la soirée, la vedette, et donc il remercia tous les parasites et les blaireaux qui le soutenaient dans les dures épreuves qu’il traversait. Puis il en remit une giclée au maire de Saint-Pourçain, qui l’a accusé de fricoter avec les islamistes. Mais c’était manifestement « Murmures de la Cité » et « Riposte Laïque » qui allaient occuper la suite de son discours. J’ai appris que Guillaume Senet était le chef d’une structure, Sophia Polis, qui était composé de catholiques traditionalistes et de païens, donc de nazis. Dans le cerveau embrumé par les lectures de Marx, Lénine, Trotski et Bakounine de Présumey, je n’ai pas compris si les nazis n’étaient que les païens, ou aussi les catholiques, mais je vais lui demander la précision, j’ai son courriel.
Déchaîné, il accusa dans un égarement scatologique, Guillaume Senet d’être de la merde, et Riposte Laïque un site excrémentiel. Mais cela ne fut que le début. Manifestement, le malheureux Vincent a beaucoup souffert des articles de mon site, et il nous en veut beaucoup. Le camarade a mal vécu le dessin le représentant en djellaba en train de lécher une babouche musulmane, et il a accusé l’intelligence artificielle d’avoir fait une oeuvre sans talent, et pas ressemblante du tout. Notre amie Ri7, qui l’a croqué, va être très vexée.
Il a pris pour une nouvelle menace de mort le fait que Cyrano, avec son humour habituel, ait dit qu’il ne fallait pas aller manifester devant sa maison, située au bord de l’Allier, ni la taguer. Mais sans doute vexé que Riposte Laïque révèle que lui le gros révolutionnaire plein de soupe soit propriétaire d’une maison bourgeoise, a tenu à se justifier. Il l’a rachetée à un communiste, ce qui, bien sûr, change tout. Il a accusé RL de racisme, parce qu’on a écrit qu’il était le nègre de la CGT. Et il a menacé, cette fois, c’est décidé, comme Indrusiak et la CGT, la FSU et lui, Présumey, allait traîner les fascistes de RL devant les tribunaux !
Puis il a fait profiter la salle de ses analyses politiques, après avoir annoncé que des gens comme nous mettaient en danger nos enfants, lui qui n’a pas fait de gosse (ce qui n’est pas un mal). Voilà ce que j’ai compris, car j’avoue ne pas avoir le niveau pour bien décoder la complexe pensée du gourou de l’Allier. Nous voulons, nous les méchants fachos racistes, traiter les musulmans comme les nazis ont traité les Juifs. C’est bizarre, j’entends cela régulièrement dans la propagande des islamos… Puis il nous a expliqué qu’une internationale fasciste, qui comprend Trump-Poutine-Musk-Le Pen-Zemmour, veut reprendre les conquêtes sociales des travailleurs, et que ceux-ci sont des pauvres bougres égarés qui votent pour eux. Quel mépris de pseudo-intello pour le peuple !
Il termina en disant que « No Pasaran », nous ne passerons pas, et que nous gagnerons la guerre tous ensemble ! Moi qui croyais qu’il luttait contre la haine, voilà que j’apprends qu’on va me faire la guerre pour m’empêcher de gagner les élections, les bras m’en tombent.
Cela fut naturellement le délire dans la salle, les masses tapèrent dans leurs mains, prêtes à passer à l’action.
On passa la parole aux sous-fifres. Une femme bien-portante de RESF vint témoigner qu’elle avait été traitée de « grosse vache » et menacée de mort pour avoir hébergé des migrants. Le public gronda d’indignation. Puis le gaucho de service de Montluçon vint expliquer qu’il allait se passer quelque chose d’affreux, dans sa ville. « Le Canon Français » allait venir animer deux soirées, ce qui, apparemment, est abominable pour cet enseignant, qui traita les participants de ces soirées de poivrots racistes. Il annonça donc que toute la gauche allait se mobiliser.
Cette fois, cela en fut de trop, je n’attendais pas la fin du spectacle, et choisis de quitter discrètement la salle. Outre le fait d’avoir dû applaudir ces guignols, je n’allais quand même pas être obligé de chanter « L’Internationale » quand même ! J’ai donc sauté dans ma voiture et dû faire une heure pour rentrer chez mes amis. Avec l’enregistrement de la soirée dans la poche, eh, eh !
Paul Le Poulpe
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