Le monde en attente… Trump : fera, fera pas ?

En attendant, l’Iran est mis à feu et à sang, les têtes tombent, les cadavres s’amoncellent et les perspectives d’un lendemain plus abordable s’éloignent et reviennent au galop, selon les sons de flûte, les pépiements du président américain, Donald Trump.

Le fera-t-il ou ne le fera-t-il pas ?

Au bout de la ligne, c’est la destinée de 90 millions d’iraniens, leurs vies, leur quotidien, leur lendemain. Le monde observe parfois apathique dans un phlegme justifié ou pas, « nous avons nos chats à fouetter. Que les Iraniens se débarrassent eux-mêmes de ces Ayatollahs qu’ils ont de leurs propres mains, placés sur le trône ».

En fait, les médias, l’ONU, les droits de l’homme et les grandes vagues d’émeutes ne se réveillent que lorsque Israël ose attaquer les prétendus palestiniens… rien à dire, ils ont la côte, appréciés, populaires, estimés, en vogue auprès du public.

Quelques âmes sensibles brandissant le drapeau iranien ont paradé sans trop de conviction, ni résolution de créer un remous incontrôlable.

Et le monde poursuit sa course. On n’aime plus un bourreau quand celui-ci cesse de jouer au vainqueur. Hier, ces mêmes iraniens brûlaient le drapeau des USA et d’Israël. Aujourd’hui, ils aimeraient bien que ces deux Satan, le grand et le petit, les débarrassent de la poigne de fer de leurs pénitenciers.

Mais en réalité, tout ce qui se passe chez le voisin, influence d’une manière ou d’une autre le quotidien de l’autre. On ferme le dossier des doléances et on s’apprête à donner un coup de main à tous ceux qui, hier seulement, nous menaçaient. Rien à dire, l’homme est d’une versatilité sidérante.

Enfin, là n’est toujours pas la question… c’est surtout les retentissements/effets secondaires que toute initiative pourrait engendrer et qu’il faut examiner. Israël se trouve entre deux feux. Laisser passer l’ouragan de la tornade révolutionnaire iranienne et se retrouver face à face solo devant les menaces des Ayatollahs et leur insoupçonnée avance nucléaire, est un sérieux handicap. Il faut aussi considérer l’occasion de venir à bout des Ayatollahs et leurs ambitions nucléaires, et cette opportunité se trouve à l’heure actuelle sur la table de tous les stratégistes américains et israéliens.

Mais alors, activer le feu de la révolte sans lever le pouce, n’est aussi ni juste, ni irréprochable. De n’importe quel aspect/direction de toute analyse du défi iranien, la certitude de sa réussite sans trop de dommages collatéraux est pratiquement invraisemblable.

En outre, de nombreux Iraniens, bien qu’ils soient favorables à une intervention américaine et/ou israélienne, verront en celle-ci, un sérieux outrage à leur souveraineté.  

Les Ayatollahs ont prouvé à plusieurs reprises leur ténacité et leur efficacité à mater toutes les tentatives de révolution durant toutes les longues années de leur pouvoir, depuis 1979 à ce jour. Ils n’ont ni froid aux yeux, ni scrupules pour flinguer leurs concitoyens. Certains diront, que c’est à peu près le même cas dans toutes les révolutions, surtout au sein des régimes monarchiques/autocratiques.

Sur une vision plus globale, le grand projet des Ayatollahs se relie à celui très ambitieux des pays arabo-musulmans, porteurs de la sainte mission de l’islamisation du monde entier.

C’est ainsi que nous verrons rarement les pays arabo-musulmans se liguer ouvertement contre les Ayatollahs. D’un côté, ils les appréhendent tout en maintenant, en catimini, leur agenda commun. Que ce soit les pays arabo-musulmans chiites, alaouites, sunnites ou autres… l’objectif est le même : assujettir, dominer les mécréants de tous bords, en particulier les riches puissances occidentales. C’est en vérité la version qu’ils entretiennent dans leurs tiroirs… En fait, l’Islam n’est qu’un étendard – l’opium pour le peuple, pour la plèbe afin de rallier les rangs. On leur vend une marchandise très appréciée en les encourageant à défendre la prétendue parole d’Allah.

Et c’est ainsi que nous nous retrouvons face à ces mères qui lancent des joyeux youyous lorsque leurs fils font le djihad et meurent pour la défense de l’Islam.

Que faire ?

Trump et Bibi vont devoir piocher profondément avant de se lancer dans l’aventure d’une attaque « préventive » pour leurs propres intérêts/avantages, affichant le fanion oublié de l’Humanité.

Seigneur, dans le théâtre de la création de l’homme, l’hypocrisie est toujours le chef d’orchestre.  

Thérèse Zrihen-Dvir

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