C’est une vieille histoire ou plutôt un vieux projet qui dormait depuis 2013 et a été relancé en 2022. Et tout à coup, au. moment du Mercosur (hasard ? )l’ALE (accord de Libre Echange) UE-Inde repart. Une signature serait envisagée le 27 janvier à New Delhi. Der Leyen et Costa, le président du Conseil européen, devraient y aller bras-dessus bras dessous, vite, très vite eu égard au contexte géopolitique (Trump, Chine…)
On en parle moins que du Mercosur car l’impact en serait moins important que le Mercosur, l’agriculture étant exclue de l’accord qui porte essentiellement sur l’industrie et les services..
L’accord couvre le commerce de biens (réduction des tarifs douaniers sur plus de 90 % des produits industriels), les services, les investissements, les indications géographiques (protection des produits comme le champagne ou le roquefort), et des aspects durables (environnement, travail). L’agriculture serait exclue de l’accord pour éviter les controverses, (ils ont compris qu’on avait déjà suffisamment perdu avec le Mercosur et qu’ajouter l’Inde serait le signal d’une vraie révolution ?) L’objectif serait de booster le commerce bilatéral, déjà à 180 milliards d’euros par an, en diversifiant les chaînes d’approvisionnement face à la Chine et aux tensions géopolitiques.
Les négociations pour un ALE entre l’UE et l’Inde ont commencé en 2007, ont été suspendues en 2013, et relancées en 2022. En janvier 2026, elles sont en phase finale, avec une signature possible fin janvier. L’accord couvre le commerce de biens (réduction des tarifs douaniers sur plus de 90 % des produits industriels), les services, les investissements, les indications géographiques (protection des produits comme le champagne ou le roquefort), et des aspects durables (environnement, travail). Important, l‘agriculture serait exclue de l’accord pour éviter les controverses, contrairement à d’autres accords l’UE. L’objectif est de booster le commerce bilatéral, déjà à 180 milliards d’euros par an, en diversifiant les chaînes d’approvisionnement face à la Chine et aux tensions géopolitiques.
L’UE-Inde est vu comme plus « stratégique » et moins risqué pour l’agriculture européenne, tandis que Mercosur a provoqué des crises politiques (motions de censure en France).
Ce que ça va apporter (ou coûter) à la France
Tout le monde a l’air de relativiser les inconvénients, il n’y en aurait presque pas, ce n’est pas ce que pense Philippot (voir l’article ici )
Bénéfices : L’accord ouvre l’accès au marché indien (1,4 milliard d’habitants, croissance de plus de 6 %/an) aux secteurs de l’automobile, des vins et spiritueux, aux accessoires médicaux, cosmétiques et pharmacie.. On estime qu’il y aurait 50% supplémentaire de produits exportés en Inde, ce qui soutiendrait chez nous les emplois en aéronautique et machinisme. Stratégiquement, cela diversifie les chaînes d’approvisionnement face à la Chine et aux tarifs américains de Trump.
Coûts et risques :
Comment vont résister le peu d’usines de textiles qui restent en Europe (en France c’est déjà proche de zéro) ; quid des labos pharmaceutiques ; quid des composants automobiles ? Le risque de délocalisation n’est pas mineur !!Mais concurrence accrue en textiles, produits pharmaceutiques, composants auto (risque de délocalisations ou de pertes d’emplois locaux). L’Inde pourrait notamment exporter plus d’acier, le nôtre devenu non compétitif, merci la taxe carbone de der Leyen !
A priori la France, l’Allemagne et la Pologne soutiendraient l’accord avec l’Inde car cela réduirait la dépendance à la Russie et à la Chine et cela ouvrirait des perspectives de marchés à Airbus, Oréal etc, appréciables en ces temps de protectionnisme américain.
Alors, cet accord, une bonne affaire ? Au premier abord, pas vraiment une mauvaise affaire mais quand, malgré l’accord -ou à cause de celui-ci- le marché français va être inondé de produits indiens subventionnés entrés illégalement, boeuf, sucre… ça peut devenir moins drôle ! Voir l’analyse de Philippot.
Jeanne La Pucelle
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