Le 7 octobre dernier, Jessy, 23 ans, est abattu d’une balle dans la tête à Grand-Camp, aux Abymes. Sa sœur Lynsey, RH à Pointe-à-Pitre, confie n’avoir jamais cessé de redouter un tel drame. « On connaît tous quelqu’un qui a perdu un proche comme ça », soupire-t-elle. Ce meurtre, lié à une banale rivalité amoureuse, s’ajoute à une longue liste noire. Le 50e homicide de l’année a été enregistré en décembre, dans le quartier de Carénage.
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Un territoire saturé par les armes à feu
Selon le préfet Thierry Devimeux, 40 000 armes à feu circulent en Guadeloupe, soit plus d’une pour dix habitants. Le taux d’homicide y est six fois supérieur à la moyenne nationale. Les saisies explosent : armes de guerre, pistolets automatiques, munitions lourdes. Le procureur général Éric Maurel alerte sur des caches d’armes découvertes dans les quartiers sensibles comme Mortenol.
Les trafics profitent de la proximité avec l’Amérique latine et des frontières poreuses. Pour faire face, les autorités annoncent renforts d’enquêteurs, radars, drones et un futur laboratoire de balistique opérationnel dès 2026.
Des adolescents de plus en plus impliqués
Plus qu’une simple prolifération d’armes, c’est leur usage par des jeunes « de plus en plus jeunes » qui inquiète. Certains mineurs de 13 ou 14 ans sont livrés à eux-mêmes, sans repères, et manipulés par des groupes criminels. « Je n’ai jamais vu ça ailleurs », alerte le procureur Maurel. L’arme devient pour eux un outil d’affirmation sociale.
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Loin de se limiter aux narcotrafics – qui ne représentent que 20 à 25% des homicides – les violences armées résultent souvent de conflits mineurs, de règlements de comptes ou d’altercations banales. Des citoyens circulent armés « au cas où », provoquant un climat de peur et de surenchère.
Une urgence sociétale pour les Antilles françaises
En Martinique et à Saint-Martin, la situation est également critique. En 2025, 40 homicides ont déjà été recensés en Martinique, dont 34 par balle. À Saint-Martin, sept meurtres ont été commis pour une population de seulement 34 000 habitants.
Pour les familles, le traumatisme est profond. Lynsey Belveder, en deuil, s’interroge : « J’ai 33 ans, j’ai peur de faire un enfant dans une société comme celle-là ». Le procureur Yann Le Bris appelle à une « prise de conscience collective ». Car au-delà des armes, c’est la cohésion sociale, l’éducation et l’avenir de toute une génération qui sont en jeu.
Par Carole Petit, AFP
En Guadeloupe, la jeunesse prise au piège des armes à feu : une société en danger
La Guadeloupe est frappée par une flambée de violences armées sans précédent. Derrière chaque statistique se cache un drame humain, comme celui de Lynsey Belveder, dont le frère a été tué en pleine rue. Alors que les autorités tentent de répondre à cette crise, une question inquiète toute une génération : quel avenir dans une société où « tous les jeunes sont armés » ?
Par Carole Petit, AFP
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Mais bon sang, QUAND va-t-on enfin se décider, une bonne fois pour toutes, à nous débarrasser de ces sinistres coupes-gorges que sont les « Territoires d’Outre-Mer »??! De véritables cloaques immondes de misère, de racisme anti-blanc et de criminalité démentielle, et peuplés en grande majorité de populations qui détestent la France et les Français! On devrait leur donner l’indépendance immédiatement, et sans plus un seul centime de notre part. Ces territoires nous coûtent la bagatelle de DIX-HUIT MILLIARDS d’euros par an: çà représente le prix de deux Porte-Avions Nucléaires de la Classe Nimitz!!… Imaginez ce que nous pourrions faire pour aider nos VRAIS compatriotes, et redresser notre Pays tout entier, avec une somme aussi colossale!