Electricité et Lecornu : nos dirigeants sont-ils intelligents ?

Le premier ministre Lecornu nous annonce vouloir passer au tout-électrique.
Or, sa volonté de se libérer des énergies pétrolifère et gazière se heurte cependant à bon nombre de réalités et de contraintes. 
La première réside dans  la production électrique elle-même. Les sources d’énergies telles que les éoliennes ou les centrales photovoltaïques ne fonctionnent que de manière intermittente. Toutes les autres infrastructures existantes sont vieillissantes,  barrages hydro-électriques et centrales nucléaires par exemple. Trente-neuf réacteurs dépassent les quarante ans d’activité et il faudra les remplacer un jour où l’autre. Leur exploitation pourrait nous faire courir quelques risques à moyen terme. Idem pour les barrages, les enrochements travaillent, le béton vieillit. Une rupture d’un barrage pourrait être dramatique. Le barrage du Coiselet par exemple a dû être consolidé dans l’urgence. Qu’en est-il des autres ouvrages? 
Le tout électrique dépasse de loin les possibilités actuelles de production. Il faudrait construire des réacteurs nucléaires supplémentaires, remplacer ceux qui vieillissent mal, consolider tous les ouvrages hydro-électriques. Le réacteur ITER,  s’il fonctionne un jour, ne serait expérimental qu’en 2035 et ne fonctionnerait que vers 2050, et encore. Il est si complexe et si instable que certains scientifiques mettent en doute sa viabilité. C’est un projet extrêmement coûteux, qui n’est même pas rentable sur le long terme. 
Un premier obstacle concerne les voitures électriques. Qui accepterait de faire la queue pour recharger sa batterie des heures durant derrière une file de voitures sur une aire de ravitaillement d’autoroute  ? Même en multipliant le nombre de ces bornes, le résultat sera le même. Le chauffage par le biais des pompes à chaleur classiques est problématique : pendant les périodes les plus froides, il faut une chaudière d’appoint pour prendre le relais,  ou une pompe à chaleur haute température hors de prix pour le commun des mortels. Et une PAC haute température est énergivore en cas de grands froids. 
Autres problèmes : si toute la flotte automobile est électrifiée, qu’arrivera-t-il à la police, aux services de secours, aux techniciens chargés de rétablir le courant électrique le jour où une tempête mettra à mal le réseau électrique ? Où rechargeront-ils leurs batteries. Souvenons-nous des récents coups de vent quand des foyers ont été coupés du réseau pendant des semaines. Comment  pourront-ils se rendre au travail ? Les médecins, les infirmières ? Les transports de marchandises, les agriculteurs? 
Conclusion,  monsieur Lecornu, votre plan a été élaboré par des gens hors-sol. Ou si vous en êtes l’unique instigateur, je doute de votre bon sens. Nous avons du pétrole sous nos pieds, du gaz,  de l’hydrogène, des terres rares, mais une camarilla d’écologistes forcenés nous empêche de les rechercher et de les exploiter. Nous mourrons sûrement de faim ou de froid, mais nous mourrons bio. Je ne sais pas si c’est une consolation. Je vous informe que je ne veux pas être incinéré à l’électricité après mon décès, même mort je refuse l’électrocution. 
ARGO

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3 Commentaires

  1. Il est temps de fermer l’ena et sciences pipeau.
    Des littéraires bon a rien.
    Aucune formation pratique et scientifique.
    En chine les cadres du pcc sortent d’écoles d’ingénieurs.
    Ils sont logique dans leur tete

  2. Iter n’est qu’un démonstrateur pour voir si ce qui est sur le papier est réalisable…ce n’est pas une centrale électrique.
    ceci dit le reste est effectif

    • C’est ce que j’ai dit, un prototype qui ne fonctionnerait au mieux qu’en 2050. Il faut bien le mettre en route pour vérifier sa viabilité. Sinon ça ne ser à rien.