8,5 milliards d’euros du contribuable pour financer la « vérité » de Bruxelles !

L’Union européenne prépare l’un des plus grands programmes de financement des médias et de la culture de son histoire.


Des milliards pour la culture, les médias et les « valeurs »

Avec le programme AgoraEU, prévu dans le prochain cadre financier pluriannuel (2028–2034), Bruxelles entend lutter contre la prétendue « désinformation » et les « ingérences étrangères ».

Selon des documents du Parlement européen, l’enveloppe totale s’élève à environ 8,5 milliards d’euros, dont une part significative — environ 3,2 milliards — est destinée au secteur des médias (Media+).


Un budget multiplié par six

Durant la période de financement actuelle (2021–2027), le programme CERV consacre environ 1,5 milliard d’euros aux « citoyens, à l’égalité, aux droits et aux valeurs ». Ce montant doit désormais passer à 8,5 milliards, soit une multiplication par près de six.

La question de savoir qui bénéficiera de ces sommes reste floue. La Commission garde le silence sur les critères de répartition précis, se contentant d’une ventilation qualifiée d’« indicative » — un euphémisme bureaucratique bien rodé.


Un financement conditionné au contenu éditorial

Le Parlement européen présente cet objectif comme une mise en commun des « fonds destinés à la culture, aux médias et aux valeurs de l’UE », en vue de créer des synergies et d’amplifier l’impact de la politique de subventions.

Le financement des médias se trouve ainsi directement lié à leur orientation éditoriale. Seuls ceux qui défendent la démocratie, l’égalité ou les « valeurs européennes » telles que les définit Bruxelles pourront prétendre à ces aides. Toute critique de l’UE risque alors d’être assimilée à une posture « anti-européenne » et sanctionnée par une suppression de financements.


Officiellement : protéger la démocratie

Sous couvert de lutte contre la « désinformation » et les « ingérences étrangères », ce sont bien souvent des critiques légitimes et juridiquement fondées des décisions de Bruxelles qui sont visées.

Pour ce faire, la Commission s’appuie volontiers sur des ONG — des associations privées directement dépendantes des subsides européens. Selon les documents officiels, le programme CERV soutient ces organisations « dans leur travail de protection et de promotion des valeurs de l’Union ».


Toujours plus de fonds réclamés

Alors que le programme est encore en cours de négociation, la pression monte déjà pour l’élargir davantage. Dans une lettre ouverte datée d’avril 2026, plus de 500 organisations réclament une augmentation du budget — seule manière, selon elles, de « protéger et renforcer la démocratie européenne ».


Des dispositions aux contours flous

Bruxelles argue que :

Face aux risques croissants liés aux catastrophes naturelles, aux urgences sanitaires, aux accidents technologiques, aux menaces sécuritaires évolutives et à d’autres perturbations, cette initiative renforcera la résilience des fonctions sociétales essentielles.

Ce que cela recouvre concrètement reste obscur. Des notions comme « désinformation » ou « informations non fiables » peuvent ainsi être attribuées à la discrétion des fonctionnaires dispensateurs de fonds, sans aucune transparence. Qui définit ce qu’est la « désinformation » ? Qui décide de ce qui est « fiable » ?


Les subventions créent des dépendances

Les aides publiques ne sont jamais neutres. Elles sont accordées selon des critères qui reflètent nécessairement des objectifs politiques. Quiconque reçoit des subventions doit, au moins indirectement, s’aligner sur ces orientations.

Ce qui est ici piloté sous l’étiquette de la  « promotion de la démocratie » avec 8,5 milliards d’euros ressemble fort à une tentative d’acheter une couverture médiatique favorable. Le programme est prévu pour démarrer en 2028.


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