Bruxelles freine le nucléaire français : grandes manœuvres de der Leyen face à la relance d’EDF

Ursula von der Leyen au Sommet sur l’énergie nucléaire à Paris (10 mars 2026)  où elle qualifiait solennellement la réduction du nucléaire en Europe d’erreur stratégique . Des paroles  qui sonnent aujourd’hui comme une hypocrisie.

Les Grandes manoeuvres commencent… D’un côté la France veut relancer (enfin !!!)  des chantiers nucléaires, de l’autre Bruxelles la surveille comme le lait sur le feu.

Cette approche illustre une forme de double discours récurrent à Bruxelles : d’un côté, des déclarations politiques destinées à flatter la France et à afficher un tournant « pro-nucléaire » face aux crises énergétiques et géopolitiques ; de l’autre, une machine administrative et idéologique qui continue à traiter l’atome comme une technologie à encadrer étroitement, voire à ralentir, au nom de la concurrence loyale.

 

Bref, bébé France devrait avoir l’heur de plaire à la sorcière Der Leyen. Ciel ! La France oserait aider son bébé à construire 6 nouveaux réacteurs nucléaires, pour le plus grand bien de la France et des Français et le Tyran de Bruxelles est choqué… et hop une enquête contre la France va être diligentée ! Toujours le fameux mythe de la concurrence libre et non faussée… A avoir envie de tout casser quand on sait que, en même temps, la même Der Leyen nous cocufie allègrement avec les pays avec lesquels elle signe le Mercosur et ajoute même l’Australie sur la liste des pays qui vont concurrencer nos paysans et en même temps faire crever les nôtres de malbouffe… 

On notera la perversité célèbre de der Leyen qui ne s’est pas démentie sur le coup : et une enquête qui commencerait mi-avril sur les aides de l’Etat à EDF… la procédure peut durer plusieurs mois… Ou comment faire capoter l’affaire. Ils se consultent dans les différents services de l’UE depuis le 15 février… Le monstre administratif en action, une fois de plus, avec son efficacité époustouflante !!!!

Le programme, dont le coût est estimé à 72,8 milliards d’euros, prévoit la construction de ces réacteurs sur les sites de Penly, Gravelines et Bugey, avec une première mise en service espérée vers 2038. Le soutien public inclut un prêt bonifié couvrant jusqu’à 60 % des coûts, ainsi que des contrats pour différence garantissant un prix de l’électricité. La Commission veut vérifier si ces aides ne risquent pas de renforcer excessivement la position dominante d’EDF, qui produit déjà plus de 75 % de l’électricité française. Cette procédure, présentée comme  classique , peut durer plusieurs mois et retarder la décision finale d’investissement d’EDF prévue fin 2026.

Visualisation officielle du projet EPR2 à Gravelines — l’un des sites prévus pour les six nouveaux réacteurs français que Bruxelles va examiner de près.

Le gouvernement français se dit confiant sur l’issue, mais l’annonce intervient dans un contexte pour le moins paradoxal !

On peut y voir une volonté de ne pas froisser les pays anti-nucléaires (comme l’Autriche), ou plus simplement la persistance d’une culture bruxelloise plus à l’aise avec les renouvelables intermittents en accord avec l’idéologie écolo-dingo qu’avec une énergie pilotable et souveraine comme le nucléaire…  Je suis très tentée par cette dernière explication.

La conclusion est bien que der Leyen freine le nucléaire français tout en feignant d’y être favorable et ce n’est pas le pantin Macron qui lui tiendra tête ! Il n’est question que d’urgence climatique (à laquelle les plus grands spécialistes ne croient pas – et moi non plus 😉 mais la Der Leyen ne veut pas avaler son chapeau en permettant à la France de passer devant l’Allemagne sur quelque sujet que ce soit;..

Le siège de la Commission européenne à Bruxelles, symbole de la machine réglementaire qui, malgré les beaux discours de  der Leyen, continue d’appliquer un contrôle strict sur les aides d’État au nucléaire français.

Christine Tasin

 

 

 

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