Face au « chantage au gaz » de Trump, la France a le nucléaire, vive nous !

 Trump, le gaz et l’Europe : un ultimatum qui fait mal… mais qui pourrait réveiller les réalistes ?
Trump ne plaisante pas avec les affaires. C’est normal, il a été élu pour ça, pour que son pays et ses administrés aillent bien. Ce que les anti-Trump primaires ne veulent pas comprendre, évidemment.
Dans un nouveau coup de pression, un chantage diront certains, il menace de supprimer « l’accès  privilégié »  de l’Union européenne au GNL (gaz naturel liquéfié) américain si Bruxelles ne ratifie pas sans modification l’accord commercial de 2025, qui fixe des droits de douane à 15 % sur la plupart des exportations européennes vers les États-Unis. L’ambassadeur américain Andrew Puzder l’a clairement dit : pas d’accord global, pas de traitement de faveur sur l’énergie. point barre. America first ! Comme j’aimerais un Trump à l’Élysée  qui dise « la France d’abord » ! Au passage, que l’UE paye les conneries  du soutien à Zelensky qui l’a amenée à renoncer au gaz russe, c’est moral. Bien fait pout tous ces cons qui continuent de voter pour des Macron, des écolos dingos, des LFI, des anti-Trump primaires… Vous me direz que nous, patriotes, on est aussi concernés mais j’ose espérer que la situation plus difficile va ouvrir les yeux des tarés. On va en baver mais eux aussi, il y a une justice.
Pour l’UE, c’est une menace sérieuse. Très sérieuse. Depuis la guerre en Ukraine, l’Europe s’est massivement tournée vers le GNL américain pour remplacer le gaz russe : les États-Unis fournissent déjà plus de 50 % des importations européennes de GNL en 2025-2026. Une réduction ou une perte d’accès préférentiel (priorité de chargement, contrats à long terme avantageux, exemptions réglementaires) ferait exploser les prix du gaz sur le continent. Conséquences directes : factures énergétiques plus élevées pour les ménages et les industries, risque de désindustrialisation accrue (surtout en Allemagne), inflation importée et tensions sociales. Pour la France, moins dépendante que l’Allemagne mais tout de même importatrice, cela se traduirait par des coûts supplémentaires pour EDF, TotalEnergies et l’industrie chimique, avec un impact sur la compétitivité et le pouvoir d’achat.
Certes, c’est compliqué et ça peut sembler brutal. Mais, je le répète,  Trump fait simplement son boulot de chef d’État américain.
Il a négocié un deal équilibré : l’Europe gagne des droits de douane modérés (au lieu des 25-30 % menacés initialement) et des débouchés pour ses exportations (voitures, luxe, aéronautique), en échange d’un engagement à acheter massivement de l’énergie américaine – jusqu’à 750 milliards de dollars d’ici 2028, dont une grosse part en GNL, pétrole et même technologies nucléaires civiles. L’UE a traîné des pieds pour ratifier, tenté d’amender le texte et même menacé de diversifier ailleurs (Qatar, Algérie, Canada). Trump répond logiquement : Un deal est un deal . Il protège les intérêts américains – emplois dans le gaz de schiste, balance commerciale, influence géopolitique – et refuse que l’Europe profite des avantages sans respecter sa part du contrat.
Et si, au fond, cela pouvait être positif pour l’Europe ? D’abord, cette pression oblige Bruxelles à sortir de son hypocrisie : on ne peut pas à la fois se plaindre de la dépendance au gaz russe hier et refuser aujourd’hui un partenaire fiable et abondant comme les États-Unis, surtout quand le nucléaire civil américain est aussi sur la table. Ensuite, elle pourrait accélérer une vraie prise de conscience : l’Europe a besoin d’une stratégie énergétique souveraine, pas de dogmes verts qui nous laissent vulnérables. Pour la France, c’est une opportunité de défendre encore plus fort son nucléaire (le seul vrai atout décarboné et mobilisable à la demande ) et de relancer une diplomatie énergétique pragmatique. Enfin, en forçant une renégociation réaliste, Trump pourrait pousser l’UE à diversifier intelligemment (plus de nucléaire, gaz de Norvège, exploration en Méditerranée, accords avec l’Afrique) au lieu de rester piégée entre Moscou et Washington.
Les enjeux internationaux sont toujours complexes : alliances, commerce, énergie et sécurité s’entremêlent. Trump ne fait pas de cadeau, mais il ne fait pas non plus de chantage gratuit, il applique une logique de réciprocité ( America First , mais avec des deals gagnant-gagnant quand l’autre joue le jeu). L’Europe a le choix : râler et payer plus cher, ou saisir l’occasion pour bâtir une vraie indépendance énergétique, loin des illusions de la transition intermittente. Le seul vrai problème ce n’est pas Trump et ses exigences c’est les tarés, Der Leyen et Macron en tête qui, pour des raisons politiques et totalitaires veulent nous faire revenir au Moyen Age avec leur décarbonisation. 
Au final, cette menace est un électrochoc salutaire. Elle rappelle que, dans le monde réel, l’énergie n’est pas gratuite et que les bons deals se méritent. Espérons que les dirigeants européens l’entendent et en tirent les bonnes leçons, plutôt que de continuer à rêver d’un monde sans hydrocarbures ni nucléaire.
Christine Tasin

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