Nos paysans crèvent déjà sous le Mercosur et ses viandes aux hormones. Ça ne suffisait pas.
Le 24 mars dernier, der Leyen a signé à Canberra un nouvel accord de libre-échange avec l’Australie : 30 600 tonnes de bœuf et 25 000 tonnes de mouton qui vont déferler chez nous, produits avec des normes laxistes pendant que nos éleveurs étouffent sous les règles européennes.
Comme par hasard, ce sont encore nos paysans qui trinquent en première ligne.
L’Union européenne ouvre grand ses portes à 30 600 tonnes de viande bovine australienne (quota multiplié par plus de dix !) et à 25 000 tonnes de viande ovine et caprine. Des produits qui arrivent évidemment avec des normes sanitaires, environnementales et de bien-être animal souvent bien plus laxistes que les nôtres. Pendant ce temps, nos éleveurs français et européens continuent de se noyer sous les charges réglementaires, les coûts de production explosifs et la concurrence déloyale.
La filière ovine française sonne déjà l’alarme : risque de perte de valeur pour l’agneau français, prix tirés vers le bas, exploitations qui ferment les unes après les autres. Après le Mercosur et ses flots de bœuf sud-américain aux hormones et aux pesticides interdits chez nous, voilà le coup de grâce venu du bout du monde. Von der Leyen, en visite en Australie, ose parler de « vision du monde commune » et de « deal équitable ». Équitable pour qui ? Pour les constructeurs automobiles européens qui, paraît-il, pourraient vendre plus de voitures électriques là-bas, pour les exportateurs de produits laitiers qui espèrent une hausse de 50 % ? Peut-être. Mais certainement pas pour ceux qui produisent la nourriture sur notre sol. Et on ne voit pas pourquoi les Australiens seraient plus bêtes que nous et se lanceraient dans la voiture électrique que l’on boude.
Résultat ? Prix cassés, exploitations qui ferment, agneaux français dévalorisés, et nos gosses qui bouffent de la malbouffe venue de l’autre bout du monde. Malbouffe qui va les rendre malades. à vie, les faire mourir jeunes, qui va priver la France de ses forces vives et l’obliger à consacrer une partie de son maigre budget à importer des médicaments hors de prix qui feront le bonheur de Big Pharma…
Quid de nos politiques, payés, fort cher pour défendre nos intérêts ? Macron, ministres, eurodéputés, députés, sénateurs… ils regardent ailleurs ou applaudissent mollement au nom de la « stratégie indo-pacifique » . Bande d’incapables ! Bande de salauds ! Bande d’incapables ! Bande de traîtres !
On sacrifie notre souveraineté alimentaire, nos campagnes et notre santé pour vendre deux voitures électriques de plus en Australie.
Assez !
Que la France dise NON une bonne fois pour toutes, ou qu’ils dégagent tous. Nos agriculteurs ne sont pas des variables d’ajustement, et nos enfants ne sont pas des poubelles à importations.
Point barre.
Christine Tasin
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Faire dépendre notre alimentation de pays lointains en tuant notre agriculture, pays qui peuvent couper le cordon pour des raisons telles qu’une mauvaise récolte ou des épidémies, c’est s’assurer des famines futures qui ne tarderont pas à arriver. La nostalgie des ersatz?