Ramadan électoral de Payan à Marseille : comment transformer les mosquées en urnes

Marseille, à huit jours du verdict du 15 mars 2026. Benoît Payan et son Printemps marseillais viennent de nous servir la preuve par A + B que leur « progressisme »  n’est qu’un vernis craquelé sur un clientélisme communautariste éhonté. Une petite erreur les a conduits à rendre publiques leurs manigances.

Un document interne, balancé par erreur sur WhatsApp par le courageux Karim Touche (colistier de Tina Biard-Sansonetti dans les 13e-14e), expose sans fard le plan des candidats du Printemps marseillais qui a été publié par mégarde sur WhatsApp

-organiser des points de campagne à la sortie des prières de rupture du jeûne devant les mosquées Busserine, Bleuets et Flamants (c’est pour faire croire qu’il s’agit de camps de scouts qu’ils ont baptisé ainsi ces mosquées ? .

-Mieux encore : Tina Biard-Sansonetti et 2 de ses colistiers se chargent d’informer personnellement les présidents des 3 mosquées (Tina celui de la Busserine, Ahmed celui des Bleuets, Azeddine celui des  Flamants, ) pour qu’ils balancent soit un appel direct au vote pour elle, soit un mot d’ordre de barrage au RN. Et hop, les fidèles sont prévenus que des militants les attendent dehors. Subtil.

On parle bien d’instrumentaliser l’autorité religieuse en plein ramadan, période de recueillement et de solidarité, pour en faire un levier électoral, non ? C’est pas un peu illégal au sens de la loi de 1905 ? C’est pas contraire à la laïcité ? républicaine ? Évidemment. C’est pas aussi une insulte à l’égalité de traitement entre citoyens ? Triple dose.

Pour comprendre l’importance de la chose et l’ampleur de la manoeuvre, imaginez le même stratagème à la sortie des messes de Pâques ou des offices de Yom Kippour pour influencer le vote… Le tollé serait planétaire, les saisines du Conseil d’État immédiates, et les médias hurleraient au scandale clérical. Là ? Silence radio ou minimisation grotesque.

Tina Biard-Sansonetti joue les innocentes : « On tracte partout, écoles, commerces, mosquées, églises… » Ah bon ? Et les consignes de vote demandées aux responsables religieux, c’est aussi « partout » ? Le document est limpide : on ne se contente pas de flyer sur le trottoir, on mise sur l’influence spirituelle pour orienter les bulletins.

Du clientélisme de bas étage, version halal : promettre (ou rappeler) des subventions aux associations  cultuelles, flatter les ego des présidents, et récolter les voix en bloc. Et tant pis si l’une des mosquées ciblées traîne des casseroles judiciaires récentes, ou si certains imams ont eu maille à partir avec la justice pour des propos problématiques. Quand il s’agit de sauver son mandat, les scrupules s’évaporent ! 

Même le LFI Delogu qui n’est pas un enfant de choeur avoue (parce qu’il est jaloux de ne pas y avoir pensé ? ):  «C’est du  clientélisme pur et dur, ces pratiques pourries doivent crever. »

Evidemment le RN Franck Allisio dénonce  l’Instrumentalisation insupportable des musulmans marseillais. 

Bref, ça pue  la tambouille électorale jusqu’au vieux Port à Marseille !

Que va dire, que va faire Benoît Payan ? Parce que, quand même, c’est son parti qui est mouillé et ce sont ses amis du Printemps marseillais  qui battent en brèche la prétendue « République exemplaire » qu’il prétendait défendre !En tout ças c’est un sacré scandale. C’est anti-républicain au possible… C’est le triomphe du communautarisme. A Marseille c’est bien la République que la gauche assassine. 

 

 7 total views,  7 views today

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


Soyez le premier à commenter