Pourquoi Macron et Mélenchon sont-ils main dans la main pour éliminer Némésis ?

Là on touche le fond ! C’est les antifas, copains historiques de Mélenchon qui tuent… mais c’est Némésis qui est interdite de manif le 8 mai et menacée de dissolution pendant que LFI parade librement dans les rues.

Manifestations du 8 mars : Laurent Nuñez passe consigne aux préfets d’écarter le collectif Némésis et envisage sa dissolution

Serions-nous passés dans un régime totalitaire digne des pires romans de science-fiction ?  

Qui dit mieux et en terme d’absurde et en terme de dictature absolue ? Il est vrai que Macron a diablement besoin de Mélenchon et de ses bordes sauvages..

S’il n’y avait pas eu mort d’homme et si Némésis ne risquait pas la dissolution, rien que ça, on dirait que c’est une farce grotesque à la Molière !  Les antifas, copains historiques de LFI, ont tué Quentin Deranque, qui protégeait Némésis  et du coup c’est Némésis qui trinque.  Carrément menacée de dissolutions, carrément interdite de manif… C’est juste énorme.

 

Serions-nous passés dans un régime totalitaire digne des pires romans de science-fiction (bis) ?   C’est pas « l’arroseur arrosé » c’est « l’assassin a gagné. »

L’hypocrisie est totale ! Deux poids, deux mesures : la gauche violente est cajolée, la droite féministe est criminalisée. C’est non seulement une injustice flagrante mais en plus elle pue à plein nez la politique électoraliste !

Evidemment la question essentielle à se poser est celle-ci :  pourquoi le pouvoir macronien a-t-il besoin de LFI et de Mélenchon ?

La stratégie politique d’Emmanuel Macron et de son camp repose depuis 2017 sur un positionnement centriste, présenté comme un rempart contre les « extrêmes » de gauche et de droite. Dans ce contexte, LFI et son leader Mélenchon, jouent un rôle crucial, presque instrumental, pour les macronistes, particulièrement à l’approche des élections municipales de 2026 et de la présidentielle de 2027. 

D’abord, LFI sert de « repoussoir » idéal. En classant officiellement LFI à l’extrême gauche – comme l’a fait le ministère de l’Intérieur en février 2026 pour les nuances politiques des candidats aux municipales –, le gouvernement macronien accentue la polarisation de l’échiquier politique. Cela permet de dépeindre Mélenchon et ses alliés comme des radicaux incontrôlables, accusés de proximité avec des groupes antifascistes violents ou d’expressions antisémites, comme l’a affirmé Macron lui-même. Face à cela, les macronistes se positionnent en garants de la stabilité et de la modération, attirant les électeurs centristes ou modérés qui craignent autant le « chaos » de l’extrême gauche que celui du Rassemblement National (RN) de Marine Le Pen.

Ensuite, sur le plan électoral, l’existence d’une LFI forte fragmente l’opposition de gauche. Mélenchon, en poussant une ligne « antifasciste » intransigeante contre le RN, force les autres partis de gauche (PS, EELV, PCF) à se diviser : soit ils s’alignent sur LFI et risquent d’être marginalisés, soit ils refusent et renforcent l’isolement des Insoumis. Cette division profite aux macronistes, qui peuvent ainsi éviter un front uni à gauche lors des scrutins à deux tours. Par exemple, aux municipales de 2026, où LFI vise les grandes villes comme Lyon ou Toulouse, une gauche éclatée pourrait favoriser des triangulaires où les candidats centristes l’emportent grâce au report de voix modérées.

Enfin, pour la présidentielle de 2027 – où Macron ne peut se représenter –, son camp a besoin de perpétuer ce duel des extrêmes. Mélenchon, en polarisant le débat comme après la mort de Quentin alimente un récit où les macronistes incarnent l’unique « arc républicain » face au RN et à LFI. Sans un Mélenchon tonitruant, le centre perdrait son principal argument pour mobiliser contre « les populismes ».Ceci explique clairement pourquoi LFI est passé de la gauche à l’extrême-gauche…

En somme, si le pouvoir macronien critique vertement LFI, il en a paradoxalement besoin pour survivre politiquement. Cette dépendance mutuelle – Mélenchon prospérant aussi sur l’anti-macronisme – illustre la profondeur de la crise démocratique française, et explique pourquoi LFI ne sera pas dissous malgré tout… Macron a besoin d’extrêmes et d’extrêmes qui font peur pour rassurer le ventre faire gagner son camp. C’est pour cela qu’il veut dissoudre Némésis, non pas que les courageuses et belles résistantes menacent qui que ce soit mais pour faire croire au bon peuple de France qu’il y a vraiment des gens dangereux classés à l’extrême-droite… qui ne fait plus assez peur puisque le RN est au top dans les sommets, que Sarah Knafo fait un carton partout où elle passe…

Christine Tasin

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