Les Anglais laissent les islamos faire la loi mais tapent sur les « criminels environnementaux « 

Face aux crimes environnementaux, le Royaume-Uni déploie des dizaines de drones 

Au Royaume-Uni, à chaque problème sa caméra de surveillance ou son drone. Pour lutter contre les “criminels environnementaux” et les traquer, l’Agence environnementale britannique a récemment déployé des dizaines de drones à travers le pays. Vendredi, la même agence et Emma Reynolds, Secrétaire d’État à l’Environnement, ont annoncé la condamnation d’un homme à 1,4 million de livres sterling d’amende pour avoir déversé illégalement des déchets dans 16 sites différents.

Depuis 2013, le nombre de caméras de surveillance au Royaume-Uni a presque quadruplé. Si de récentes estimations font toujours état de 5 à 7 millions caméras CCTV (télévision en circuit fermé, NDLR) traditionnelles, un chiffre stable par rapport à 2013, les industriels avancent le chiffre de 21 millions en y incluant les caméras IP domestiques, les sonnettes connectées ainsi que les dashcams.

Un “surveillance state”

Ces caméras couvrent une panoplie d’usages, avec la priorité donnée à la sécurité publique, à la prévention des crimes, à la gestion du trafic routier et à la surveillance des émissions de CO2. Une technologie particulière prend le dessus et se généralise comme une traînée de poudre, notamment à Londres. Il s’agit de la reconnaissance faciale, née d’un usage commercial pour prévenir les vols à l’étalage avant d’être popularisée après la pandémie de COVID‑19, lorsque Londres s’était dotée de premiers dispositifs publics dotés à l’IA.

Le Home Office a fait état de 1 300 arrestations permises par cette technologie depuis 2023, et a engagé 12,6 millions de livres en 2024 pour son développement, dont 2,8 millions spécifiquement destinées à la reconnaissance en direct. En 2025, un budget supplémentaire de 6,6 millions de livres a été débloqué pour accélérer son adoption, évaluer ses performances et préparer le lancement d’un” service national de comparaison faciale”. 

Mais le Royaume-Uni ne recourt pas uniquement aux caméras et cette surveillance est aussi opérée à l’aide de drones. Plus de 60 conseils locaux au Royaume-Uni ont embauché du personnel certifié par la Civil Aviation Authority (CAA) pour piloter des drones, tandis qu’au moins une douzaine d’autres s’apprêtent à lancer des programmes similaires. Sunderland exploite la plus grande flotte municipale connue avec 13 drones et plusieurs pilotes, utilisés pour détecter des crimes, des violations des règles environnementales et superviser rassemblements publics. 

L’initiative, annoncée en décembre dernier, déplaît aux ONG. Big Brother Watch a estimé que “les autorités locales ne doivent pas utiliser cette technologie comme des espions dans le ciel, rappelant que “le Royaume-Uni est déjà l’un des pays les plus surveillés de la Terre ; avec les caméras CCTV aux coins des rues, nous n’avons pas besoin de caméras volantes aussi”. 

En effet, les Britanniques sont ainsi la 5e population la plus surveillée avec 618 caméras pour 10 000 habitants, derrière la Chine, les Etats-Unis, le Pakistan et l’Inde. Londres domine avec 690 923 unités, renforçant sa réputation de « surveillance state ». 

33 drones de plus

Et cela ne devrait pas s’atténuer. L’Agence environnementale britannique a annoncé à son tour avoir déployé 33 drones à travers le pays, pour survoler des sites de décharges illégales et mieux poursuivre les personnes à l’origine de ces gestes, considérés comme des crimes.

Environ 34 millions de tonnes de déchets, éparpillés à travers plus de 700 sites au Royaume-Uni, sont détectés chaque année. Souvent, ce sont des escrocs ou des malfaiteurs qui facturent à des particuliers l’évacuation de grandes quantités de déchets pour les jeter dans une décharge illégale afin de ne pas régler les taxes et les frais. 

Quelques centaines d’arrestations ont été menées ces dernières années mais le gouvernement entend passer à la vitesse supérieure. Vendredi, Emma Reynolds, Secrétaire d’État à l’Environnement et l’Agence environnementale ont d’ailleurs annoncé une condamnation de taille. 

Un homme, un dénommé Varun Datta, âgé de 36 ans et issu du quartier de Belgravia (Londres), a été condamné à payer 1,4 million de livres sterling pour avoir orchestré le déversement illégal de 4 275 tonnes de déchets sur 16 sites non autorisés en Angleterre, via sa société Atkins Recycling Ltd. Il écopa d’une peine de 4 mois de prison suspendue 18 mois, 200 h de travaux d’intérêt général et 30 jours de réhabilitation. D’autres personnes ont été condamnés pour des faits similaires pour une moindre ampleur.

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