Passionné depuis longtemps par tout ce qui touche à la propagande et la manipulation des esprits, j’ai envie de partager avec vous une analyse intéressante sur le sujet. La triste farce du Covid nous a appris que le cerveau humain est devenu la cible principale de pouvoirs malfaisants et je désirais rendre hommage au penseur français brillant que fut Jacques Ellul.
En 1962, le penseur, philosophe, historien du droit, sociologue, résistant et théologien protestant français, Jacques Ellul (1912-1994), a produit une œuvre majeure intitulée « Propagandes ».
Nous croyons être à l’abri de la propagande ? Détrompons nous ! Que nous le voulions ou non et quel que soit notre niveau d’instruction, nous sommes inévitablement influencés à un moment ou un autre par l’une ou l’autre forme subtile de propagande visant à façonner notre perception et intégration volontaire dans la société technicienne.
A l’heure où l’on nous a appris à « zapper » rapidement tellement nous sommes noyés sous toutes sortes d’informations diverses et variées, nous courons le risque de passer à côté de choses essentielles. Il est pourtant salutaire de savoir consacrer voire sacrifier quelques minutes à notre « ordinateur central » afin de lui accorder un peu de nourriture solide.
Ci-dessous un extrait croustillant de la position de Jacques Ellul sur l’islam. Peut-être que cela mettra l’eau à la bouche à nos lecteurs qui seront ensuite tentés d’écouter la vidéo que je mets en fin d’article ?
Ellul fait partie des premiers intellectuels français qui ont pris conscience des dangers de l’islam. Et tout ce qu’il a prévu s’est réalisé jusqu’ici.
Lors de la guerre des Six Jours de 1967, Ellul prend fait et cause pour Israël et continuera à défendre cette position dans de nombreux articles[55] ainsi que dans le livre Un chrétien pour Israël (2008)[note 14].
En 1991, il préface le livre de Bat Ye’or Les chrétientés d’Orient entre jihâd et dhimmitude – VIIe-XXe siècle, aux éditions du Cerf.
Juste après sa mort, en 1994, est également publié un ouvrage compilant différents articles dans lesquels il se livre à un véritable réquisitoire contre l’islam dans Islam et judéo-christianisme[note 15]. Ellul expose ce qu’il tient pour une incompatibilité entre le judéo-christianisme et l’islam : selon lui, ce dernier réclamerait tous les droits pour lui-même quand il est minoritaire et les refuserait aux autres quand il est ou devient majoritaire[sp 83]. Il dénonce les intellectuels qui établissent une parenté entre le judéo-christianisme et l’islam arguant que l’unicité de Dieu est battue en brèche dès qu’on pose la question de sa nature, et relevant une différence de nature dans la filiation abrahamique des trois religions dites « du Livre » dont, précisément, les textes ne sont pas de nature équivalente. Dans une note de bas de page de L’Espérance oubliée, il écrit :
« Je n’oublie pas que l’islam a lui aussi le souci de l’incarnation de la parole, qu’il est lui aussi au bénéfice de la révélation en Abraham et en Jésus, mais j’adopterai l’interprétation de Louis Massignon, selon qui Mahomet est le « prophète négatif », c’est-à-dire celui ayant prétendu se situer « après » le judaïsme et le christianisme — et les dépasser n’a en réalité, dans aucun domaine, strictement rien apporté de nouveau : c’est un redire du judaïsme et du christianisme. Il est alors prophète en ce sens qu’il atteste que, dans cette voie, rien ne peut être ajouté, ni renouvelé. Dès lors l’islam ne me paraît pas avoir la même importance fondamentale que le judaïsme et le christianisme pour le sens profond de l’histoire des hommes[sp 84]. »
Ellul considère l’islam comme un danger pour l’Occident, « une menace guerrière permanente contre [celui-ci] ». Dans le même temps, il parle d’une « invasion pacifique de l’Europe » qui — par exemple en France — accueille celui qui va l’« égorger » et l’« anéantir ». Ellul considère cependant le racisme « comme un des dangers politiques et sociaux les plus graves », mais s’élève contre l’idée d’une société pluriculturelle, comprenant la culture comme « l’ensemble des mœurs, des coutumes, des traditions, des règles juridiques aussi, de la religion et de la morale, des concepts politiques, et de l’idée même que l’on se fait de la société, avec ses hiérarchies, ses clans, ses chefs, etc.[sp 85]. » En 1988, il estime en outre que d’ici vingt-cinq ans l’Occident sera, sur le plan mondial, dans une situation comparable à celle de l’Afrique du Sud au temps de l’apartheid. Ces positions radicales reposent, selon certains chercheurs, sur des connaissances parcellaires et approximatives de l’islam et sur des présupposés favorables à Israël. C’est le cas notamment de Frédéric Rognon, un universitaire spécialiste d’Ellul[sp 86], qui n’hésite pas à parler d’absence de recul critique d’Ellul à ce sujet, ou du journaliste Jean-Luc Porquet, qui invite à « démentir Ellul[sp 87]». D’autres chercheurs partagent en revanche ses inquiétudes, tels le pasteur protestant d’origine musulmane Assan Merabti[56], Jean Alcader[57], Nahed Mahmoud Netwali[58] ou Wafa Sultan[59].
Comprendre la propagande cachée de la société moderne
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