« La blague qui a tué Daniel Bravo »
Daniel Bravo a osé.
Devant Gaëtane Thiney qui parlait dans les gradins avec une autre femme, il a sorti une phrase banale qui se voulait drôle : »J’ai l’impression qu’elles parlaient lingerie. »
Une vanne qui, moi, m’a fait rire. Certes, on pourrait me dire que j’ai un certain âge et même un âge certain, mais de là à me faire croire qu’on serait tous devenus cons et soumis aux diktats des pseudos- féministes à ce point… Je n’aurais jamais imaginé voir cela au pays de Voltaire.
Je découvre que dire que 2 nanas papotent « lingerie » ce serait sexiste… Apparemment je vieillis salement vite, au point de ne plus savoir ce qui est sexiste et ne l’est pas. J’ai été obligée de sortir mon vieux Robert pour vérifier :
La vache ! Les hommes n’ont-ils plus la possibilité d’ironiser, de se moquer, de provoquer ?
Ben non. La preuve… Pourtant le mot lingerie les concerne, les messieurs, n’aiment-ils pas voir madame dans des dessous coquins ? Ne peut-on pas, devant un match qui nous emmerde, se donner les références du dernier slip osé ? Tu galèges, Christine, hors-sujet ! Ah bon ? Zut alors, revenons à nos moutons..
En moins de 24 heures David Bravo a été rayé de la carte de la chaîne...
– Suspension immédiate
– Communiqué larmoyant de beIN Sports
– Paris boot-ball club joue les vierges effarouchées et laisse passer les balles visant David Bravo. Tous pour un et un pour tous !
– Les associations hurlent au scandale (bordel ! si je comprenais où est le scandale…)
– Et la meute habituelle qui passe sa vie à réclamer la tête de l’autre sur un plateau Twitter (ça rassure on se sent en sécurité). A l’ouest rien de nouveau.
Et tout ça pour quelques mots.
Pas une insulte raciste, pas une menace de mort, pas un appel au viol.
Une blague de comptoir comme on les aime, au comptoir, à l’apéro, au digeo…
Pas de procès, pas de délibération. Le coupable est exécuté médiatiquement. Propre. Net. Sans bavure.
C’est ça, le nouveau monde qu’ils nous construisent à coups de tweets et de communiqués indignés.
Un monde où une phrase suffit à vous rayer de la carte.
L’humour n’est plus un droit, mais un privilège accordé par une caste morale autoproclamée.
Caste qui fait ce qu’il faut pour faire entrer dans vos têtes la loi qui n’est pourtant pas encore dans notre Constitution : il vaut mieux fermer sa gueule que risquer de faire trembler la Vertu en habits verts..
On ne débat plus.
On ne nuance plus.
On ne pardonne plus.
On sacrifie.
Et tout le monde applaudit la décapitation, parce que c’est progressiste.
Ce n’est pas du féminisme.
C’est de la police morale.
C’est une machine à broyer la spontanéité, à lobotomiser les cerveaux, à fabriquer des automates qui répètent les bons mots et surveillent leurs voisins comme des collabos zélés. Et, accessoirement à faire fuir dans un Monastère les derniers Gaulois qui aiment rire, qui aiment les femmes…
Le résultat est déjà visible :
– Les mecs se taisent. Les ambiances de vestiaire sont plombées.
– Les femmes commencent à dire qu’elles en ont marre de cette ambiance d’école maternelle surveillée
Tout le monde marche sur des œufs en permanence
Entendez-vous ce cri qui monte des foules et qui ne saurait demeurer trop longtemps silencieux ?
Ils disaient qu’ils voulaient des femmes libres, fortes, autonomes ?
Les voilà réduites au statut de poupée fragile en porcelaine qu’il faut protéger de tout, même d’une vanne à deux balles.
On voulait la liberté d’expression ? On a la liberté de penser… comme tout le monde, selon la doxa du moment, sauf à se faire lyncher !
Aldous Huxley, ça vous dit rien ?
Aldous Huxley l’avait vu venir.
Pas besoin de bottes et de matraques.
Le Meilleur des Mondes arrive avec des hashtags, des excuses forcées, des suspensions de contrat, des licenciements et des morts sociales ou professionnelles.
L’horreur. Ça me donne encore plus envie de dégueuler sur les dernières conneries de CNews qui emboîte le pas aux censeurs qui crachent sur Morandini.
Daniel Bravo a oublié qu’il était à la télé, surveillé par les Pol Pot avides de changer le monde au de le laisser évoluer tout seul. Et hop, pour un petit pas de travers, une énorme punition qui ressemble salement à du terrorisme.
Mais combien de personnes, ce soir, pensent comme moi ? Combien considèrent que c’est bien fait pour lui ?
De la réponse à ces deux questions dépendent la vie, la liberté et le bonheur de nos enfants.et donc la survie de l’humanité, la vraie, qui crève sans humour et sans liberté.
Parce que, tant qu’on applaudira ces exécutions publiques pour 2 mots maladroits, on continuera à creuser notre propre tombe.
Une tombe aseptisée, sans rire, sans relief, sans couilles.
Un monde de gens parfaits, interchangeables, terrifiés à l’idée de sortir du scénario écrit par d’autres, d’autres crétins frigides…Tout ça devrait être plus qu’anecdotique, ça pue la fin de la liberté.
Une blague de comptoir mal placée.
Et l’homme est exécuté médiatiquement. Propre. Net. Sans bavure.
C’est ça, le nouveau monde qu’on nous construit à coups de tweets et de communiqués indignés.
Un monde où une phrase suffit à vous rayer de la carte.
Où l’humour n’est plus un droit, mais un privilège accordé par une caste morale autoproclamée.
Où il vaut mieux fermer sa gueule que risquer de faire trembler la Vertu.
On ne débat plus.
On ne nuance plus.
On ne pardonne plus.
On sacrifie.
Et tout le monde applaudit la décapitation, parce que c’est progressiste.
Ce n’est pas du féminisme.
C’est de la police morale.
C’est une machine à broyer la spontanéité, à lobotomiser les cerveaux, à fabriquer des automates qui répètent les bons mots et surveillent leurs voisins comme des collabos zélés.
Le résultat est déjà visible :
– Les mecs se taisent entre eux
– Les blagues de vestiaire migrent sur des serveurs privés
– Les femmes commencent à dire qu’elles en ont marre de cette ambiance d’école maternelle surveillée
– Et tout le monde marche sur des œufs en permanence
On voulait des femmes libres, fortes, autonomes ?
On leur a offert un statut d’intouchables fragiles qu’il faut protéger de tout, même d’une vanne à deux balles.
On voulait de la liberté d’expression ?
On a la liberté de penser exactement comme la doxa du moment, ou de se faire lyncher.
Bienvenue dans le Meilleur des Mondes.
Il est déjà là. Et il sent le savon et la vertu obligatoire.
2 total views, 2 views today




Soyez le premier à commenter