Même l’ONU dénonce la violence de Macron contre nos paysans, c’est dire…

Oui, je sais que le grand machin ne sert à rien, sauf à faire croire aux pays non alignés qu’ils joueraient un rôle, sauf à nous coûter la peau des fesses, sauf à permettre entre autres aux pays musulmans d’avoir un lieu  pour réclamer  le droit au port du voile pour les femmes, entre autres, mais bon il faut bien que nous aussi, comme les autres, on fasse feu de tout bois, non ? 

Jeanne la Pucelle

France : trois experts de l’ONU s’alarment de la « criminalisation » des mouvements paysans
Nathan Joubioux

 

Trois rapporteurs de l’ONU dénoncent une « escalade dans la répression » contre les manifestations d’agriculteurs en France.

Dans un communiqué publié cette semaine, Carlos Arturo Duarte Torres, président-rapporteur du Groupe de travail sur les droits des paysans et autres personnes travaillant en zones rurales, Gina Romero, rapporteuse spéciale sur les droits à la liberté de réunion pacifique et d’association et Mary Lawlor, rapporteuse spéciale sur la situation des défenseurs des droits de l’homme, ont exprimé leur « profonde inquiétude » quant à la répression à laquelle font face les agriculteurs.

« Un signal inquiétant »

« Nous sommes alarmés par cette tendance manifeste à criminaliser les activités syndicales pacifiques. L’arrestation de porte-parole nationaux et de dirigeants paysans internationaux pour des actes symboliques de désobéissance civile est un signal inquiétant qui menace le droit des paysans à exprimer leurs griefs sans crainte d’intimidation ou de représailles », ont déclaré les trois experts.

Une alerte adressée au gouvernement après l’interpellation, le 14 janvier dernier, de 52 personnes, lorsque des manifestants sont entrés dans un bâtiment du ministère de l’Agriculture à Paris. L’action visait à dénoncer l’accord conclu avec les pays du Mercosur, les politiques concernant l’épidémie de dermatose nodulaire contagieuse et le « manque de soutien » au secteur.

Des interpellations « purement arbitraires », selon Fanny Métrat, porte-parole du syndicat Confédération paysanne, classé à gauche. Le communiqué des experts de l’ONU est « très important » et « un signal assez fort concernant la criminalisation spécifique de notre syndicat. On sent bien que la Confédération paysanne dérange », dénonce celle qui a également été placée en garde à vue.

Une plainte du ministère sans suite

Fanny Métrat donne sa version du cadre dans lequel ces interpellations ont eu lieu. « C’était une action purement symbolique. On était en train de scander des slogans à l’intérieur d’une cour d’une annexe du ministère de l’Agriculture et on a apposé quelques autocollants sur les vitres ». ll n’y a pas eu de poursuites par le parquet, aucune dégradation n’ayant été caractérisée, assure-t-elle à Euronews.

Les agriculteurs ont ensuite été libérés malgré la plainte déposée par le ministère de l’Agriculture. « On a appelé à la démission [de la ministre Annie Genevard] quelques jours avant et on a l’impression qu’elle est blessée dans son orgueil et cherche à intimider » le syndicat, avance Fanny Métrat.

Le communiqué de l’ONU permet surtout « de pointer du doigt les dérives autoritaires du gouvernement français », estime l’éleveuse.

Depuis Genève, les experts ajoutent que « les autorités ont l’obligation de faciliter les manifestations pacifiques, et non de les réprimer par un usage excessif des pouvoirs policiers. L’escalade rapide de la tolérance à des arrestations massives, ciblant en particulier certains syndicats, semble injustifiée et discriminatoire. »

Ils ont également exprimé leur inquiétude concernant l’interpellation le 9 janvier, de deux porte-parole de la Confédération paysanne près de l’Arc de Triomphe. « Les paysans et les agriculteurs se mobilisent pour protéger leurs moyens de subsistance et exiger de participer aux décisions qui affectent leur survie, notamment les politiques sanitaires et les accords commerciaux internationaux. Au lieu de les réduire au silence par la détention, le gouvernement doit engager un dialogue constructif », concluent-ils.

« La soupape a fini par sauter »

Yoann Maras, responsable national du syndicat Alliance Police nationale, réfute les accusations selon lesquelles les forces de l’ordre cibleraient la Confédération paysanne.

« C’est la manière de manifester de tel ou tel syndicat agricole qui déclenchera, ou non, une réaction policière« , affirme-t-il, en évoquant d’éventuels débordements.

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