Manifestations de policiers : non, je n’irai pas les soutenir.
Ils descendent dans la rue, crient leur ras-le-bol. Salaire de misère, risques permanents, collègues égorgés par des islamistes, comme ces deux flics assassinés il y a quelques années. Quand ils font leur métier, comme dans l’affaire Nahel, la machine judiciaire se retourne contre eux : mise en examen express, prison préventive, présomption de culpabilité médiatique. Le sentiment d’abandon est réel.
On comprend leur colère. On pourrait presque compatir.
Presque.
Car, soyons lucides, ces mêmes hommes en bleu restent, jour après jour, les chiens de garde serviles du régime qui les méprise et les sacrifie.
Ils obéissent.
Toujours.
Ils ont gazé, matraqué, éborgné, mutilé les Gilets jaunes – ces Français lambda qui osaient dire « stop » à la France qu’on assassine. Crânes fracassés, mains arrachées, yeux crevés.
Et les enquêtes ? Classées sans suite.
Ils ont chargé les patriotes et les agriculteurs, interpellé les mères de famille, verbalisé les retraités, dispersé violemment les cortèges pacifiques de ces Français ordinaires qui osaient contester la destruction programmée de leur pays, qui refusaient la submersion, la déconstruction, la trahison. Ils ont traqué les résistants anti-masque, les réfractaires au confinement et adversaires de la dictature vacciniste, avec un zèle parfois pervers.
J’en ai moi-même été victime.
Lorsque, en tant que conseiller régional d’Occitanie, j’ai tenu des propos politiques dans l’hémicycle du Conseil Régional – des propos qui dérangeaient, car la vérité dérange toujours –, j’ai été illégalement menotté et placé en garde à vue. Une violation manifeste de la liberté d’expression. Une intimidation motivée par des considérations partisanes, voulue par le pouvoir politique.
La justice qui m’a relaxé a finalement et heureusement jugé le procédé inquiétant et déloyal. Ouf !
Quelques mois plus tard, lors d’une manifestation déclarée, des fonctionnaires m’ont poussé de force avec d’autres manifestants sur le trottoir, sans motif valable. Quand je leur ai rappelé qu’ilsviolaient la loi, leur réponse fut comme chaque fois :
« On exécute les ordres. »
Ces mots, nous les entendons très souvent. Ils résonnent tristement. Toutes proportions gardées, ce sont exactement les mêmes que prononçaient, il y a quatre-vingts ans, ceux qui raflaient des familles juives pour les livrer aux convois de la mort. Cette servilité, c’est la porte par laquelle s’engouffre la dictature, quand l’uniforme devient un alibi pour abdiquer sa conscience.
Il y a des exceptions bien sûr. Des courageux qui osent dire non à leurs risques et périls. Comme récemment Agnès Mazin-Bottier, directrice départementale de la police nationale des Landes, démise de ses fonctions via SMS le 11 janvier dernier par le préfet Gilles Clavreul, un serviteur du pouvoir, cofondateur du Printemps Républicain et ancien Délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, pour avoir refusé d’interpeller des agriculteurs qui ne troublaient pas l’ordre public.
Bravo à elle de n’avoir pas suivi un ordre manifestement illégal.
Aujourd’hui, les policiers demandent de la considération, des moyens, du respect. Ils ont raison sur le fond : ils sont mal payés, mal équipés, envoyés au casse-pipe et trainés dans la boue.
Soit.
Mais la plupart persistent à être les exécutants zélés d’un pouvoir qui méprise la France, qui organise son déclassement, qui laisse proliférer l’islamisme et qui punit ceux qui le disent.
Les exécutants d’une dictature qui ne dit pas son nom.
Tant qu’ils choisiront de rester les chiens de garde d’un système qui les utilise pour détruire leur pays, ils ne pourront pas prétendre à une solidarité inconditionnelle de la part des patriotes.
Je ne descendrai donc pas dans la rue pour eux.
Pas par mépris de l’uniforme – j’ai connu des policiers honnêtes, courageux, qui faisaient leur devoir sans zèle idéologique.
Mais par refus de cautionner plus longtemps cette contradiction insupportable : crier à l’injustice le week-end et l’appliquer scrupuleusement le reste de la semaine.
Le vrai courage, aujourd’hui, ce n’est pas de descendre dans la rue réclamer une prime, une loi plus dure ou un gilet pare-balles supplémentaire.
C’est de désobéir aux ordres scélérats.
C’est de refuser de charger ses compatriotes.
C’est de dire non au rôle de supplétif d’une oligarchie qui hait la France.
Tant que cette révolution n’aura pas lieu, je resterai chez moi.
Emmanuel Crenne
Conseiller régional d’Occitanie 2015-2021
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Bonjour. L’injustice, c’est nous qui la subissons tous les jours ! Payer avec nos impôts ceux qui vont nous éborgner pour protéger les parasites non merci! J’étais respectueux des forces de l’ordre, mais leur comportement dans l’épisode covid, la crise des gilets jaunes, les manifs de retraités m’ont dégouté de ces soi disant serviteurs des citoyens, plus proches d’une milice d’état que du protecteur de la veuve et de l’orphelin ! Bonne journée.
Vive la maquis patriotique libertérien non misanthrope de paix et d’amour.
Soutenir le policiers ? Faut pas déconner ! Qu’ils aillent demander de les soutenir aux paysans qu’ils ont tabassés et menacés de leurs armes !
Emmanuel Crenne, le voisin que l’on a envie d’avoir. Bravo et Merci !
Merci cher ami.