Mélenchon et le Grand Remplacement : l’hystérie hier, le triomphe aujourd’hui

Il y a dix ans, quand on osait prononcer les mots  » grand remplacement » devant  Mélenchon, c’était la crise cardiaque assurée. Devant le PS aussi, devant les LR aussi, devant même nombre de « patriotes » timides crevant de peur à l’idée d’être traités de racistes. Je ne cafterai pas aujourd’hui mais j’en connais qui ont fait des pieds et des mains pour paraître plus propres, plus fréquentables, pour faire nettoyer leur fiche wikipedia et se débarrasser de certains « sulfureux  » contributeurs. Ces gens-là ne supportaient pas l’expression « grand remplacement ».

Mais passons… Et revenons à Méluche. 

Hier, il hurlait au complot fasciste, à la théorie raciste abjecte, à la calomnie lepéniste, à la honte absolue de l’extrême droite ! Le terme était tabou, toxique, digne d’être brûlé sur la place publique. Il le vomissait avec la ferveur d’un exorciste face au diable et avec la haine absolue des « fascistes » qui donnaient l’alerte…

Et puis, patatras, le temps passe, les urnes parlent, les quartiers changent de visage, et voilà Méluche qui, en 2026, à Toulouse, devant 1 500 âmes en liesse, lâche la phrase du siècle : Oui, il y a un grand remplacement ! Et c’est magnifique !  (enfin, il dit « la nouvelle France, celle du grand remplacement », mais on comprend l’idée).

Et hop ! Petit tour de magie il en fait même le programme électoral de LFI pour les municipales : incarner cette « nouvelle France » où une génération (comprendre : une autre population) remplace l’ancienne. Parce que, comme il l’explique doctement, c’est comme ça depuis la nuit des temps.  La créolisation, la diversité, le métissage forcé.. : tout ça, c’était du racisme quand c’était Zemmour qui le disait. Aujourd’hui, c’est le progrès quand c’est Mélenchon qui l’applaudit.

On imagine la scène : le même homme qui, il y a dix ans, vous aurait traité de nazi pour avoir osé évoquer le sujet, se pavane maintenant en chantre officiel du remplacement démographique. Il le savoure, le célèbre :  Que la jeune génération fasse le grand remplacement de l’ancienne génération ! Et la salle de hurler, de joie. On est passé de « c’est une abomination fasciste » à  « vive le grand remplacement, et vive nous qui le faisons » ! 

Chapeau le dégénéré. Du déni total à l’appropriation triomphale, Mélenchon a réussi le grand chelem de la tartufferie politique. Il a traité ses adversaires de fous furieux pour avoir vu ce qu’il voit désormais lui-même… et qu’il adore. La prochaine fois qu’il hurlera contre l’extrême droite, on lui demandera juste : Mais Jean-Luc, c’est toujours la même théorie, non ? Sauf que maintenant, c’est vous qui dansez dessus

Hypocrisie niveau olympique. Bravo, camarade. Tu as remplacé ta propre indignation. Et ça, c’est le vrai grand remplacement.

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