Le Contrat Rompu : Pourquoi payer pour un service qu’on ne reçoit plus ?
Imaginez la scène : vous entrez dans une boulangerie, vous demandez une baguette et vous tendez l’argent nécessaire. Le boulanger prend votre pièce, mais au moment de vous servir, il coupe la baguette en deux, garde une moitié sous le comptoir et vous tend le reste avec un sourire gêné. Vous protesteriez immédiatement. Vous parleriez de vol, d’escroquerie, ou au moins de rupture de contrat.
Pourtant, c’est précisément ce que vivent les contribuables aujourd’hui. L’impôt n’est pas une offrande ; c’est le prix d’un contrat social où l’État s’engage à fournir des services essentiels en échange de notre contribution. Quand la baguette est rendue de moitié, la question de l’ajustement du paiement devient légitime.
Le secteur de la santé est sans doute l’illustration la plus tragique de cette défaillance. Au CHU de Rennes, le cri d’alarme est glacial : « Bienvenue en enfer ». Deux patients sont décédés sur des brancards, faute de prise en charge adéquate dans des urgences saturées. Ce n’est plus un service public, c’est une loterie vitale.
Crise aux urgences du CHU Rennes : deux morts, brancards dans les couloirs… Le cri d’alarme des soignants
Ailleurs, en Seine-et-Marne, l’ouverture d’un nouveau centre de santé a provoqué des scènes de chaos dignes de pays en crise profonde : des patients contraints de faire la queue pendant quatre heures dès l’aube pour espérer voir un médecin. Si l’accès aux soins devient un parcours du combattant, l’impôt qui les finance perd sa raison d’être. Source
Le deuxième pilier du contrat social est la protection des biens et des personnes. Là encore, le service est tronqué :
Vols sur les chantiers : Dans le BTP, les artisans vivent dans une angoisse permanente. « On dort peu la nuit, on regarde les caméras », témoignent certains, livrés à eux-mêmes face à des pillages récurrents. L’État, incapable de garantir la sécurité des outils de travail, continue pourtant de prélever des taxes sur ces mêmes entreprises. Source
Cyber-insécurité : Même l’administration devient un vecteur de risque. De faux courriers imitant l’Assurance Maladie (Ameli) circulent avec des QR codes frauduleux pour voler les données bancaires des citoyens. Quand l’institution ne peut plus protéger son propre nom, le citoyen se demande : pourquoi payer pour une structure qui m’expose au danger ?
Force est de constater que si le citoyen remplit sa part du contrat (le paiement), l’État défaillit dans la sienne (le service).
Si l’État ne peut plus assurer la survie dans les hôpitaux, la sécurité sur les chantiers ou l’intégrité des communications administratives, le contribuable est en droit de se demander s’il ne devrait pas, lui aussi, ne rendre que la « moitié de la monnaie ». Réclamer une corrélation directe entre l’impôt versé et le service rendu n’est pas une révolte, c’est une exigence de justice contractuelle.
Manque de moyens ?
Concernant les vols à répétition sur les chantiers (Il y des « gens » qui font des « ravages »…) voilà ce que dit une victime : »: “Le souci est qu’on a porté plainte le premier coup mais il n’y a pas eu de suite. Les caméras n’ont pas été visionnées alors qu’on sait très bien que les voleurs sont passés au bout de la rue avec des camions. Vu la taille de ce qu’ils ont dérobé, ils ne sont pas venus avec des voitures. On pense qu’il était assez facile de les retrouver. On ne se sent ni aidés ni soutenus.«
Ce n’est donc pas un manque de moyens, mais un manque de volonté.
Et pourtant de la volonté, bizarrement, il y en a dans certains cas :
La police de Lons-le-Saunier a placé Yona Faedda, militante du collectif Nemesis originaire de Besançon, en garde à vue dimanche 18 janvier aux alentours de midi, juste parce que ‘elle avait fait un sondage dans la rue !
Ou encore Yona, 19 ans, la porte-parole du collectif Nemesis qui a été placée en garde à vue pour une pancarte dénonçant l’immigration :
Dans le Pas-de-Calais c’est une quinquagénaire, placée en garde à vue, qui sera jugée pour avoir traité Macron «d’ordure» sur Facebook .

Evidemment il y a bien pire. On pense à tous les crimes commis par des OQTF qui n’ont rien à faire sur le territoire (mais dans quel autre pays hors UE on accepte ça ??).
Evidemment on pourrait faire des pages de protestations contre les taxes, les taxes sur les taxes, l’impôt sur la succession, les PV divers et variés etc.
Mais ces « faits divers », ces broutilles, qui sont notre enfer quotidien, sont le symptôme d’un Etat qui ne renplit plus ses fonctions.
Je propose que sur les prochaines feuilles d’impôts nous ayons la possibilité de n’en payer qu’une partie, en fonction de la satisfaction du service rendu.
Je pense que le resultat de la « collecte » en réveillerait certains, dans l’oligarchie Parisienne.

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