L’Iran des Ayatollahs n’est pas une énigme… Beaucoup d’entre-nous se demandent comment un pays qui a connu un essor fulgurant durant les années 1960, a chuté brutalement entre les mains des Ayatollahs. Il n’existe pas d’énigme insoluble,, sûrement pas dans le cas de l’Iran.
Le couronnement du Shah Mohammed Reza Pahlavi le 26 octobre 1967, jour de son anniversaire, au Palais du Golestan à Téhéran, où il s’est couronné lui-même et a couronné son épouse Farah Diba impératrice.
L’événement spectaculaire marqué par deux cérémonies principales : le sacre officiel en 1967 au Palais du Golestan pour confirmer son pouvoir et assurer la succession, et surtout les fastueuses célébrations du 2500e anniversaire de l’Empire Perse en 1971 à Persépolis, avec des banquets records et des parades historiques, attirant des chefs d’État du monde entier pour magnifier la grandeur de l’Iran, malgré une opposition croissante.
Participants : Une centaine de chefs d’État et monarques mondiaux (dont l’Empereur d’Éthiopie, le Prince Rainier de Monaco, le Président Ceausescu). Absence de la royauté européenne hormis Monaco.
Fastes : Un banquet de gala d’une longueur record, servi avec des mets luxueux (truffes, caviar) et des milliers de bouteilles de vin, inscrites au Guinness Book. Une reconstitution historique impressionnante des armées perses défilant devant les ruines de Persépolis.
Controverse : Ces dépenses extravagantes, au milieu d’une population pauvre, furent critiquées et exacerbèrent les tensions menant à la révolution de 1979.
Ces événements, retransmis à la télévision, visaient à projeter une image de puissance et de stabilité pour le régime Pahlavi, mais ils symbolisaient aussi l’excès qui contribua à sa chute.
Cette parade extravagante ciblait plusieurs objectifs. En premier lieu, le lignage de l’Iran au sein des riches puissances, de la monarchie, de l’occidentalisme, mais aussi sa glorieuse sortie de l’ombre.
Il ne faut jamais omettre les événements qui ont précédé l’exil humiliant de Reza Shah Pahlavi, et l’invasion de l’Iran par les alliés.
L’histoire est là pour nous présenter Reza Chah Pahlavi, le père de Mohammed Reza Shah qui avait des plans ambitieux pour moderniser l’Iran. Ces plans incluaient le développement d’industries lourdes, de projets d’infrastructures majeurs, la construction d’un chemin de fer national, le Trans-iranien, la création d’un système d’éducation public national, la réforme de la justice jusque-là contrôlée par le clergé chiite par la création du code civil iranien, et l’amélioration de l’hygiène et du système de santé.
Occupation Alliée : En 1941, craignant que l’Iran ne tombe sous l’influence de l’Axe (Allemagne), les Alliés (Royaume-Uni et URSS) ont envahi l’Iran (Opération Countenance).
Abdication de Reza Shah : Reza Shah Pahlavi, le père du futur Mohammad Reza, estforcé d’abdiquer et exilé par les Britanniques pour sa sympathie perçue envers l’Allemagne.
L’Avènement de Mohammad Reza Shah
Tutelle et Souveraineté Limitée : Bien qu’il soit devenu Shah, son pouvoir était largement limité par la présence et l’influence des troupes alliées (surtout soviétiques au nord et britanniques au sud), qui contrôlaient les voies de communication stratégiques.
Fin de Guerre : L’Iran est resté sous occupation alliée jusqu’à la fin de la guerre, avec le jeune Shah cherchant progressivement à affirmer son autorité face à ces pressions.
La balafre de l’occupation, de l’humiliant exil du père et la soumission forcée par les alliés, ont plafonné aux magnificences du couronnement impérial. Si le Shah a réussi à éclabousser les puissances qui en partie, l’avaient assujetti, il a du même revers de manche, réveillé les blessures profondes du peuple, notamment de la plèbe, des paysans, des faubouriens, des religieux islamistes… ceux qui ne pouvaient plus subir les contrecoups de l’Occident et ses manques d’équitabilité.
Mais l’Occident voulait aussi sa revanche. Ce pied-de-nez, ce luxe, cette extravagance, ce réveil éclaboussant qu’il ne pouvait digérer, a cherché à créer un scénario identique par son humiliation au nouveau Shah, étoile montante, trop arrogante, impétueuse et prétentieuse, qui vaillamment creuse sa place là où les Occidentaux le vomissaient.
Que les Occidentaux veuillent jouer aux innocents pacificateurs, c’est la plaisanterie la plus macabre du siècle. Ils savaient tous vers quelle direction l’Ayatollah Khomeini allait mener l’Iran, en connivence avec les Français. Certainement pas vers une démocratie, comme le prétendait l’ancien président des USA, Carter, mais bien vers une théocratie des plus abominables : la montée de l’islam radical dans le monde et la haine de l’Occident et des Occidentaux. le Grand Satan et le petit Satan. Recul aux confins de l’obscurantisme.

La vengeance est un plat qui se mange froid.
Les Occidentaux ont reçu la monnaie de leur pièce en subissant l’islamisation de toutes ces prétendues démocraties, la terreur, l’invasion graduelle islamique, la menace du nucléaire et nous sommes loin de voir une lumière poindre de ce ramassis d’erreurs tragiques et du manque réel de compassion.
Entre-temps c’est toujours le peuple, le souffre-douleur perpétuel de tous les régimes qui paie de sa vie l’obtention d’un brin de justice.
Thérèse Zrihen-Dvir
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