Samia Ghali, le sénateur :aux trois drapeaux : France, Algérie, Polisario

Ci-dessous  le portrait d’une élue qui a activement contribué à  algérianisation 
de la cité phocéenne  (passée de deuxième ville de France à seconde ville d’ Algérie, 
la citoyenneté algérienne n’étant pas aliénable est transmissible  entre générations penser à l’exemple de :Luca Zidane qui joue en équipe d’ Algérie !). 
Quand allons-nous mettre fin au statut des bi-nationaux perpétuels infiltrés  dans la République française au bénéfice des intérêts d’ Etats étrangers ?
La schizophrénie a des limites !
Juvénal
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MARSEILLE deuxième ville d’ Algérie : Samia Ghali, le sénateur aux trois drapeaux  qui a accéléré l’algérianisation de Marseille

Figure centrale de la vie politique marseillaise, Samia Ghali incarne les angles morts de la République face aux ingérences de l’Algérie. Sénatrice durant douze ans, élue socialiste depuis un quart de siècle, elle a brouillé les loyautés, assumant une proximité revendiquée avec Alger, au point d’interroger la vigilance de l’État français. Portrait d’une élue qui a activement algérianisé la cité phocéenne. Par Karim Serraj pour Le 360M (10/01/2026)

Le parcours de Samia Ghali illustre les zones grises que la République française a longtemps tolérées au sein de ses propres institutions. Élue sous la bannière socialiste à Marseille depuis 25 ans, mais surtout sénatrice des Bouches-du-Rhône pendant douze ans (2008-2020), elle a bénéficié d’un accès étendu à l’information politique, diplomatique et sécuritaire au Sénat: auditions à huis clos, notes gouvernementales, échanges avec des responsables de l’État et des dossiers sensibles. Dans sa biographie affleure l’ombre tenace des réseaux d’influence algériens en France, et, plus tamisée, mais autrement grave, l’idée d’un relais, voire d’une espionne, au cœur même du pouvoir français durant son long mandat de sénatrice.

Sa carrière politique s’est illustrée par une défense constante de la ligne algérienne sur les dossiers les plus délicats: mémoire coloniale, politique migratoire et OQTF, dénonciation récurrente de la diplomatie française, soutien explicite aux thèses du Polisario contre le Maroc. Elle a multiplié les voyages en Algérie, les contacts politiques locaux et les déclarations dans la presse algérienne, où elle était présentée comme une voix «authentique» de la diaspora acquise aux autorités d’Alger, sous Abdelaziz Bouteflika comme sous Abdelmadjid Tebboune.

Dès 2009, elle rencontre Abdelaziz Bouteflika à Alger, dans le cadre certes d’une délégation officielle française; mais cette séquence inaugurale ouvre un va-et-vient transméditerranéen qui ne fera que s’intensifier. Avec Abdelmadjid Tebboune, elle noue ensuite une relation privilégiée qu’elle ne prend même plus la peine de dissimuler à la fin de son mandat sénatorial. En mai 2024, elle est reçue en grande pompe à la Mouradia, le palais présidentiel. Et l’élue marseillaise ne s’y rend pas en simple visite de courtoisie: quelques mois plus tard, la voilà au premier rang du comité de soutien à la campagne de Tebboune en France. Très active, elle obtient même d’organiser un grand meeting au parc Chanot pour «vendre» le deuxième mandat de son protecteur aux électeurs franco-algériens comme si l’engagement républicain pouvait sans sourciller se muer en service après-vente électoral d’un président étranger.

La question de sa double nationalité, jamais dissimulée, a renforcé cette ambiguïté. Juridiquement autorisée, elle a néanmoins servi de levier politique: Samia Ghali revendique un discours biface, parlant aux institutions françaises tout en tenant, à destination des Franco-Algériens de Marseille, un discours ouvertement hostile à l’État français, présenté comme oppresseur ou hypocrite. Cette posture a contribué à radicaliser une partie du débat local dans une ville que le maire de Marseille, Benoît Payan lui-même, a qualifiée de «plus grande ville algérienne de France». Mais Payan a besoin d’elle. Il l’a nommée aujourd’hui 2ème adjointe au maire, poste honorifique, sans réel pouvoir, mais il sait qu’il suffit que les Marseillais d’origine algérienne entendent le nom de Samia Ghali pour applaudir. C’est de l’opportunisme. C’est tragique. Le cas Ghali révèle surtout une défaillance française: l’absence de garde-fous politiques et moraux face à des élus dont la loyauté apparaît fluctuante. Sans infraction pénale établie, la permissivité institutionnelle a laissé prospérer, au cœur de la représentation nationale, des figures dont l’action brouille dangereusement la frontière entre engagement communautaire, militantisme étranger hostile et intérêt national.

L’élue française et le drapeau des parents algériens : Une élue de la République française faisant, avec zèle, campagne pour le chef d’un État étranger: le tableau a de quoi surprendre, et même, osons le mot, scandaliser: la confusion des drapeaux, le brouillage des loyautés, l’art consommé de franchir les lignes rouges tout en feignant de n’avoir même pas vu la frontière. On croyait encore à quelques tabous: une certaine pudeur républicaine, au moins en façade, quand il s’agit d’intérêts étrangers. Et puis la scène se joue, sans gêne, à ciel ouvert, car sa carrière de sénatrice est derrière elle, au point de faire crisser jusqu’à Valeurs actuelles, qui lâche cette phrase comme un aveu tardif: «Elle est très proche du régime algérien». Soit. On le sait à présent. On se rend compte que l’ancienne sénatrice se pose en militante d’une cause qui, dans bien des affaires, s’aligne sur des intérêts opposés à ceux de la France. Et c’est peut-être cela, le plus dérangeant: non pas l’ombre d’une influence, mais la normalité tranquille avec laquelle elle s’affiche désormais, comme si l’on pouvait servir deux maîtres sans jamais rougir, et réclamer, en prime, la reconnaissance schizophrénique des deux camps. La métaphore des deux drapeaux prend ici tout son sens. Une double casquette que Ghali assume sans brancher, forte du soutien d’une partie de la diaspora algérienne et que les services algériens encouragent activement pour influencer la politique de Paris. Samia Ghali n’est certes pas la seule dans ce cas. Marseille et la majorité des autres villes de France comptent d’autres édiles naviguant entre les deux rives, avec une double allégeance, mais elle est la figure la plus en vue.

Le virage du Polisario : C’est dans ce décor –rivalités franco-algériennes, électorat chauffé à blanc, symboles brandis comme des arguments– que Samia Ghali opère ce qu’on pourrait appeler son virage pro-Polisario. Forte de sa stature de sénatrice influente, elle redonne de la voix à «la cause sahraouie» sur la scène marseillaise, puis au-delà, comme si Marseille devait servir d’annexe politique aux communiqués du désert. Elle se met à organiser des colonies de vacances pour les jeunes des camps de Tindouf: geste humanitaire en vitrine, signal politique en arrière-plan, et message limpide adressé à son public. Désormais chaque année, sur le Vieux-Port de Marseille, flotte un faux drapeau, vert, blanc, noir et rouge, frappé d’une étoile, du Polisario. La scène symbolise l’allégeance singulière de cette élue pour l’Algérie qui déteste la France et le fait savoir, jusque dans son hymne national. En effet « un décret de Tebboune de mai 2023 avait formalisé la réintroduction des strophes anti-françaises » lors des cérémonies officielles en présence du président, alors qu’elles étaient auparavant mises de côté ou réservées aux congrès du FLN. Mais c’est surtout ces dernières années que le positionnement se durcit, s’affiche, se revendique. En novembre 2025, la maire adjointe de Marseille fustige l’abstention des eurodéputés insoumis (mais  soumis au franco-marocain Mélanchon !) sur une résolution commerciale liant l’UE au Maroc –visant notamment Rima Hassan– puis s’en prend à cette dernière et à Sophia Chikirou, accusées de «lâcher» l’Algérie et sa cause sacrée, le Sahara. «Les députés LFI ont tourné le dos aux Sahraouis qui souffrent (…), c’est une honte», tranche-t-elle dans Le Média. La formule est cinglante, et le sous-texte l’est davantage: à ses yeux, la fidélité au régime d’Alger vaut boussole, et le Sahara relève de la liturgie.

D’aucuns notent pourtant que cet engagement saharien cadre mal avec la petite bourgeoisie marseillaise qu’elle incarne, et qu’en privé la ferveur se ferait plus tiède. Comme si la question sortait du placard au moment opportun: non pas par passion constante, mais pour réveiller un électorat franco-algérien, prolonger, à Marseille, le grand récit anticolonial fabriqué à Alger. Samia la Marseillaise devient alors, aux yeux des médias algériens, le porte-voix des «oubliés du désert». Et elle endosse le rôle avec application: déclarations de principe, saluts aux communiqués du Polisario, dénonciations des positions occidentales, une rhétorique d’indignation bien huilée. Elle ancre son discours dans l’intime, comme pour rendre la politique irréfutable: «Pour moi, la petite-fille d’Algériens qui se sont levés pour leur liberté (…), j’ai la nausée», écrit-elle sur ses réseaux en 2023, « en réaction à la reconnaissance par Emmanuel Macron de la marocanité du Sahara ». L’argument familial sert de sceau moral, et, au passage, transforme une ligne diplomatique en offense personnelle. C’est habile et profondémdent révélateur: chez elle, la cause n’est pas seulement défendue, elle est mise en scène comme une identité. Mais on sait aussi que 99% des Algériens de France ou d’Algérie revendiquent hypocritement une paternité révolutionnaire à leurs parents, oncles, grands cousins qui auraient joué un rôle de premier plan durant la guerre d’Algérie. Une mascarade.

De l’autre côté, les militants du Polisario de France louent son courage: Samia Ghali est régulièrement invitée d’honneur des événements de soutien au Polisario, où elle apparaît tout sourire, …drapée d’une mellahfa traditionnelle lors des célébrations. Elle y renouvelle inlassablement son message de solidarité, assumant d’être presque la seule personnalité politique de ce niveau en France à s’afficher aussi clairement sous la bannière polisaro-sahraouie.

Critiquer Paris, épargner Alger : Cette proximité avec les positions d’Alger a quelque chose d’étrangement sélectif. Quand il s’agit de critiquer le Maroc, ou plus volontiers encore « la France, son pays de naissance », Samia Ghali est prompte à monter au créneau, la voix sûre, l’indignation disponible, le verbe haut. Mais lorsque les zones d’ombre du régime algérien s’imposent dans l’actualité, son indignation, elle, semble s’être absentée: comme suspendue à un porte-manteau, soigneusement rangée, hors champ.

« En novembre 2024, lorsque l’écrivain Boualem Sansal est incarcéré à Alger, elle ne pipe mot ». Même silence à propos du journaliste Christophe Gleizes, qui croupit aujourd’hui dans une prison algérienne. Et ce mutisme ne s’arrête pas là : il s’étire, obstinément, face à l’empilement des dossiers qui empoisonnent la relation franco-algérienne. Le bras de fer migratoire autour des OQTF et des laissez-passer consulaires, les polémiques récurrentes sur des influenceurs pro-régime, les menaces visant des opposants, et plus largement les soupçons d’ingérences sur le sol français que plusieurs affaires, relayées par la presse et évoquées par des responsables, ont remis cela en lumière…. On pense, par exemple, à l’enlèvement d’Amir Boukhors (Amir DZ), qui a ressuscité une question que Paris préfère d’ordinaire traiter à voix basse : jusqu’où peuvent aller les services algériens quand ils estiment que l’opposant doit rester… sous contrôle? Qu’on juge ces épisodes confirmés, ils ont un point commun: ils dessinent un climat, une ombre portée. Or cette ombre semble créer chez l’élue de Marseille de curieux angles morts, comme si la vigilance ne s’appliquait qu’à sens unique.

Dès lors, son destin interroge. Est-elle le symbole d’une France métissée, capable d’assumer plusieurs appartenances sans trahir l’intérêt français? Ou bien l’illustration, plus inquiétante, des dérives communautaristes où l’on confond l’hôtel de ville et l’ambassade, et où la République devient, par moments, un décor commode pour des fidélités infiltrées plus étrangères que républicaines?

Comment Samia Ghali a algérianisé Marseille : L’action politique de Samia Ghali à Marseille s’est inscrite dans une stratégie « d ‘algérianisation politique progressive » de l’espace public. Depuis ses bastions électoraux des quartiers nord, elle a structuré un discours communautaire valorisant l’Algérie comme horizon affectif, culturel et politique de référence pour les Franco-Algériens marseillais. Cette faconde, martelée lors de meetings, d’interventions médiatiques et de déplacements en Algérie, a contribué à substituer à l’intégration républicaine une logique d’allégeance mémorielle et identitaire étrangère.

Sa sortie médiatique en 2012 (où elle s’est fait connaître auprès des Français) revendiquant l’intervention de l’armée pour lutter contre le narcotrafic et la délinquance marseillaise, n’est qu’une poudre aux yeux. Aujourd’hui, Marseille est en prise avec la mafia DZ. Sur le plan institutionnel, Samia Ghali a encouragé une visibilité accrue des symboles et des causes portées par Alger: commémorations univoques de la guerre d’Algérie, dénonciation quasi exclusive des responsabilités françaises, relais locaux des mots d’ordre diplomatiques algériens. Marseille est ainsi devenue une caisse de résonance de la politique mémorielle algérienne, souvent en rupture avec la position officielle de l’État français.

« En instrumentalisant cette réalité démographique, Samia Ghali a contribué à transformer Marseille en laboratoire d’un séparatisme politique feutré, où l’influence d’un pays étranger s’exerce à travers des élus locaux, au détriment de la cohésion républicaine »………. Mais dans la ville phocéenne, il est sans doute trop tard !

source    Pcc Juvénal de Lyon

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11 Commentaires

  1. Comment ne pas en vouloir à tous nos élus qui ont permis qu’une femme, qui défend le FLN, puisse avoir accès au Sénat, avec des responsabilités politiques en France ?

  2. excellent article – voir la france promouvoir ce genre de personnage raciste antifrance, qui n’a pas cessé, grâce à ses fonctions de promouvoir les gens de son espèce, est tout simplement écoeurant – gauchiste, donc du bon côté, elle a bien profité de la double nationalité que nous dénonçons depuis des lustres pour l’ambiguité du double langage qu’elle permet, de la faiblesse des institutions françaises devant la taqiya qu’elle a développée pour accéder à tous ses mandats en faisant croire à son républicanisme

  3. Voilà ce qui se passe quand des élus algériens se retrouvent à des postes importants. Un étranger ne devrait pas être ni maire, ni député, ni sénateur et encore moins ministre, quand à la double nationalité fini. Et si pas content dehors, qu’il retourne dans son pays d’origine. Quand ils sont en France ils se retournent contre le pays d’accueil, ça suffit.

  4. Supprimer le droit du sol et d’asile.
    Interdire aux binationaux l’accès des fonctions électives et fonctionnariat.
    Déchéance de la nationalité française pour les binationaux délinquants.

    Les maghrébins qui se disent français sont tous des binationaux

    • Le droit du sol on le doit aussi au président « bling bling l’amerloque, Sars-Khözy » ; les LR, l’UMP.

  5. Pas de bi, tri, voir quadruple nationaux en politique et moins encore députés, sénateur, président, dans les comissions, les conseils… !
    Je doute que cette anomalie soit acceptée dans les pays d’origine de ceux qui postulent en frence.

      • Bonsoir vert ;

        Il y a quelques années et à plusieurs occasions j’ai signalé, preuve à l’appui -photos et ou videos à l’appui des assembblées des pays du Maghrebn d’Afrique et du Moyen-Orient.

        Même en cherchant sous les tapis… y’a pas ! Et je ne leur en fais pas le reproche, ce sont eux qui ont raison. L’inverse, ce que nous pratiquons est un non-sens extrêmement dangereux qui ne peut mener qu’à la catastrophe.

        C’est contre les nôtres, frencés, sur lesquels je jette les pierres les plus grosses.

  6. Même Rimel Hassan a retourné sa veste et défend le Sahara marocain sur ordre du bi-national Mélenchon, son chef maghrébin !