Tout n’est pas rose, même les cochons

 

Bonjour les amis,

Dans le cochon tout est bon mais tout n’est pas bon pour le cochon. C’est un sujet que je voulais aborder, mais autant par manque de temps que par le chamboulement des fêtes de fin d’année, j’ai un peu laissé de côté. L’actualité conjointe du décès de notre Brigitte Bardot nationale et des manifestations du monde agricole me font revenir vers vous pour une réflexion un peu plus approfondie et reposée sur le monde agricole sans les partis pris  » pour ou contre  » extrêmes quand la passion et les instincts guident nos pas.

Il est arrivé un accident dans un élevage de porcs à quelques encablures d’où je réside : à Robecq près de Béthune. Un incendie ayant causé la mort de 1000 porcelets et 32 truies. 2200 porcelets ont pu être sauvés par les pompiers. Cela c’est passé le 1 janvier 2026 à  14 h. Les grands moyens ont été mis en œuvre : 60 pompiers, quatre camions « pompe-tonne » ont été nécessaires.

Certains habitants ont été confinés et des analyses toxicologiques ont été effectuées aux alentours, comme par un  » heureux hasard  » , les résultats de ces analyses sont négatifs.

Le bâtiment risquant de s’effondrer, il est difficile de sortir les carcasses. Le plancher à lui aussi fondu et les intervenants risquent de chuter dans la fosse à lisier.


La question  que j’aimerais vous soumettre est : que pensez-vous de ce genre d’élevage ?

Ma famille a ses racines dans le monde agricole, j’y allais souvent dans ma jeunesse en vacances. Dans les années 60 / 70 les fermes étaient diversifiées et faisaient de l’élevage de volailles, de lapins, de porcs et quelques vaches,  du potager et aussi du grain. Dans mes souvenirs, il y avait moins de 10 porcs, idem pour les vaches et les maladies dont on nous rabâche les oreilles aujourd’hui,  on n’en entendait pas parler.

Cet article à pour but d’ouvrir le débat : doit on défendre l’agriculture industrielle dont les syndicats sont les défenseurs,  ou la paysannerie, ceux que l’on entend,  ni ne voit jamais car trop pauvre pour faire valoir leur droit à la parole ?

Le deuxième point : peut-on sincèrement rendre hommage à Brigitte Bardot et être solidaire de ces gros industriels qui pour certains font de gros profits sur les terres des pays de l’est ,  notamment l’Ukraine et qui nous empoisonnent avec des pesticides et des engrais ?

Je vous laisse le soin en commentaire,  d’exprimer votre point de vue la dessus . Je ne cherche pas avec cet article de faire le procès des agriculteurs, mais simplement d’ouvrir une porte sur une refexion cohérente sur l’idée d’une agriculture respectueuse de la santé humaine, du bien être animal et d’une maîtrise de l’outil de production raisonné.

Bonne journée à tous

Le  chti français

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8 Commentaires

  1. (Suite) Pour les poules tout le monde connaît l’espace de la feuille A4 dont ils disposent. Bref, le problème est considérable et je suggère à ceux que ça intéresse de se rendre sur le site de L214 ! Cet incendie dont vous parlez est aussi un drame pour ces animaux qui ont péri brûlés vivants. Ce sont des réalités insupportables qui devraient faire réagir tout le monde. Et je comprends mal que les consommateurs, pour ceux qui sont indifférents à la souffrance animale – ils sont concernés par les médicaments infligés à ces pauvres bêtes, car la forte concentration induit des virus et maladies, et tous ces animaux sont médicalisés… Et tout ce cocktail de souffrances indicibles, d’une vie concentrationnaire, et de poisons se retrouvent dans la viande.

  2. J’apprécie que vous évoquiez la cohérence d’un hommage à BB si, d’un autre côté on défend le modèle agricole industriel… A maintes reprises sur les sites patriotes, je me suis efforcée de combattre les idées fausses, convenues ou l’indifférence, dont souffrent tous nos animaux, qu’ils soient de rente, de compagnie ou appartenant à la faune sauvage, au risque de me faire taxer « d’escrologiste »…. Je milite avec plusieurs associations de défense animale. Pour nos animaux de ferme, L214 est championne pour dénoncer tous les manquements dont pâtissent nos animaux enfermés dans les élevages industriels, que ce soit la volaille, les vaches ou les porcs. Il faut savoir qu’une truie est encagée par des barres de fer, une emprise si étroite qu’elle ne peut changer de position, alors même qu’elle allaite. Si un porcelet se coince sous elle, ne pouvant bouger, il s’étouffe. Les porcelets sont mutilés : queue coupée à vif, leurs dents meulées, toujours à vif et les plus faibles sont claqués contre les murs pour les supprimer. Pas d’euthanasie…

  3. J’a l’impression que « coïncidence » une nouvelle vague de mise à mort des animaux d’élevage refait surface obéissant à des dispositions politique d’abattage. ???

    Mis à part ce problème, je repense aussi à la guerre des graines (???)

    L’industrie pharmaceutique par contre est en pleine prospérité et l’on parle même d’augmenter folle et brutale les tarifs.

    La prudence politique invite à notre propre prudence personnelle et à prendre les devants par une politique individuelle du « sauve qui peut », tant qu’on le peut encore parce que les politiciens risquent de sommer le législateur de réfléchir à comment « crever notre éventuelle bouée de sauvetage ».

    Une chaîne Youtube nous enseigne, sur des bases historiques de l’agriculture, à « cultiver notre production potagère » efficace et en toute simplicité hors les nouvelles règles de productions contemporaines.
    Voici un épisode :
    ◙ La Méthode de la Pomme de Terre Perdue Qui Produit des Rendements Massifs Sans Effort
    ○ YOUTUBE (@Trésor Vert) : https://tinyurl.com/3bxujr4t

  4. J’ajoute que dire que les produits agricoles sont les meilleurs est une erreur, il faut dire qu’ils sont moins pourris. C’est plus exact.

  5. J’ai connu aussi cette époque des années 60-70 où l’agriculture était raisonnable. Tout a basculé quand on a fait entrer en bourse le blé, la viande, le lait, etc. Dès lors, la course au rendement est devenue le seul but. La seule différence avec l’industrie, c’est que les fermes ne peuvent pas délocaliser. Elles ne peuvent donc que mourir sur place.

  6. Merci ami le chti français pour cet article. Mes arrières-grands-parents étaient de pauvres agriculteurs, en Corrèze. Ils vendaient une partie de leur production sur les marchés locaux. Cultures sans intrants chimiques, sans engrais industriels. Mes cousins également. Et puis l’homme aux aliments est arrivé : dire à un agriculteur qu’il peut engraisser ses animaux plus vite et leur faire prendre du poids excédentaire et ainsi réaliser du bénéfice sur le poids, c’est séduisant. J’ai pu constater dès mon plus jeune âge la différence entre un steack de bon aloi et l’autre produit, véritable éponge qui se ratatinait dans l’assiette. Ces aliments étaient bourrés d’hormones. L’agriculture a pris ainsi la pente fatale. Plus les pesticides qui sont venus ensuite.

    • Bonsoir mon cher ami Argo, en effet les temps ont bien changé et les gens ont toujours à l’esprit l’image du paysans es années 60, malheureusement, l’agriculture s’est bien industrialisée. Bonne fin de semaine.