Leonard et Carmen : un mauvais ménage ?

C’est en 1972 que Bernstein enregistre Carmen à New York. Grand admirateur du chef américain j’ai acheté le coffret microsillon dès sa sortie et je dois dire que je m’attendais pas du tout à ce que j’allais entendre, en raison de tempos lentissimes qui ont choqué le public et les critiques. Au bout d’un certain temps, j’ai fini par m’y habituer mais non sans difficultés. Cependant la version de Lenny comporte des passages vraiment réussis et d’autres vraiment nuls à ch… Je vais donc vous faire écouter des extraits de l’opéra le plus célèbre du répertoire en m’appuyant sur l’avis du chien Pifou :

  • Glop : passable ;
  • Glop glop : bien ;
  • Pas glop : nul à ch…(vous aurez compris !).

Les extraits que je vais vous proposer sont extraits de mon album CD, donc il n’y aura que des fichiers mp3.

GLOP :

On commence avec le prélude de l’acte 1 :

La habanera, à présent :

Les remparts de Séville :

Et naturellement, l’air le plus célèbre, celui du toréador. Au moment de la sortie du disque, la revue Diapason avait éreinté la version Bernstein et pour l’air du toréador elle avait même utilisé le terme de « ralenti cinématographique », ça peut se comprendre :

GLOP GLOP :

Dans cette rubrique j’ai placé les passages les plus réussis selon l’avis de Pifou, donc du mien !

Le chœur des gamins (on pourra remarquer que la prise de son est somptueuse) :

Début de l’acte 2, les tringles des sistres tintaient, début très lent, mais là rien d’anormal, puisque le tempo s’anime peu à peu :

Le prélude de l’acte 4 :

Et le chœur les voici :

PAS GLOP, PAS GLOP :

Bernstein a opté pour la version d’origine celle d’un opéra-comique avec des airs entrecoupés de dialogues, choix naturel par ailleurs. Mais pour conserver un semblant d’authenticité (?) il a refusé d’utiliser des acteurs francophones pour les intermèdes parlés (quand je parle d’acteurs francophones, j’exclus les Suisses, les Québécois et les Belges (non mais vous imaginez Don José disant à Carmen « faisons la paix une fois ? « )). On entend les voix de Marilyn Horne, de James McCracken et le résultat est déplorable. Horne est d’une vulgarité insupportable ; de l’avis de Pifou (et du mien !), ces dialogues ridicules suffisent à eux seuls pour plomber la version Bernstein qui pourtant ne manque pas d’atouts. Voici un entretien entre Carmen et Don José dans le second acte :

Nous voici à présent au troisième acte, avant le duo des cartes :

Et vous-même, qu’en pensez-vous ? On se retrouve la semaine prochaine avec un concert Saint-Saëns !

Filoxe

 

 

 

 

 

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2 Commentaires

  1. Bonjour Filoxe. Ça alors Lenny a damé le pion à monsieur K ce jour là pour la lenteur, moi je trouve que tout est mauvais, d’autant plus qu’il existe aujourd’hui pléthore de versions, sans compter les enregistrements historiques notamment avec Alain Vanzo à la diction impeccable. De toute façon Carmen est un des très rares opéra que je n’aime pas , peut être parce que trop rabâché. Je préfère et de loin les pêcheurs de perles ! Ah la romance de Nadir par Vanzo ! Bonne journée.