Les Skieurs Tuent la Montagne

Les Skieurs Tuent la Montagne…   Ci–dessus la présentation d’un magnifique article de « Science & Vie » sur les vilains skieurs qui souillent la nature….

Science & Vie nous apprend en effet que des « millions de skieurs » souillent la nature en toute impunité :

À flanc de montagne, sous une poudreuse immaculée, une pollution invisible s’accumule saison après saison. Le ski pollue, et ce, bien au-delà des seuls domaines skiables. En cause : les farts fluorés, utilisés pour optimiser la glisse, qui libèrent des composés chimiques persistants dans l’environnement. Présents en forte concentrationdans les sols alpins, ces polluants s’infiltrent progressivement dans l’eau et menacent les écosystèmes. Résistants à la dégradation, ils s’accumulent pendant des siècles, transformant chaque descente en un vecteur de contamination durable.

Chaque hiver, des millions de skieurs enduisent leurs skis de fart pour améliorer leur glisse…

Vous frémissez déjà ? Parfait !

C’est exactement l’effet recherché par les « journalistes » de Science & Vie, qui viennent de découvrir avec quarante ans de retard que les farts de ski contiennent des PFAS.

Chapeau bas pour ce scoop !

Reprenons plus calmement.

L’étude de Viktoria Müller et ses collègues est un travail scientifique sérieux analysant la présence de PFAS dans des zones de ski de fond. Les résultats ? On trouve entre 0,62 et 5,35 nanogrammes par gramme dans les sols de zones skiables, contre des valeurs plus faibles dans les zones témoins.

Petit rappel : Un nanogramme, c’est un milliardièmede gramme.

Pour contextualiser : c’est l’équivalent d’un morceau de sucre dissous dans le lac Léman entier...

Mais bon il faut bien avouer que, « nanogrammes », ça ne ferait pas un titre très bandant. « Forte concentration »en revanche, voilà qui sonne mieux !

Les millions de skieurs fantômes

L’article affirme : « Chaque hiver, des millions de skieurs enduisent leurs skis de fart (…)».

Rectification : l’étude porte sur le ski de fond. Le fartage systématique concerne essentiellement :

Les compétiteurs professionnels (quelques centaines en Europe)
Les amateurs sérieux de ski de fond (quelques milliers)

L’immense majorité des skieurs de ski alpin (les millions évoqués) n’utilise pas de fart.

Ce que l’étude dit vraiment (et que personne ne lit)

L’étude de Müller et al. est en réalité bien plus complexe et intéressante que le portrait qu’on en fait les journalistes de Science et Vie. L’ont-ils seulement lu intégralement ? Ont-ils les compétences pour le comprendre ? Sont-ils malhonnêtes ? Car ils sont passés à côté de deux données essentielles :

1. Les PFAS mesurés ne représentent que 1,5% du fluor organique total présent. Autrement dit, les analyses ciblées classiques ne détectent qu’une infîme partie des composés fluorés réellement présents.
2. La fonte de neige contient surtout des PFAS à chaîne courte (plus solubles, qui migrent rapidement vers les rivières et nappes), tandis que les sols contiennent à la fois des chaînes courtes et longues (les longues s’accumulent localement, les courtes migrent progressivement). Cette distinction est essentielle pour comprendre le devenir environnemental de ces polluants. On est loin de la « pollution massive » à la fonte des neiges allant se précipiter dans les nappes phréatiques.
3. L‘analyse des « zones témoin » révèle également la présence de PFAS, tout comme on y trouverait des pesticides, des radionucléides provenant des essais nucléaires passés et même des molécules d’eau pissées par des mammouths.

Il faut bien imaginer que les traces de l’activité du vivant sont décelables jusque dans les coins les plus reculés du globe.

Mais il faut également comprendre que les traces sont absolument infimes et ne sont décelables que grâce aux progrès fulgurants des techniques d’analyse.

Autres « petits détails«  que Science & Vie a également « oublié » de mentionner :

La FIS (Fédération Internationale de Ski) a interdit les farts fluorés depuis la saison 2023-2024 dans toutes les compétitions professionnelles
L’Union européenne a interdit le PFOA (le pire des PFAS) en 2020, la Suisse en 2021
La France a interdit la vente de farts fluorés ce 1er janvier 2026

Bref, le problème, si problème il y avait, est déjà largement pris en charge avec son sempiternel cortège de textes réglementaires et d’interdictions.

Certes, les PFAS mettent « des centaines d’années à se dégrader ». C’est d’ailleurs pour ça qu’on les appelle « polluants éternels ».

Mais savez-vous où on trouve aussi des PFAS qui mettront des centaines d’années à se dégrader ?

Dans votre veste imperméable (Gore-Tex et équivalents)
Dans les emballages de fast-food
Dans les cosmétiques
Dans les mousses anti-incendie
Dans l’eau potable de nombreuses villes
Dans le sang de 97% de la population des pays développés

Les farts de ski ne représentent qu’une source infime et très localisée dans un océan de contamination généralisée.

Nous sommes désormais en mesure de comprendre parfaitement le mécanisme des articles à succès de toute une presse pour laquelle le sensationnel faisant appel à l’émotion est bien plus important que l’analyse scientifique objective.

Il est clair que l’appât du profit est supérieur à l’austérité de la rigueur scientifique.

La méthode Science & Vie™ pour un article à succès :

Voici donc la recette magique, révélée pour la première fois :

1. Prendre une étude scientifique sérieuse (quepersonne ne lira)

2. Extraire la citation la plus alarmante, hors contexte

     3. Multiplier les chiffres par un facteur émotionnel (« millions de skieurs »).

4. Ignorer la complexité (EOF, chaînes courtes/longues, variabilité).
5. Mentir sans scrupules : transformer des « nanogrammes » en « contamination massive ».
6. Ajouter « polluants éternels » dans le titre : ça provoque immanquablement un putain d’effet !

En mélangeant bien le tout, on obtient un cocktail parfaitement anxiogène qui empoisonne les esprits faibles.

L’astuce du chef pour que la recette soit parfaite : un titre bien accrocheur.

Meilleure preuve, une fois de plus, que ces salauds de riches détruisent notre planète sans le moindre scrupule. Les sports d’hiver étant évidemment réservés à une caste de capitalistes notoirement doués d’uncynisme sans bornes.

Effectivement, dès le lendemain, l’information envahissait les réseaux sociaux, tels ce post sur Facebook qui sera relayé et visionné des millions de fois :

Aussitôt commenté avec des argumentsmassue par des ignares :

Comparer l’amiante aux infimes traces de PFAS n’aaucun sens, critiquer les « dénialistes » pas davantage, mais la mayonnaise a pris et les benêts paniquent.

Ceux-ci n’auront d’autre choix, pour apaiser leurs tourments, que de se tourner vers les nouvelles chapelles de la religion écologiste intégriste, représentées par ses grands prêtres ayant pignon sur rue : Extinction Rebellion, WWF ou Greenpeace.

Et, après avoir payé leur denier du culte à ces machines à cash, ils pourront faire pénitence en allant casser du flic sur la prochaine ZAD.

 

Raoul Girodet

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13 Commentaires

  1. En bref, vous l’avez noté, 97 % de ces poisons dans le sang des Français. C’est l’effet cocktail et c’est énorme, monstrueux… Après on s’étonne qu’il y ait autant de maladies graves et incurables…

  2. ces types n’ont vraiment rien d’autre à faire mais une chose est sure et certaine c’est que leur débilité de dégénérés tue la montagne et le reste

  3. Une solution, des skis en matière naturelle, en matière plastique de maïs par exemple , traité à la vaseline végétale pour une meilleure glisse. Les bâtons en bois venant de forêts gérées de manière responsable et durable, bois non traité. Pour les vêtements, je préconise le slip bio équitable ainsi qu’un bonnet en laine d’alpaga provenant d’une ferme écologique de l’Altiplano, laine acheminée jusque chez nous à dos d’homme, et ce pour le bilan carbone. Si ce n’est pas un plaisir de faire du ski après ça, je n’y comprends plus rien.

  4. Quand ces enfoirés de science et vie ont abordé la période covid, ils ont soutenu à fond la vaccination, avec des articles dantesques, sans aucune vérification, style, c’est impossible que l’ARN pénètre vos cellules : Faux, il y a déjà plusieurs cas répertoriés dans le monde. Egalement, le vaccin a sauvé des millions de vie (!!!), euh combien a t-il tué, handicapé, hum ? Le bilan final est encore a établir après plusieurs années ert encore, cela sera étouffé dans le temps…

  5. d’ici peu il trouverons le moyen d’interdire la raclette … et tous les hébergement en colocation entre amis surtout si il s’y trouve de Jolie copines pour les soirée intime tout schuss .

  6. C’est bizarre, mais on entend pas tous ces abrutis sur le MERCOSUR !! alors que l’empreinte écologique du transport est autrement plus importante, et surtout, qu’aucune des normes qui sont IMPOSEES à nos agriculteurs ne l’est aux importations d’Ukraine & des pays d’Amérique Latine …

    Pour moi, ce sera aux gens de refuser d’acheter de la merde importée …
    Mais je suis conscient que ces ordures de politiques vont tuer notre agriculture pour pouvoir imposer ces viandes & autres, EMPOISONNEES !!

    Je viens d’avoir une discussion avec une personne dont l’un des membres de sa famille travaillait à l’Institut Marie-Curie : les consignes, en plein « covid », étaient :
     » Plus le temps de nettoyer le matériel, on a trop de gens à « traiter » …  » Donc, les protocoles de piquouzage, OUBLIES !!

    Je lui ai répondu que la personne devrait mettre tout ça par écrit, surtout que elle, elle n’a pas voulu de la piqouze, et a été virée pour ça …

  7. Décidément, nos « escrologistes » patentés ne savent plus quoi inventer pour culpabiliser en permanence nos populations!… Ce genre de guerre psychologique est minutieusement calculée pour DEMOLIR mentalement et psychologiquement les populations Blanches Occidentales, tout comme la gigantesque « Opération COVID » d’il y a juste six ans…

    • Bien vu, Bernard ! Merci pour ce rappel il est effrayant de voir des gens accepter comme des moutons des énormités

      • Je dirais plutôt que les gens d’aujourd’hui sont devenus cons comme des balais. Si on les écoute, notre génération ne devrait même plus exister avec tout ce qu’on a avalé depuis notre naissance.