
Le président américain, qui défendait vendredi en Caroline du Nord son bilan économique, a cité une prétendue conversation téléphonique avec son homologue français pour illustrer sa stratégie de négociation visant à faire baisser le prix des médicaments aux États-Unis. «Cela n’a aucun sens», réagit l’Élysée.
Depuis le début de son mandat, le locataire de la Maison-Blanche s’emploie en effet à faire payer davantage les pays d’Europe, dont la France, où les médicaments sur ordonnance s’achètent en moyenne 2,5 fois moins cher qu’aux États-Unis, selon une étude de la Rand Corporation. L’idée est de compenser, via une augmentation des prix partout ailleurs, une baisse des prix pour les Américains. «Le prix de tel médicament va passer de 10 dollars à seulement 20 ou 30 dollars dans les autres pays, et il va baisser de 130 à 20 dollars aux États-Unis», explique Donald Trump.
«Les nations du monde entier nous arnaquaient. Nos prix étaient dix fois plus élevés que ceux pratiqués à Londres, à Paris et partout ailleurs dans le monde», affirme le président américain. Devant un public largement acquis à sa cause, il explique avoir négocié «directement» avec tous les «pays étrangers qui ont profité de votre pays pendant des décennies, de nombreuses décennies». Il concède que c’était «vraiment difficile» à faire, et que des pays lui «riaient au nez» ou bien lui répondaient «“Vous plaisantez, j’espère”».
À lire aussi Comment les grands labos pharmaceutiques ont réussi à trouver un accord favorable avec Trump
«Il y a eu un silence de mort au téléphone»
Et Donald Trump de raconter sa stratégie de négociation face aux États réticents à augmenter les prix de leurs médicaments, prenant l’exemple d’une prétendue conversation téléphonique avec Emmanuel Macron : «Je disais au chef de l’État français, par exemple : “Je suis désolé, mais vous allez devoir doubler ou tripler le prix des médicaments”. “Non, non, non, nous ne ferons pas cela.” “Oh si, vous le ferez. Je vous ai dit que vous le feriez.” Et il (Emmanuel Macron) a dit : “Comment en êtes-vous si sûr ?” J’ai répondu : “Parce que si vous ne le faites pas, je vais vous imposer des droits de douane de 25% sur tout ce que vous vendez aux États-Unis.”»
Le milliardaire explique avoir alors assuré à son homologue français que de telles surtaxes feraient bien plus mal qu’un doublement, un triplement voire un quadruplement des prix des médicaments. «Et il y a eu un silence de mort au téléphone», poursuit-il. «Puis, quand le monsieur – Emmanuel est un type formidable – a parlé, il a dit : “Marché conclu.”» Contactée au sujet de l’existence de cette conversation téléphonique, une source à l’Élysée juge que cela n’a «aucun sens», puisque ce n’est pas le président de la République qui décide du prix des médicaments. «Il suffit de se rendre en pharmacie comme le font des millions de Français chaque jour pour voir que le prix des médicaments est globalement resté stable dans notre pays ces derniers mois», ajoute-t-on.
À lire aussi Les Big Pharma invoquent Donald Trump pour vendre leurs médicaments plus chers en France
En mai dernier, Donald Trump avait annoncé un plan prévoyant que les États-Unis paieraient désormais leurs médicaments le même prix que le pays le moins cher. «Je viens de le signer il y a quelques mois, et il est actuellement mis en œuvre», promet-il, estimant qu’il s’agit là de «l’événement le plus important dans le domaine médical depuis la fondation de notre pays». Et d’ajouter : «Les premières réductions spectaculaires sur les médicaments seront accessibles à tous les Américains à partir de janvier. […] Ce succès à lui seul devrait nous permettre de remporter les élections de mi-mandat.»
Série d’accords avec les labos pharmaceutiques
Quelques heures avant son discours de Rocky Mount, neuf grands groupes pharmaceutiques, dont le Français Sanofi, ont conclu un accord avec l’administration Trump pour réduire le prix de certains médicaments, en échange d’exemption de droits de douane. Donald Trump avait déjà signé des accords similaires avec les laboratoires Pfizer et AstraZeneca. «Les autres viendront dans les semaines à venir», promet le républicain. «Les grandes entreprises pharmaceutiques ont finalement pris la bonne décision. […] Le gros problème, c’étaient les pays étrangers.»
XXXXX
Trump cite Macron : «Je serais heureux d’augmenter de 200 % le prix des médicaments… Donald, mais s’il te plaît n’en parles pas à la population»
Le président américain, Donald Trump, a révélé que son homologue français, Emmanuel Macron, après avoir initialement refusé, aurait fini par accepter une hausse de 200% des prix des médicaments, tout en le suppliant de ne pas en parler à la population. « Donald, marché conclu. Je serais heureux d’augmenter de 200 % le prix des médicaments sur ordonnance. Je serais heureux de te faire cet honneur. Tout ce que tu veux, Donald, mais s’il te plaît n’en parle pas à la population. S’il te plaît, Donald, je t’en supplie », c’est ainsi que Donald Trump a rapporté, lors d’une conférence de presse le 6 janvier, son échange avec Emmanuel Macron à propos d’une hausse des prix des médicaments en France.
Le sujet est d’autant plus sensible que la santé constitue déjà un point de tension majeur dans l’Hexagone. Toucher aux médicaments, c’est toucher à un pilier social, à la vie quotidienne des malades et leurs familles. Malgré la supplication d’Emmanuel Macron, ces échanges ont été rendus publics par Donald Trump au cours de son allocution devant le monde entier. Ce dernier a également tourné en dérision la position initiale d’Emmanuel Macron, qu’il a décrite comme une succession de refus avant un revirement inévitable. Il a rapporté que le président français lui avait de prime abord répondu : « Non, non, non. Je ne pourrai pas, Monsieur le Président, veuillez me pardonner ». D’après Trump, cette réaction n’avait toutefois rien d’exceptionnel car selon lui, au début tous les pays disaient la même chose. Certains dirigeants auraient été « déterminés », d’autres « très gentils », d’autres encore « malpolis », mais tous auraient commencé par opposer un refus catégorique. « Et le fait est que vous pouvez prendre un Emmanuel, ajouter un Hans, ajouter un Ludwig, vous pouvez ajouter n’importe quel nom du calendrier, c’est la même chose. Leur réponse est : » Non, nous ne doublerons pas le prix de nos médicaments. Ni pour vous, ni pour personne d’autre « . J’ai dit : » Si, vous le ferez, à 100 % » », se jouant ainsi de l’Europe dans son ensemble. Le président américain a ensuite ironisé sur la brièveté de cette opposition : « Après en moyenne, je dirais 3,2 minutes, ils disaient tous : » Ce serait un honneur de quadrupler le prix de nos médicaments » ». En décembre dernier, le président américain Donald Trump avait déjà affirmé avoir contraint son homologue français Emmanuel Macron à accepter une hausse des prix des médicaments, en brandissant la menace d’imposer des droits de douane de 25 % sur les importations françaises vers les États-Unis.
1,309 total views, 1,309 views today

Macron, l’assassin au Doliprane et autres spécialités. Le Marie Besnard des laboratoires. En plus des piquouzes.
J’ai beaucoup de mal à croire ce qui est rapporté, pour le moment en tout cas !!
C’est comme pour la nourriture, déjà que les denrées, en France, ont augmenté de manière importante, joue au con, macron, et là, si les gens ne peuvent se soigner du tout, ni déjà pouvoir se nourrir, je crois que tu as une petite idée de ce qui va arriver …
L’exemple le plus récent est l’Iran, l’explosion des prix a été le détonateur du REJET du NAZISLAM !!
Quand certains disent que les USA ne sont pas nos « amis », si ce que dit cet article est vrai, alors je crois que la preuve en sera apporté sans discussion possible !!
Nous sommes, de toute façon, nous le peuple français, aux « premières loges » !!
faut bien du pognon pour l ame !