Le service public audiovisuel n’a pas à avoir d’orientation politique
Lors de la commission parlementaire récente sur le Service Public Audiovisuel, un chiffre a été rendu public sans provoquer le scandale qu’il méritait : sur le service public audiovisuel, 28 % du temps d’antenne est consacré aux personnalités politiques, dont 4 % à la droite et 24 % à la gauche.

Rapporté au temps de parole politique total, cela donne une réalité brute : environ 14 % pour la droite, 86 % pour la gauche. Ces chiffres ne sont ni polémiques ni interprétables. Ils sont factuels. Et ils posent une question décisive :
le service public audiovisuel représente-t-il encore l’ensemble des Français ?
Car contrairement aux chaînes privées — qui peuvent avoir une ligne éditoriale, une tonalité, une orientation assumée — le service public n’a pas ce droit.
Il n’est pas un média parmi d’autres.Il est financé par l’impôt.Il appartient à tous.
Les chaînes privées sont soumises à un cahier des charges strict, contrôlé à la minute près par l’ARCOM : équilibre du temps de parole, pluralisme politique, sanctions possibles en cas de manquement.
Le service public, lui, refuse ce cadre. Il se soustrait à l’exigence de neutralité. Il rejette le principe même d’un cahier des charges contraignant en matière de pluralisme politique. Ce n’est pas un vide juridique. C’est un choix politique.
En pratique, le service public audiovisuel est désormais aux mains de militants idéologiques, majoritairement ancrés à gauche, qui confondent mission d’information et combat culturel. Ils ne se contentent plus de relater les faits : ils les hiérarchisent, les interprètent, les filtrent selon une grille morale et politique univoque. Le pluralisme n’est plus recherché. Il est soupçonné. La contradiction n’est plus un principe. Elle est perçue comme une menace.

Un service public n’a pas à « déconstruire » la société, ni à la rééduquer, ni à corriger les électeurs.
Il a une obligation simple et non négociable : représenter tous les Français, quelles que soient leurs opinions, leurs votes, leurs sensibilités.
Quand 86 % du temps politique est attribué à un seul camp, ce n’est plus un dysfonctionnement. C’est une captation. La situation est d’autant plus grave que ce déséquilibre n’est plus dissimulé. Il est justifié.
Revendiquer la neutralité est devenu suspect ; la refuser, un marqueur de vertu.
Il faut donc poser clairement l’alternative :
• soit le service public accepte un cahier des charges strict, identique à celui imposé aux chaînes privées, avec un contrôle réel du pluralisme politique ;• soit il reconnaît officiellement qu’il est un média idéologiquement engagé, et qu’il n’a plus vocation à représenter l’ensemble de la nation.
Mais il n’est plus acceptable qu’un média financé par tous parle au nom de tous tout en représentant une partie seulement.
Dans une démocratie digne de ce nom, le service public ne doit pas être un camp. Il doit être un miroir.
David Duquesne
676 total views, 676 views today


Avec ce qu’il se passe à l’international, la censure va s’intensifier, la dictature s’installer ; mais…. au nom de la démocratie qu’il faut préserver.
====
◙ L’UE contre la démocratie : quand les sanctions remplacent la justice | Patrik Baab | 07/01/2026
○ YOUTUBE (@NEUTRALITY STUDIES) : https://tinyurl.com/2cbckyr4
○ TEXT Transcription Trad.FR (pdf) : https://tinyurl.com/458v7hba
► DURÉE : 47mn50s
► DESCRIPTION :
→ Comment appelle-t-on une forme d’État dans laquelle, sous couvert de politique étrangère, des citoyennes et citoyens sont poursuivis et harcelés jusqu’à des violations manifestes des droits humains ? Et tout cela dans un système où l’on peut librement élire ses représentants nationaux et supranationaux ? Oui, exactement, nous n’avons pas de mot pour cela. Mais « anti-démocratie » ne serait pas un mauvais terme. C’est ainsi que le voit mon invité d’aujourd’hui, le journaliste et publiciste allemand renommé Patrik Baab.
→ Nous parlons des sanctions contre Jacques Baud, Nathalie Yamb, Hüseyin Dogru et d’autres citoyens de l’UE/Schengen …
et la parité …………..marre de tous ces gauchos qui veulent refaire le monde à leurs façons