Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, et son ministre délégué à la Défense, le général Said Chengriha, également chef d’état-major de l’armée algérienne, marchent désormais sur une corde raide. L’équilibre de l’illégitimité qui liait les deux hommes semble aujourd’hui tellement chanceler, que l’on se demande lequel chutera le premier. Par Mohammed Ould Boah, le 06/01/2026 :
Selon le blogueur algérien Said Bensedira, porte-voix d’un puissant clan au sein de l’armée, le général Saïd Chengriha aurait soumis ce projet, présenté comme un simple amendement constitutionnel «technique», à l’appréciation des hauts gradés. Ces derniers l’auraient immédiatement et très majoritairement rejeté, refusant toute retouche de la Loi fondamentale. Il n’est d’ailleurs pas exclu que les généraux, au cours de cette réunion, aient ouvert la voie à la recherche d’un successeur crédible à Tebboune.
Ce dernier risque tout simplement d’être poussé vers la sortie par l’armée, comme ce fut le cas pour Chadli Bendjedid en 1992, Liamine Zeroual en 1999 et Abdelaziz Bouteflika en 2019.
« Deux hypothèses » se présentent dans cette tension au sommet de l’État. « La première », que Tebboune n’osera probablement pas initier, c’est de procéder au limogeage de Said Chengriha. Mais cette mesure, qu’il est le seul habilité juridiquement à prendre, n’aura aucun effet, puisque ce sera le patron de l’armée de terre qui remplacera automatiquement Chengriha. Or, l’actuel chef des forces terrestres algériennes n’est autre que le général de corps d’armée Mostefa Smaïli. En plus d’être devenu le second officier le plus gradé de l’armée algérienne, il est surtout le plus fidèle collaborateur de Said Chengriha à côté de qui il a fait l’essentiel de sa carrière militaire. Peu probable que Tebboune réussisse à faire avec Mostefa Smaïli ce qu’Abdelaziz Bouteflika avait fait avec Gaid Salah.
Toute tentative de limoger Chengriha, bien que formellement possible, est probablement vouée à l’échec, car tout au long de ses six années en tant que chef d’état-major de l’armée, il a envoyé tous ses adversaires et successeurs potentiels en prison, sans parler de certains proches du clan de Tebboune, et placé ses hommes de confiance dans tous les postes clés de l’armée. Que Tebboune ose ou non franchir le Rubicon, l’hypothèse la plus probable veut désormais que ses jours à El Mouradia soient comptés. Les signaux de la rupture avec les faiseurs – et tombeurs – de présidents en Algérie sont en effet particulièrement éloquents. Ils ont, de surcroît, basculé dans l’espace public, donnant la mesure de l’ampleur des divergences entre les deux hommes forts du régime, au sein d’un système qui, d’ordinaire, s’emploie à ne jamais laver son linge sale en public.
D’une part, après sa réunion du samedi 27 décembre dernier avec les généraux pour discuter du fameux amendement constitutionnel conçu sur mesure par Tebboune, Said Chengriha a boycotté le Conseil des ministres du 28 décembre. Ce qui obligea Tebboune à annoncer dans le communiqué sanctionnant les travaux de ce Conseil des ministres que «concernant le projet de loi portant sur un amendement constitutionnel technique, le président de la république a ordonné de reporter l’amendement». Report ou abandon définitif? Ce petit paragraphe du communiqué du Conseil des ministres, même s’il est resté silencieux sur le mandat présidentiel, a eu le mérite de dévoiler au grand jour les désaccords profonds entre Tebboune et Chengriha.
« Le second signe de la déchirure du duo », qui dirige l’Algérie depuis 6 ans, tout en affichant à chaque fois une cohésion de façade, va se manifester par la deuxième absence de Chengriha lors du nouveau rituel de Tebboune, celui de la présentation de son bilan annuel devant les parlementaires réunis en plénière au Club des Pins avec les membres du gouvernement et les hautes personnalités de l’État.
Plus grave et toujours selon Bensedira, Chengriha n’aurait pas reçu l’invitation de Tebboune, comme l’exigent les règles protocolaires du pays, en vue d’assister au cérémonial du discours devant les députés.
Dans ce discours, Tebboune, ministre de la Défense et chef suprême des armées, n’a pas, contrairement à ses habitudes, adressé ses louanges à l’armée, tout comme il l’a zappée dans ses vœux du Nouvel An… »Le divorce est donc consommé ». Mais pas au point que Tebboune puisse se permettre d’ignorer les injonctions des généraux, qui viennent de taper du poing sur la table pour l’obliger à rétropédaler sur l’ensemble de ses récentes décisions, celles-là mêmes qui ont suscité une grogne sociale frôlant les prémices d’un nouveau Hirak. Ainsi, le gouvernement Tebboune, en réponse aux grèves des transporteurs de marchandises et de voyageurs dont les protestations paralysent le pays depuis le 1er janvier, a laissé entendre que le nouveau code de la route, déjà adopté par les députés, serait finalement bloqué au niveau du Sénat. Autrement dit, l’ensemble des sanctions qui y avaient été introduites serait purement et simplement abandonné. Il n’est pas exclu qu’il en aille de même pour la très impopulaire hausse des prix du carburant, dans un pays qui reste sans doute le seul au monde à augmenter les tarifs à la pompe lorsque le cours du baril recule. La précédente augmentation remonte à 2020, en pleine chute des prix du pétrole sous l’effet de la pandémie de Covid. « Le président algérien a également fait machine arrière » sur l’ordre qu’il a donné aux banques en vue de ne plus accepter du cash des commerçants. « Il a injustement limogé au passage le gouverneur de la Banque d’Algérie ». Pourtant, il n’a fait que se soumettre aux instructions du président qui tentait, à travers cette politique du cash, d’extirper l’Algérie de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI).
Cette gouvernance à hue et à dia est une marque patente d’un régime qui navigue à vue, en totale errance et sans cap… « Les jours prochains sont ceux de tous les dangers pour Tebboune et son entourage ». Il a en effet tout à craindre de la grogne sociale actuelle, car elle peut accélérer la mise à l’écart d’un président impopulaire dont l’armée ne veut plus. source /
Pcc Juvénal de Lyon // LIBEREZ CHRISTOPHE GLEIZES
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Bonjour,
Très intéressant : merci Juvénal !!
Deux sales gueules. Dignes d’un film d’horreur, genre Le Retour du vampire Mahomet.
J’ai appelé mon balai d’écuries islamabroom histoire de nettoyer toute cette merde de terroristes qui vous parle du paradis des huriyya-tiques mais qui à chaque coin de rues vous égorge à qui mieux mieux .
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Du rififi aussi dans le ciel ; ça risque de voler très bas et de faire très mal.
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◙ SpaceX change l’orbite de 4400 satellites. Les mégaconstellations à 2 jours de la catastrophe | 06/01/2026
○ YOUTUBE (@NTD France) : https://tinyurl.com/mt6zmpzm
► DURÉE : 10mn14s
► DESCRIPTION :
→ C’est officiel, nous sommes à seulement 2,8 jours d’une réaction en chaîne catastrophique qui pourrait détruire l’ensemble des satellites en orbite.
Pour l’éviter SpaceX s’apprête à déplacer 4 400 satellites Starlink, mais cela suffira-t-il ?
:: CHRONO ::
00:21 SpaceX se prépare à la catastrophe
01:33 Le syndrome de Kessler : quand le ciel devient un terrain miné
02:35 Le crash clock : une bombe à retardement de 2,8 jours
04:35 Une menace invisible venue du soleil
06:26 SpaceX réagi : 4 400 satellites en mouvement
07:24 Un pas dans la bonne direction, mais suffira-t-il ?
08:57 Une course contre la montre
« Dans un pays qui reste sans doute le seul au monde à augmenter les tarifs à la pompe lorsque le cours du baril recule » ? Non, chez nous AUSSI ! Non mais ! Nous aussi, on a le droit…
Les tribulations de l’Algérie basées sur ses incompétences et rancœurs injustifiées ainsi du gaspillage de tout ce que la France y a laissé, ça ne me fait ni chaud ni froid, en clair qu’ils se démerdent ! que l’Algérie rappelle tous ses concitoyens qui nous pourrissent la vie dans l’irrespect total de notre pays et qu’ils rembarquent aussi leur Islam dont on en a rien à foutre.
Rien que leurs noms m’insupportent. On dirait les noms génériques de deux espèces de chacals.
« une marque patente d’un régime qui navigue à vue, en totale errance et sans cap »
C’est marrant, ça me rappelle un autre régime qui a changé 7 fois de premier ministre en 8 ans. Je vous laisse deviner où.
Erreur, lire Scylla ☹️
C’est tomber de Charybde en Sylla, non ?
Ma grand-mère Fernande, qui n’était pas une lettrée mais pleine de bon sens disait : Tomber de charogne en chier là.