« Elles osent dire NON » : Les femmes algériennes demandent de plus en plus le divorce et l’ égalité !
par Pica, le 19 novembre
En Algérie, l’évolution de la société change de plus en plus les rapports de force entre les genres. Ces dernières années, les femmes sont de plus en plus émancipées et conscientes de leurs droits.
D’une société où « l’homme décide de tout, et la femme subit tout », la société algérienne se dirige vers plus d’égalité hommes-femmes.
Ce constat n’est pas seulement le résultat d’une évolution des lois, « c’est surtout le résultat de l’évolution de mœurs ».
Ainsi, les rapports dans les couples commencent à sortir du « schéma dominant dominé », ce qui a un grand impact sur le nombre de divorces, qui a explosé en Algérie ces dernières années.
En effet, selon de récentes statistiques officielles publiées par le ministère de la Justice, plus de « 100 000 divorces » ont été prononcés en une année et demie, dont 44 000 pour les six premiers mois de l’année écoulée.
« Ces chiffres sont considérés comme effarants pour certains et un signe de libération de la femme pour d’autres« . D’autres chiffres révèlent que le phénomène du divorce a pris de grandes proportions en Algérie.
Ce sont les dernières conclusions de l’enquête de l’Office national des statistiques (ONS) qui soulignent qu’ils sont près de 200 000 enfants à être victimes de ces déchirements de la cellule familiale.
Sur ce nombre de divorces, la répudiation, un droit de l’époux, arrive en tête de liste avec 106 614 femmes répudiées en cinq ans. Cependant il faut dire que plusieurs femmes ont, elles aussi, réclamé le divorce, de sorte que « les cas où la femme est responsable de la rupture deviennent de plus en plus fréquents dans la société algérienne ».
Les femmes sont donc nombreuses à franchir le pas.
Cette situation rompt avec les schémas traditionnels. Elle s’explique surtout par le fait que « les femmes se sont libérées du poids du regard de la société qui les stigmatise souvent dans les cas des divorces« . Les Algériennes sont également de plus en plus autonomes sur le plan financier, ce qui leur permet de faire face aux aléas de la vie sans avoir recours à la famille.
Explosion du khoul’ en Algérie
Cependant, il faut souligner que les us et coutumes ont toujours la peau dure. Suite à la publication de ces statistiques, des internautes se sont lancés dans des publications misogynes.
D’autres « psychologues » se sont livrés à des analyses simplistes pour culpabiliser ces femmes.
Certains sont allés jusqu’à évoquer « l’influence des feuilletons turcs qui produisent un effet de » lavage de cerveau » sur de jeunes femmes encore immatures (sic) ».
Par ailleurs, il faut souligner que les Algériennes n’ont pas encore tout à fait le droit au divorce. Le code de la famille, très décrié par les féministes algériennes, donne à la femme juste le droit du Khoul’ (qui consiste à se séparer de sa femme moyennant une contrepartie financière).
Dans ce domaine, les chiffres ont nettement augmenté. « Plus de 44 000 cas de divorce à l’initiative des femmes ont été enregistrés durant le premier semestre de l’année 2021 ».
Ces chiffres sont révélateurs du « besoin des femmes de retrouver leur indépendance et cela au-delà de toutes les considérations sociétales ». source https://observalgerie.com/2022/11/19/societe/femmes-algeriennes-divorce/ Pcc Juvénal de Lyon
Mince , alors leurs ex-maris vont allaient niquer les poules, les canards , les chèvres et les ânes , je plains ces pauvres bêtes qui vont subir les assauts de niqueurs décérébrés!
Bonjour, Juvenal. Cela explique peut être pourquoi, seul des hommes arrivent en France, sans doute qu’ils pensent épouser une gauchiste soumise quand on voit l’admiration qu’ont ces malfaisantes pour les fruits exotiques! Tout espoir leur est permis !
Tandis qu’en France il a fallu attendre 1946 pour le droit de vote aux femmes et 1970 pour le chéquier et pouvoir ouvrir un compte. Et le divorce y était assez rare. Y aurait-il un parallèle entre les religions monothéistes ou bien le fondement de la famille est plus important pour la natalité que les droits individuels ? C’est là la question principale. Si ces femmes vivaient avec un homme déconstruit auraient-elles l’envie de divorcer ? Là est une autre question. Ce sujet est intéressant car il soulève énormément de questions et bouleverse l’équilibre établi.
Je crois que c’est plutôt 1944 et 1965. Ce sont les radicaux (théoriquement de gauche) qui jusqu’au bout ont freiné des quatre fers parce que les femmes auraient été davantage sous influence de l’Eglise catholique (monothéiste). Dans son projet de constitution, Pétain prévoyait le droit de vote pour les femmes.
Que faut-il entendre par homme déconstruit ?
Merci pour ce rappel. Vous avez tout à fait raison et celà n’est guere évoqué par les gens de gauche. C’est De Gaulle qui a donné en France le droit de vote aux femmes en 1945.
A noter que le front popu , avant de donner les pleins pouvoirs au maréchal Pétain avait quand meme 4 ans pour voter outre le droit de vote pour les femmes, le fait qu’elles n’obtiennent pas autorisation de leur mari pour pouvoir travailler ou ouvrir un compte bancaire. Effectivement, c’est vers 1965 que les choses ont changé pour les 2 dernieres caracteristiques…
La Commune de Paris non plus n’a pas cru bon de donner le droit de vote aux femmes (influence de la Franc Maçonnerie comme pour les radicaux ?).
Elles osent mettre les voiles et sortent de l’asservissement patriarcal coranique (!) sourate 4/34 : L’homme a autorité sur la femme en vertu des faveurs qu’alla accorde aux hommes sur celles-ci…. Elles doivent obéissance au mari qui peut les frapper et doit arrêter si elles reviennent à résipiscence..