Les Russes peuvent dire merci à Macron ! Ce paltoquet caractériel a été incapable de maintenir les liens politiques et culturels que nous avions tissés avec nos anciens partenaires d’Afrique depuis les années soixante. Où, contrairement aux vomissures d’un Tebboune ou d’un Bilongo, il y avait beaucoup de gens qui ne nous détestaient pas.
Dans l’ensemble, le comportement des Africains chez eux est assez différent de celui de leurs « frères » installés en France.
Là-bas, beaucoup sont entreprenants, industrieux, ouverts à toutes les innovations. Travailler avec un toubab n’est pas perçu comme de l’esclavage. Le pragmatisme prévaut, malgré un milieu naturel et un climat souvent difficiles et des mafias de fonctionnaires et de militaires véreux auxquels on doit reconnaître le mérite de maintenir l’ordre par la coercition, ce qu’on ne sait plus faire en France.
Leur philosophie « aide-toi et le ciel t’aidera » est contraire au fataliste « mektoub » des mahométans. Peut-être parce que leur pratique de la religion est hétérodoxe. La dévotion à la mémoire des cheikhs les plus fameux, la résurgence de pratiques animistes comme le culte des morts et des forces de la nature et l’invocation des esprits tutélaires voués à une tribu et à son territoire suscitent la fureur des islamistes et entraînent des massacres.
Les télés françaises où les « grands reporters » quittent rarement leurs bureaux, si ce n’est pour aller lutiner une consœur à l’étage en dessous, ne vous montreront jamais les Tchadiens en train de porter à manger aux morts, les Maliens destinant leurs prières à des marabouts locaux, les totems médiateurs avec le monde des esprits au Gabon, le syncrétisme païen des Ivoiriens chrétiens, ou les reines de Casamance orchestrant des cérémonies votives aux arbres sacrés.
Macronescu n’a pas compris qu’en Afrique, les relations interpersonnelles reposent sur une estime partagée. On ne les achète pas avec des subventions et des armes. Même si celles-ci ne sont pas refusées.
Difficile d’être apprécié et d’envisager des convergences diplomatiques et politiques quand vos interlocuteurs vous méprisent. À cause de votre mode de vie, de votre caractère velléitaire, de votre baratin insipide et de votre absence d’empathie commune à tous les psychopathes. Ainsi, par un lent effacement ou un coup d’État militaire selon les pays, Macron a été balayé comme une raclure de bidet. Et la France avec lui.
La place était à prendre et la nature a horreur du vide. Les Russes ont rappliqué. D’abord en ordre dispersé. Des entreprises commerciales, des firmes de prospection et d’extraction minières, des mercenaires. Nouant des relations de confiance avec des responsables pour qui la virilité est le critère distinctif des chefs en Afrique. Or Fripounette ne coche pas les bonnes cases.
Théorisées par le forum économique international de Saint-Pétersbourg en juin 2023, la participation à la création ou à la modernisation d’infrastructures, routes, ports et aéroports et l’implantation d’usines se sont accompagnées de conseillers économiques, financiers et militaires. Sans prétendre mettre à l’écart les autochtones et décider à leur place. Autre erreur de Macronescu, bouffi de sa suffisance.
Le retour sur investissement a encouragé les Russes à participer davantage au développement de ces pays. Ils font partie d’un paysage qu’ils contribuent à valoriser et à stabiliser. Et les chefs d’États africains leur ont accordé leur sympathie dans les aréopages internationaux sans qu’il soit besoin de pressions ou de chantages. Les Russes ont compris que le respect de leurs interlocuteurs serait plus apprécié que les manières cavalières du dictateur français. Ou l’autoritarisme condescendant des Chinois, leurs principaux concurrents.
Progressivement, de nouvelles formes de coopération et de diplomatie culturelles dites « soft » se sont mises en place.
Les propagandes russophobes du Francistan et de l’UE IVe Reich caricaturent les Russes entre moujiks et Cosaques. Présentant Vladimir comme un type très dur. Sans doute l’est-il avec ses ennemis personnels et ceux de la Russie, qui sont souvent les mêmes. Mais ceux qui l’ont pratiqué dans un contexte pacifié évoquent un homme courtois, réfléchi et cultivé. Qui aime les jolies femmes, les grands chiens et les gros ours, et se méfie comme de la peste des islamistes.
L’UE et l’OTAN qui n’ont rien à foutre en Afrique dénoncent la diplomatie culturelle russe comme autant de relais de propagande, de nids d’espions et d’outils de renforcement des régimes autoritaires. Refusant de voir que cette approche favorise le progrès, de l’alphabétisation de la brousse aux écoles d’ingénieurs où les meilleurs sujets sont sélectionnés pour s’instruire en Russie, avant de retourner travailler dans leur pays, ce que la France n’a jamais su ou voulu faire.
À un niveau universitaire, des coopérants s’attachent à promouvoir la langue, la littérature et le patrimoine culturel russe, de Pouchkine à Dostoïevski en passant par Tolstoï, Gogol, Gorki, Limonov, Pasternak, Tchekhov, liste non exhaustive. De leur côté, une brochette de mathématiciens et de savants figurent au programme. Parmi eux, Lomonossov, Mendeleïev, Pavlov, Sakharov, Lobatchevski.
Sans doute tous des agents du FSB ? De même que les compositeurs Rachmaninov, Tchaïkovski, Rimsky-Korsakov, Prokofiev et des tas d’autres. Ainsi que des cinéastes tels que les Bondartchouk, Eisenstein, Konchalovsky, Lebedev dont la liste ne s’arrête pas là. Quant à la brochette des grands maîtres d’échecs russes, un article ne suffirait pas à les évoquer.
On a comparé ces structures de diffusion de la culture aux « alliances françaises » d’antan. Or elles n’ont rien en commun !
Nos antennes étaient réputées pour leur angélisme, leur irénisme et leur inefficacité. Intéressées par les cocktails mondains, les copinages castristes et les carrières des petits profs qui y étaient détachés plus que par la diffusion de la culture française. Même s’il y eut des exceptions notables comme le groupe de Rio de Janeiro dans les années 1960-70.
Avec la mauvaise foi et le parti pris qui les caractérise, les médias français se réfèrent à la prose de « All eyes on Wagner » sans dire que c’est une officine de propagande liée à l’Ukraine, chargée de dénigrer la Russie par tous les moyens. Enquêtes orientées, procès en sorcellerie, excommunications, pression sociale, témoignages foireux, manichéisme, reprises in extenso de la propagande de Kiev.
Ils enfoncent des portes ouvertes en découvrant que la fonction de la diplomatie soft serait de valoriser la Russie en contrant la propagande matraquée par les médias du Nouvel Ordre Mondial et de l’OTAN, tout en constituant des relais d’influence politique. Par affinités et travail en commun. Dans l’esprit de l’hégémonie culturelle de Gramsci.
Des « maisons russes » coordonnent les actions culturelles, diplomatiques, économiques et politiques. Aimer son pays et le servir au mieux est présenté comme une tare par les crapules cosmopolites qui manipulent l’opinion en Europe.
Le « collectif d’investigations », rebaptisé ainsi pour éviter l’allusion trop directe à Wagner, reproche aux missions consulaires de recruter et de parrainer des opérations d’influence en Afrique. Comme si ces donneurs de leçons se gênaient pour phagocyter 90 % des médias en France et menacer les 10 % restants.
Dans une dialectique vicieuse semblable à celle qui consiste à assimiler les dissidents condamnés pour délits d’opinion à des délinquants de droit commun, les maîtres penseurs et cenSSeurs allèguent que Yevgeny Primakov, directeur de l’agence russe de soft powerRossotrudnichestvo aurait été sanctionné par l’UE pour son soutien à la campagne militaire russe en Ukraine. En fait de sanctions, les voyous de Bruxelles lui ont vidé ses comptes bancaires.
L’incohérence de ces voleurs atteint des sommets lorsqu’ils associent les diplomates aux sociétés militaires privées qui ont été intégrées en 2023-2024 dans les forces armées. Or même si leurs officiers ont un bon bagage, je doute que ceux déployés en Afrique consacrent beaucoup de leur temps à enseigner la culture russe classique aux djihadistes.
Pour finir, les charlots de cette ONG, qui ne doutent de rien, exigent des États africains qu’ils ferment les « maisons russes » et que les ambassadeurs des pays de l’UE leur réclament des comptes !
Christian Navis
https://climatorealist.blogspot.com/
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Avec Macron, les trois quarts de la planète nous détestent.