Quand Malraux annonçait que le seul ennemi capable de fédérer l’Europe était l’islam…

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J’ai, pour ma part, écouté la conférence de Eric ZEMMOUR à Perpignan, le 23 septembre 2019, avec la présentation de Louis ALLIOT, voici l’un des extraits que j’ai retenu :

En parlant de André MALRAUX, Eric ZEMMOUR dit la chose suivante, répondant à l’un des 2 autres invités de cette conférence :

« Il a une autre phrase extraordinaire, il dit dans les années 50  Il n’y aura jamais d’unité européenne. La seule façon d’unifier l’Europe est qu’il y ait un ennemi commun, et le seul ennemi c’est l’ISLAM. » 

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J’ai fait des recherches, et, dans un article du site agoravox datant du 23 novembre 2016, il est écrit ceci :

Lorsqu’à la fin de sa vie, on est venu le chercher, au printemps 1974, pour aider Jacques Chaban-Delmas dans sa campagne présidentielle qui s’enlisait, le fossé fut terrible entre le passé représenté par la verve anachronique de Malraux et le modernisme technocratique du jeune rival Valéry Giscard d’Estaing.

—Extrait—–

Malraux avait d’ailleurs proclamé pendant cette campagne : « Politiquement, l’unité de l’Europe est une utopie. Il faudrait un ennemi commun pour l’unité politique de l’Europe, mais le seul ennemi commun qui pourrait exister serait l’islam. » (cité par Olivier Todd en 2001).

—Fin extrait—

Note : Ces propos citées par Olivier TODD viennent de son livre  » André MALRAUX une vie  » paru le 26 novembre 2001 .

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Pour en savoir plus sur Malraux : 

 

« J’ai appris qu’une vie ne vaut rien, mais que rien ne vaut une vie. » (« Les Conquérants », 1928).

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Écrivain antifasciste, André Malraux fut un homme en plein dans le XXe siècle. Il est mort il y a quarante ans, le 23 novembre 1976, à l’âge de 75 ans (il est né au début du siècle, le 3 novembre 1901).

André Malraux fut l’écrivain génial, mais aussi le résistant courageux, le double résistant (la guerre civile espagnole et la Résistance face à l’occupant nazi), et enfin, le politique, à la fois le rebelle et le régalien. Il fut aussi, ou on lui attribue d’être un prophète, notamment à cause d’une phrase qu’il n’a jamais prononcée officiellement ni jamais écrite.

D’abord, un rapide tour biographique

Sa première vie assez aventureuse lui a donné les éléments de ses premiers romans, notamment « Les Conquérants » (1928, chez Grasset) sur les révolutionnaires chinois à Canton face à l’impérialisme britannique, « La Voie royale » (1930 chez Grasset), Prix Interallié, qui a retracé en la romançant son incroyable aventure au Cambodge (ruiné par un mauvais placement boursier de la fortune de sa femme Clara, Malraux a voulu voler et revendre des bas-reliefs d’un temple khmer mais s’est fait arrêter et resta en prison près d’une année en 1924), « La Condition humaine » (1933 chez Gallimard), Prix Goncourt, sur les révolutionnaires chinois à Shanghai, et « L’Espoir » (1937 chez Gallimard) sur la guerre civile espagnole.

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, la première rencontre avec De Gaulle en août 1945 fut tout de suite un choc. Malgré les différences très importantes entre les deux hommes, il y a eu le choc de l’admiration réciproque. Cela a conduit De Gaulle à le nommer dans tous ses gouvernements. Il fut d’abord nommé Ministre de l’Information du 21 novembre 1945 au 26 janvier 1946, puis Ministre délégué à la Présidence du Conseil du 3 juin 1958 au 8 janvier 1959 (chargé de la Radio, de la Télévision et de la Presse du 12 juin 1958 au 7 juillet 1958), puis, enfin, le premier Ministre de la Culture (exactement, des « Affaires culturelles ») du 22 juillet 1959 au 20 juin 1969 (avec rang de Ministre d’État à partir du 8 janvier 1959), dans les gouvernements de Michel Debré, Georges Pompidou et Maurice Couve de Murville. Ce fut Edmond Michelet qui prit l’impossible succession lors de la formation du gouvernement de Jacques Chaban-Delmas.

Pendant la période du RPF, De Gaulle l’a même enrôlé pour faire de la propagande (un discours célèbre a été prononcé le 2 juillet 1947 au Vélodrome d’hiver de Paris).

Durant ces années gaulliennes, André Malraux a pu bénéficier d’une grande confiance de De Gaulle et de son volontarisme politique, considérant que la culture étant un élément majeur de la grandeur nationale. Il a entre autres (re)créé les maisons de la culture en 1961 (Le Havre, Bourges, Caen, Amiens, Grenoble, etc.) et créé le Centre national d’art contemporain en 1967, favorisé la restauration de grands monuments (comme le château de Versailles), et initié une politique d’aide de l’État aux artistes qui fut largement reprise en particulier par Jack Lang après l’élection de François Mitterrand.

Multipliant ses déclarations ministérielles à chaque événement culturel voire politique, André Malraux avait une éloquence typique de la IIIe République, presque théâtrale. Ce fut lui qui annonça l’arrivée de De Gaulle à la tribune le 4 septembre 1958 à la place de la République à Paris pour présenter aux Français la nouvelle Constitution de la VeRépublique, prenant le jour anniversaire de la proclamation de la République par Léon Gambetta le 4 septembre 1870.

La plus connue de ses déclarations fut consacrée au transfert des cendres de Jean Moulin au Panthéon : « Après vingt ans, la Résistance est devenue un monde de limbes où la légende se mêle à l’organisation. Le sentiment profond, organique, millénaire, qui a pris depuis son accent légendaire, voici comment je l’ai rencontré. (…) Pauvre roi supplicié des ombres, regarde ton peuple d’ombres se lever dans la nuit de juin constellée de torture. Voici le fracas des chars allemands qui remontent vers la Normandie à travers de longues plaintes des bestiaux réveillés. Grâce à toi, les chars n’arriveront pas à temps. (…) Tu as envié, comme nous, les clochards épiques de Leclerc : regarde, combattant, tes clochards sortir à quatre pattes de leurs maquis de chênes, et arrêter avec leurs mains paysannes formées aux bazookas, l’une des premières divisions cuirassées de l’empire hitlérien, la division « Das Reich ». Comme Leclerc entra aux Invalides, avec son cortège d’exaltation dans le soleil d’Afrique, entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège. Avec ceux qui sont morts dans les caves sans avoir parlé, comme toi, et même, ce qui est peut-être plus atroce, en ayant parlé. Avec tous les rayés et tous les tondus des camps de concentration, avec le dernier corps trébuchant des affreuses files de Nuit et Brouillard, enfin tombé sous les crosses. Avec les huit mille Françaises qui ne sont pas revenues des bagnes, avec la dernière femme morte à Ravensbrück pour avoir donné asile à l’un des nôtres. Entre avec le peuple né de l’ombre et disparu avec elle, nos frères dans l’ordre de la Nuit… (…) Aujourd’hui, jeunesse, puisses-tu penser à cet homme comme tu aurais approché tes mains de sa pauvre face informe du dernier jour, de ses lèvres qui n’avaient pas parlé. Ce jour-là, elle était le visage de la France. ».

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Dans cet hommage historique, il avait apporté une très belle définition du gaullisme historique : « Attribuer peu d’importance aux opinions dites politiques lorsque la nation est en péril de mort, la nation, non pas un nationalisme alors écrasé sous les chars hitlériens, mais la donnée invincible et mystérieuse qui allait emplir le siècle, penser qu’elle dominerait bientôt les doctrines totalitaires dont retentissait l’Europe, voir dans l’unité de la Résistance le moyen capital du combat pour l’unité de la Nation, c’était peut-être affirmer ce qu’on a, depuis, appelé le gaullisme. C’était certainement proclamer la survie de la France. ».

Lorsqu’à la fin de sa vie, on est venu le chercher, au printemps 1974, pour aider Jacques Chaban-Delmas dans sa campagne présidentielle qui s’enlisait, le fossé fut terrible entre le passé représenté par la verve anachronique de Malraux et le modernisme technocratique du jeune rival Valéry Giscard d’Estaing. Malraux avait d’ailleurs proclamé pendant cette campagne : « Politiquement, l’unité de l’Europe est une utopie. Il faudrait un ennemi commun pour l’unité politique de l’Europe, mais le seul ennemi commun qui pourrait exister serait l’islam. » (cité par Olivier Todd en 2001).

[…]

Lire la suite ici : 

Lien : https://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/malraux-et-le-xxie-siecle-186703

 

 

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Voir aussi ce passage sur l’islam, datant de 1956

 

Voilà ce que disait Malraux …… EN 1956 !
( dans une note sur l’islam )

 » La nature d’une civilisation, c’est ce qui s’agrège autour d’une religion.

Notre civilisation est incapable de construire un temple ou un tombeau.

Elle sera contrainte de trouver sa valeur fondamentale, ou elle se décomposera.

C’est le grand phénomène de notre époque que la violence de la poussée islamique.

Sous-estimée par la plupart de nos contemporains, cette montée de l’islam est analogiquement comparable aux débuts du communisme du temps de Lénine. Les conséquences de ce phénomène sont encore imprévisibles. A l’origine de la révolution marxiste, on croyait pouvoir endiguer le courant par des solutions partielles. Ni le christianisme, ni les organisations patronales ou ouvrières n’ont trouvé la réponse.

De même aujourd’hui, le monde occidental ne semble guère préparé à affronter le problème de l’islam.

En théorie, la solution paraît d’ailleurs extrêmement difficile. Peut-être serait-elle possible en pratique si, pour nous borner à l’aspect français de la question, celle-ci était pensée et appliquée par un véritable homme d’État.

Les données actuelles du problème portent à croire que des formes variées de dictature musulmane vont s’établir successivement à travers le monde arabe.
Quand je dis « musulmane », je pense moins aux structures religieuses qu’aux structures temporelles découlant de la doctrine de Mahomet.
Dès maintenant, le sultan du Maroc est dépassé et Bourguiba ne conservera le pouvoir qu’en devenant une sorte de dictateur.
Peut-être des solutions partielles auraient-elles suffi à endiguer le courant de l’islam, si elles avaient été appliquées à temps.

Actuellement, il est trop tard ! Les « misérables » ont d’ailleurs peu à perdre.
Ils préféreront conserver leur misère à l’intérieur d’une communauté musulmane. Leur sort sans doute restera inchangé.

Nous avons d’eux une conception trop occidentale.
Aux bienfaits que nous prétendons pouvoir leur apporter, ils préféreront l’avenir de leur race.

L’Afrique noire ne restera pas longtemps insensible à ce processus.

Tout ce que nous pouvons faire, c’est prendre conscience de la gravité du phénomène et tenter d’en retarder l’évolution. « 

Source : André Malraux, le 3 juin 1956. Elisabeth de Miribel, transcription par sténographie. – Source : Institut Charles de Gaulle.

 http://www.gaullisme.fr/2016/07/17/malraux-et-lislam-1956/ 

http://resistancerepublicaine.com/2019/04/18/malraux-en-1956-aux-bienfaits-que-nous-pretendons-leur-apporter-ils-prefereront-lavenir-de-leur-race/

 

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6 Commentaires

  1. Malheureusement, même cette secte ne parvient pas à unifier les Européens, vu le nombre de gaucho-collabos qui protègent cette idéologie mortifère. Quelle absurdité. Ils sont ennemis de leurs frères.

  2. selon la formule consacré « l’ennemi de mon ennemi est mon ami  » cela me ramène a la dispute sur qui est notre sauveur ;henry 4 ou richelieu
    dans l’esprit pascalien je dirais nier la différence autorise la différence
    nier l’extraction a un nouveau né nous rend libre ou égaux qu’est ce que l’égalité qui a inventé ce terme ?
    ce qui me rend Mr le pen détestable: l’homosexualité équivaut a la fin de notre espèce, nous sommes prés de sept milliard ,en son extrémisme il se rapproche de ceux qu’il a combattu toute ça vie ils la pratiquent sans vergogne tout en la condamnent

  3. L’idée est bonne mais la réalité c’est que les Européens ne sont pas unis contre l’islam – les collabos sont présents dans tous les pays européens. C’est là où le génie « visionnaire » de Malraux échoue.

    Comme les gens sont longs à comprendre, partout, malgré l’évidence, les chances de l’islam s’accroissent….

    • @Olivia, les collabos sont partout démultipliés,c’est vrai. Cela retarde le moment d’une prise de conscience à la mesure de celle de Malraux, mais ça ne veut pas dire qu’elle échouera.Il faut se battre avec des armes de plus en plus subtiles et toujours au-delà de l’adversaire :
      « Point n’est besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer. »
      Guillaume Ier d’Orange-Nassau

  4. Bonjour,

    Je n’ ai jamais pu lire « la condition humaine » parce que je trouvais que cela sonnait faux dès les premières pages …

    Mais l’intuition de Malraux sur l’islam est vraiment extraordinaire !

  5.  » tenter d’en retarder l’évolution  »
    eh bien , au contraire, les benêts ont tout fait pour l’accélérer, ils n’ont pas du tout entendu le message de Malraux

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